Pour la première fois de son histoire, l'Espagne a été sacrée championne du monde, grâce à une victoire sur les Pays-Bas 1-0 après prolongation - un but du Barcelonais Andres Iniesta à la 116e minute de jeu. _ Championne d'Europe en titre, la Furia Roja réalise le doublé.
Au coup de sifflet final... © © REUTERS/Dylan Martinez Radio France
Historique. N'ayons pas peur des mots... puisque c'est la première fois de son histoire que l'Espagne est sacrée championne du monde. Ce sacre, elle le doit au but d'Andres Iniesta, pendant les prolongations - à la 116e minute de jeu, très précisément. Autant dire tout au bout du match... _ Championne d'Europe en titre, l'Espagne pourra donc accrocher cette étoile si convoitée à son maillot. Voilà qui récompense en tout cas la constante domination de l'équipe, face à des Pays-Bas qui ont multiplié les fautes : il y aura eu au total 14 cartons jaunes et l'exclusion d'un joueur. _ Le sort est d'ailleurs cruel pour les Oranje, qui ont perdu leur troisième finale de Coupe du monde après celles de 1974 et 1978. INIESTA MAGIQUE Alors que les Néerlandais jouaient à dix après l'expulsion de John Heitinga (110e), Iniesta, servi par Cesc Fabregas, a réussi à se démarquer au deuxième poteau avant de placer une frappe croisée qui a fini sa course dans le filet opposé. La partie ne s'est vraiment emballée qu'en deuxième période. Les Oranje avaient surnagé en première période en hachant un jeu évidemment dominé par les Espagnols, toutefois moins fringants que prévu. _ Puis, dans le sillage de Robben, les Néerlandais se sont mis à mordre dans le match au retour des vestiaires. Un peu émoussée à ce moment-là, la Roja dut réagir avec les accélérations d'un Iniesta enfin réveillé. Les meilleures occasions néerlandaises vinrent de Robben, qui perdit deux face à face contre Casillas. Parti dans le dos de la défense, son tir fut détourné du bout du pied droit par "San Iker" (62e). Puis Robben vit son cavalier seul encore annihilé par le gardien espagnol (83e). Le joueur du Bayern s'était déjà heurté au gardien du Real deux fois auparavant, mais sans que les occasions soient aussi limpides (45+1, 52e). Villa, lui, se heurta à très bon Stekelenburg (70e) et céda ensuite sa place à Torres à la seconde moitié de la prolongation. Un match en demi-teinte pour lui, mais qu'importe. Robben, offensivement, fut le seul vraiment en vue côté Oranje. Van Persie, plutôt lourd, n'a réussi son premier geste qu'à la 49e... un centre. Et Sneijder était trop occupé à se débattre au milieu de terrain ou trop occupé à penser à ses statistiques personnelles. Mais Robben regrettera toute sa vie ses deux duels perdus contre Casillas.
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