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Trop peu d'arbres en ville

le Mercredi 16 Octobre 2013 à 13:15
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De nombreuses personnes trouvent qu'il n'y a pas assez d'arbres dans les villes. Est-ce une réalité ou juste une impression ? Pour répondre à cette question Alain Baraton, jardinier responsable du Domaine national de Trianon et du grand parc du château de Versailles. Il publie La Haine des arbres n'est pas une fatalité, aux éditions Actes Sud.

Alain Baraton © Grasset

Les premiers arbres plantés en ville le furent du temps de Marie de Médicis et c'était un moyen de donner un peu de fraîcheur en été, explique Alain Baraton. Les grands jardins dans les villes ont été créés par Jean-Charles Alphand.

L'arbre est devenu gêneur depuis quelques années, constate Alain Baraton. "Chaque fois qu'il y a un projet immobilier qui sacrifie-t-on en premier ? Ce sont les arbres. Les arbres dérangent parce qu'ils sont libres et notre société n'aime pas la nature en ville."

Privé ou public, l'absence d'arbres est due à l'un comme à l'autre. "Il y a des trottoirs gigantesques où l'on pourrait planter des arbres et pourtant on ne le fait pas. Quand il y a un projet de construction on coupe des arbres sans même se demander si on ne pouvait pas faire autrement. Un arbre est notre avenir."

La campagne pour les arbres ?

L'arbre a-t-il sa place en ville ? Une question que l'on est en droit de se poser, notamment dans le cadre de reconstruction où il n'y en avait pas.

"Lorsqu'ils sont en ville on se doit de les protéger, mais il vaut mieux se passer d'arbres plutôt que de planter n'importe quoi et les laisser sans avenir. Il faut redensifier les plantations en périphérie des villes, créer une quantité d'espaces verts au cœur de la cité, et se poser des questions sur les arbres au milieu des trottoirs. Un arbre en ville a une espérance de vie de 50 ans."

Retrouvez Alain Baraton sur France Inter

Association pour les Arbres remarquables

Une avenue arborée de Paris. L'avenue du Président Kennedy © Radio France Jean-Christophe Bourdillat

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Vos réactions sur cette info
Avatar de FiquepronJ
L’expertise d'Alain Baraton est précieuse sur les parcs et jardins, en revanche dans le domaine forestier, il aurait dû s'abstenir de déclarer que "la surface forestière était figée depuis 1920-1930". Exemple : depuis 1950, la forêt française a gagné 3 600 km² : soit la surface du département du Vaucluse, ou plus de 400 fois le parc du château de Versailles, cher à l'auteur... Voir l'illustration sur : http://www.foretpriveefrancaise.com/plus-d-1-4-du-territoire-109144.html et : http://www.foretpriveefrancaise.com/idees-recues-325575.html
Avatar de FiquepronJ
FiquepronJ @ FiquepronJ,
La forêt gagne donc bien du terrain. Concernant le pin d'Alep, c'est une essence caractéristique des paysages du midi méditerranéen, ce n'est donc pas surprenant d'en voir dans le sud. Elle certes très sensible à l'incendie, mais aussi très résistante à la sécheresse. Cette essence permet de d'assurer l'état boisé et de protéger les sols. http://www.foretpriveefrancaise.com/flore-forestiere-francaise-tome-3-re...
Avatar de anonyme
auxenfans (anonyme) @ FiquepronJ,
Toujours la même méprise, qui fait prendre pour de la "forêt", la progression du couvert végétal des friches agricoles, lié à la fermeture du paysage du fait de l'abandon de surfaces croissantes à cause de la mort de l'agriculture paysanne. Il n'y a pas de quoi se réjouir de la progression de ce couvert, y compris pour la biodiversité, puisque ce sont toujours les quelques mêmes espèces, comme par exemple dans le sud, le Pin d'Alep, véritable bombe de gaz favorisant les départs d'incendies ravageurs pour la forêt méditerranéenne, et c'est le même pin d'Alep qui reprend le premier, ... jusqu'au prochain incendie. Cette réjouissance sur la soi disante "progression" de la forêt, sert d'alibi pour toutes les politiques d'abandon de toute responsabilité des pouvoirs publics et privés concernant un vrai travail de protection, de prévention, de développement de forêts de qualités et de biodiversité. Tout le monde s'en fout, puisqu'on dit que... "la forêt progresse" sans qu'on ait rien à faire ni à investir sérieusement... !! Quelle intox, et quel cynisme !!
Avatar de FiquepronJ
L’expertise d'Alain Baraton est précieuse sur les parcs et jardins, en revanche dans le domaine forestier, il aurait dû s'abstenir de déclarer que "la surface forestière était figée depuis 1920-1930". Exemple : depuis 1950, la forêt française a gagné 3 600 km² : soit la surface du département du Vancluse, ou plus de 400 fois le parc du château de Versailles, cher à l'auteur... Voir l'illustration sur : http://www.foretpriveefrancaise.com/plus-d-1-4-du-territoire-109144.html et : http://www.foretpriveefrancaise.com/idees-recues-325575.html
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