Le team F1 de Renault traverse décidément une sérieuse zone de turbulence. Quelques jours après des sanctions pour le Grand prix truqué de Singapour l’an dernier, deux des principaux sponsors de Renault-F1 claquent la porte…
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La compagnie d’assurance espagnole Mutua Madrilena et le groupe financier néerlandais ING mettent fin à leur sponsoring de l’écurie. Avec effet immédiat.
Une décision directement liée aux sanctions infligées à Renault par la FIA : "le comportement de personnes importantes à l'intérieur de l'équipe a été d'une gravité exceptionnelle et a compromis non seulement l'intégrité de la discipline mais aussi mis en danger les spectateurs, les pilotes et le personnel du circuit'', explique l’assureur espagnol
dans un communiqué. Même son de cloche chez ING, où l’on se dit "profondément déçu de la tournure des événements".
Véritable motif de rupture, ou prétexte pour retirer ses budgets en pleine période de crise économique ? En février dernier, ING, sponsor N.1 de l’écurie Renault, avait déjà décidé de ne pas renouveler son contrat de trois ans avec l’écurie – un manque à gagner de près de 70 millions d’euros annuels – en raison de la crise internationale.
_ Quant à la Madrilena, son seul engagement en F1 reste son contrat avec le double champion du monde Fernando Alonso, pilote chez Renault.
Grand prix truqué
Renault a écopé lundi de deux ans de suspension avec sursis dans le championnat du monde de Formule 1. Son ancien directeur général, Flavio Briatore, est lui exclu à vie de la F1, et l’ex-directeur exécutif de l’ingéniérie Pat Symonds est exclu pour cinq ans.
Les deux hommes ont été reconnus coupables par la Fédération internationale automobile d’avoir ordonné à Nelson Piquet Jr d’accidenter volontairement sa monoplace, afin de favoriser la victoire de son coéquipier Fernando Alonso, dans le Grand prix de Singapour en septembre 2008.
Gilles Halais, avec agences