En troisième position au tableau des médailles, les athlètes français affichent une forme olympique et dominent les épreuves masculines telles que le 100m mètres ou le 50 kilomètres marche. Avant même la fin de la compétition, avec douze médailles dont six en or, les Français ont déjà fait mieux qu'il y a quatre ans, à Göteborg. Et ils font oublier les désastreux Jeux de Pékin.
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Il y a plusieurs explications à ce renouveau. Une nouvelle génération Les championnats d'Europe de Barcelone sont tout d'abord ceux qui couronnent le nouveau roi du sprint français: Christophe Lemaître, qui avait déjà couru le 100 mètres en moins de 10 secondes au début du mois, a triomphé sur le 100 et le 200 mètres. Un doublé historique. Dans la foulée du jeune (20 ans) sprinter, une nouvelle génération de champions émerge: Myriam Soumaré, "hallucinante" sur 200 m, Martial Mbandjock (24 ans) se hisse sur la troisième marche du podium au 100 mètres, Teddy Tamgho (21 ans) décroche la médaille de bronze au triple saut et Renaud Lavillenie qui a confirmé son nouveau statut de "roi d'Europe". Avant Barcelone, le Poitevin avait réalisé cinq des six meilleures performances de la saison avec notamment un saut à 5.94 mètres. En Europe, aucun autre athlète n'a dépassé les 5.80 mètres. Romain Mesnil, autre perchiste français résume: "Cette année, il y a Renaud, et les autres..." Si on ajoute à ces succès, la confirmation de la grande forme du marcheur français Yohann Diniz (médaille d'or sur 50 kilomètres marche) et le succès de Romain Barras, premier au décathlon, la France peut espérer devenir une des grandes nations de l'athlétisme d'ici les Jeux Olympiques de Londres, dans deux ans. Après Pékin, revenir au plus haut niveau Ce regain de succès, c'est aussi un sursaut d'orgueil lié au traumatisme de Pékin 2008. Au cours de Jeux Olympiques dominés par Usain Bolt, les Français avaient fait pâle figure. Seul Mahiedine Mekhissi-Benabbad avait décroché une médaille d'argent sur 3000 mètres steeple. Une nouvelle direction De l'avis des athlètes, l'arrivée d'un nouveau directeur technique national, Ghani Yalouz, y est pour beaucoup. Ce nouveau dirigeant, ancien médaillé olympique de lutte, a su insuffler la culture de la gagne à des jeunes athlètes encore tendres. Résultats à l'appui. Une réserve: l'absence des athlètes mondiaux Si les athlètes français décollent, il faut pourtant garder les pieds sur terre. Le contexte de ces championnats est propice à des succès tricolores en raison de l'absence de grandes nations de l'athlétisme: Les Jamaïcains Usain Bolt et Asafa Powell, L'Américain Tyson Gay ou encore les délégations ethiopiénnes et kenyanes restent les maîtres incontestés des épreuves reines de l'athlétisme. Le meeting Areva du 16 juillet dernier avait bien souligné l'écart de niveau qui subsiste entre "l'Eclair" Bolt et le jeune Christophe Lemaïtre. Les championnats d'Europe, un miroir déformant? Sûrement, mais cela n'enlève rien aux performances des tricolores sur la piste de Barcelone. Paul Chaufour avec agences
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