Un communiqué de quatre lignes de la Fédération Française de Football pour mettre fin à une polémique qui aura duré une bonne journée. Le chef de l'état assistera bien ce soir à la finale de la Coupe de France. Il a souhaité, dit ce communiqué, "être présent à la grande fête sportive et populaire qui s'annonce à l'occasion de la rencontre entre Rennes et Guingamp".
Nicolas Sarkozy lors de la finale de la Coupe de France 2008 © © Reuters Régis Duvignau Radio France
"Faute politique et occasion manquée": une journée de polémique L'absence annoncée du Président de la République, rupture inexpliquée d'une vieille tradition, était très mal perçue par les Bretons. Depuis 1927 et le président Gaston Doumergue, la tradition veut que le trophée soit remis au capitaine de l'équipe gagnante par le chef de l'Etat français. En 1956, le président René Coty remet ainsi la coupe à Sedan, vainqueur contre Troyes. Cette année, Nicolas Sarkozy laisse le soin de féliciter les vainqueurs au secrétaire d'Etat au sport Bernard Laporte et à la ministre des Sports Roselyne Bachelot. De quoi faire grincer des dents le quotidien le Télégramme qui y voit une "véritable faute politique". "Rien dans l'agenda officiel du chef de l'Etat ne peut expliquer cette soudaine défection", souligne Le Télégramme. Le président est parti hier pour le Cap Nègre (Var), où la famille de son épouse Carla Bruni-Sarkozy possède une propriété. "On se demande, bien évidemment, s'il faut y voir une prolongation des relations compliquées que Nicolas Sarkozy entretient avec la Bretagne, l'une des rares régions à ne pas lui avoir donné la majorité présidentielle", s'interroge le journal dans un éditorial. L'éditorialiste rappelle la polémique suscitée par la phrase "je me fous des Bretons" que Nicolas Sarkozy aurait prononcée en Bretagne durant la campagne présidentielle selon l'écrivain Yasmina Reza dans son ouvrage "L'aube, le soir ou la nuit". Selon le journal, l'absence de Nicolas Sarkozy serait mal perçue par certains de ses partisans. "Ils savent que derrière cette défection, il n'y aurait pas seulement un geste d'humeur à l'égard de la Bretagne. Il s'agirait d'une véritable faute politique dans une région où l'UMP n'a vraiment pas besoin de cela". "Il aurait suffi d'un geste, peut-être d'un drapeau breton agité trois secondes comme Chirac exhibant son maillot bleu en 98". Pour le quotidien Ouest-France, "l'absence du président de la République à la remise du trophée est rarissime, c'est une véritable rupture dans la tradition de cette vénérable épreuve". L'an dernier, Nicolas Sarkozy avait assisté à la finale de la Coupe de France, et remis la coupe aux joueurs de Lyon, vainqueurs du PSG (1-0). Marine Pennetier, avec agences
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