Le bus de l'équipe du Togo a été mitraillé alors qu'il franchissait la frontière entre le Congo et l'Angola, où débute dimanche la Coupe d'Afrique des Nations. Le chauffeur a été tué et il y a 6 blessés dans la délégation togolaise.
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"On a deux joueurs blessés", a expliqué Thomas Dossevi interrogé par téléphone. "On venait de passer la frontière (entre le Congo et l'enclave de Cabinda, où le Togo doit jouer ses matches du groupe B), on avait rempli les formalités. On était encadré par la police. Tout était clean. Il y a eu un mitraillage puissant. Tout le monde s'est jeté sous les sièges. La police a riposté", a indiqué le joueur qui évolue en L2 en France, à Nantes. "La police a riposté. On se serait cru à la guerre. On est choqué. Quand on sort du bus, on se dit pourquoi nous. On n'a pas beaucoup envie de jouer la CAN. On pense aux copains, aux joueurs blessés", a-t-il ajouté. Dossevi a cité comme joueurs blessés le gardien Kodjovi Obilalé (GSI Pontivy/FRA) et le défenseur Serge Akakpo (Vaslui FC/ROM) "qui a pris une balle dans le dos". "L'intendant chargé de la communication a aussi pris une balle", a-t-il ajouté, et "a perdu beaucoup de sang". "On n'a pas de nouvelles" d'Obilalé, "il saignait beaucoup, a-t-il ajouté. Prendre des balles pour un match de foot, c'est dégueulasse" . Le chauffeur du bus est décédé lors du mitraillage. Deux joueurs, deux médecins de l'équipe, un chauffeur et un journaliste accompagnant l'équipe ont été blessés et transportés vers des hôpitaux de Cabinda. La Confédération africaine de football (CAF) a cependant confirmé ce soir que la compétition aurait bien lieu. Le Togo devait débuter la CAN contre le Ghana, lundi à Cabinda. Cette enclave, province angolaise pétrolifère entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Congo-Brazzaville, est déchirée par un conflit séparatiste depuis l'indépendance de l'Angola en 1975. Le bras armé des Forces de libération de l'Etat de Cabinda (FLEC) a revendiqué l'attaque contre "les forces armées angolaises, qui escortaient la sélection nationale du Togo" de football. Un acte qualifié d'"acte terroriste" par un ministre angolais. Le mois dernier, l'un des membres du gouvernement angolais avait assuré que "toutes les conditions de paix et de sécurité" étaient "réunies à Cabinda".
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