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Une enseignante se suicide : ses conditions de travail en question

le Mardi 23 Octobre 2012 à 11:43 mis à jour à 13:14
  • 31 commentaires
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Dans le coma après une tentative de suicide le 15 octobre, cette enseignante du lycée André Malraux de Béthune (Pas-de-Calais) est décédée dimanche à l'hôpital. Dans un brouillon de mail retrouvé sur son ordinateur, elle évoquait sa souffrance et des conditions de travail difficiles.

L’enseignante craignait de voir son poste supprimé l’année prochaine. (Photo d’illustration) © Maxppp - Gaetan BALLY

Après une semaine entre la vie et la mort, l'enseignante en secrétariat et bureautique du lycée professionnel André Malraux de Béthunes qui avait tenté de se suicider est décédée.

Dans un brouillon de courriel qu'elle destinait au syndicat enseignant Action et Démocratie, cette mère de 48 ans explique que cette année, "ça n'allait pas" : des classes "surchargées" à 36 élèves, un emploi du temps "lourd", le sentiment d'être opprimée par la hiérarchie de l'établissement. Et puis, aussi, la crainte de voir son poste supprimé à la prochaine rentrée, l'obligeant à redevenir titulaire sur zone de remplacement (TZR), sur deux départements. Remplaçante, en somme, ce qu'elle avait vécu pendant dix ans.

" A la rentrée prochaine, si cette politique de non remplacement d'un fonctionnaire sur deux était poursuivie, elle allait de nouveau se retrouver en mesure de carte scolaire et perdre son poste "

"Elle avait déjà vécu cette situation pendant près de dix ans, précédemment, se retrouvant à faire de longs déplacements. Elle avait la phobie des embouteillages", souligne Sylvie Vinsard, secrétaire académique et nationale du syndicat enseignant Action et Démocratie.    

Suppression de poste

"Si la classe n'est pas remplie à 38 à la rentrée, le rectorat n'ouvre pas la section complète. Cette année, le poste de cette enseignante n'a pas été supprimé parce que les mesures de carte scolaire étaient déjà faites depuis mars. Mais à la rentrée prochaine, si cette politique de non remplacement d'un fonctionnaire sur deux était poursuivie, elle allait de nouveau se retrouver en mesure de carte scolaire et perdre son poste."

Pourtant, selon la directrice de cabinet au rectorat, Dominique Lévêque, "il n'y avait pas de raison objective que son poste soit remis en question, au regard de son ancienneté. Je ne dis pas pour autant qu'elle ne le croyait pas ou qu'elle n'en avait pas l'angoisse", affirme de son côté Dominique Lévêque, la directrice de cabinet au rectorat.

Une "bonne enseignante"

"C'était une bonne enseignante, poursuit-elle, en citant un rapport d'inspection de 2010. L'inspecteur n'avait pas relevé de difficulté et l'enseignante n'en avait pas exprimé. Ce qui ne veut pas dire qu'elle n'en rencontrait pas".

Personne ne recevra son mail à temps. C'est sa sœur qui le découvre dans son ordinateur. Elle y lira ses dernières volontés : que "personne" de l'Education nationale ne vienne à ses obsèques.

Walter Ceccaroni, le secrétaire général d'Action et Démocratie dénonce mardi dans un communiqué les "années de laxisme" et le "manque de courage politique" alors que l'Education nationale "souffre d'un mal profond". Il appelle notamment à une refondation de l'école qui prenne en compte le traitement des enseignants et leur place de l'école.

Le rectorat a ouvert une enquête

Le rectorat de Lille estime qu'il s'agit d'un "drame personnel", dont les causes sont "multiples et complexes". Il a indiqué avoir mis en place une cellule psychologique au lycée dès hier et ouvert une enquête interne "pour essayer de comprendre ce qui s'est passé à l'intérieur du système éducatif".

Le syndicat d'enseignant, lui, a l'intention de déposer un préavis de grève pour le 12 novembre, à sa mémoire.

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Vos réactions sur cette info
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Enseignant (anonyme),
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Les clichés ont décidément la vie dure...Je ne sais s'il faut "féliciter Cyril" pour sa remarque sur le libre choix de notre métier: nous y sommes et pour moi qui suis en fin de carrière après un parcours réussi du point de vue de la progression, je fais encore grève - parfois -...Essayez donc de deviner pourquoi puisque mes intérêts personnels ne sont pas là.... Cher Cyril: vous affichez 70, 80 heures par semaine. Très bien. Pourquoi pas 90 ou 100? ... Si je compte mes trajets, en tant que professeur je suis largement au-dessus de 60 heures par semaine. Et j'ai passé l'âge de me laisser impressionner par un chiffre. (et j'ai travaillé jusqu'au 11 juillet, repris la dernière semaine d'août comme tous mes collègues de lycée:l renseignez-vous...) Et passez donc les difficiles concours pour être professeur, vous découvrirez la réalité de ce métier ( Arrêté de 1950: un enseignant certifié doit 45 heures par semaine travaillée - 18 x 2.5 = 45 - Et vous verrez que pour tenir une classe de 36 élèves -enfants pas toujours bien éduqués, y compris dans les milieux favorisés -, il faut effectivement s'investir beaucoup, de plus en plus). Certes, les professeurs ne réussissent pas tout et tous n'ont pas la même exigence, certes un professeur médiocre fait beaucoup de dégâts et d'aigris qui peuvent ensuite se défouler sur les forums. Mais si vous êtes de bonne foi, ayez la rigueur et l'intelligence de vous renseigner avant de projeter vos représentations personnelles totalement erronées
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Enseignant (anonyme),
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Les clichés ont décidément la vie dure...Je ne sais s'il faut "féliciter Cyril" pour sa remarque sur le libre choix de notre métier: nous y sommes et pour moi qui suis en fin de carrière après un parcours réussi du point de vue de la progression, je fais encore grève - parfois -...Essayez donc de deviner pourquoi puisque mes intérêts personnels ne sont pas là.... Cher Cyril: vous affichez 70, 80 heures par semaine. Très bien. Pourquoi pas 90 ou 100? ... Si je compte mes trajets, en tant que professeur je suis largement au-dessus de 60 heures par semaine. Et j'ai passé l'âge de me laisser impressionner par un chiffre. (et j'ai travaillé jusqu'au 11 juillet, repris la dernière semaine d'août comme tous mes collègues de lycée:l renseignez-vous...) Et passez donc les difficiles concours pour être professeur, vous découvrirez la réalité de ce métier ( Arrêté de 1950: un enseignant certifié doit 45 heures par semaine travaillée - 18 x 2.5 = 45 - Et vous verrez que pour tenir une classe de 36 élèves -enfants pas toujours bien éduqués, y compris dans les milieux favorisés -, il faut effectivement s'investir beaucoup, de plus en plus). Certes, les professeurs ne réussissent pas tout et tous n'ont pas la même exigence, certes un professeur médiocre fait beaucoup de dégâts et d'aigris qui peuvent ensuite se défouler sur les forums. Mais si vous êtes de bonne foi, ayez la rigueur et l'intelligence de vous renseigner avant de projeter vos représentations personnelles totalement erronées
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lily74 (anonyme),
Vote(s) 23
Bravo Cyril, vous avez tout à fait raison en écrivant; " je pense que vouloir devenir "enseignant" ... n'est pas une obligation. personne ne les forces à le devenir ". Ma femme et moi sommes tous deux enseignants. Nous avons deux enfants de 19 et 21 ans, en faculté à qui nous répétons sans cesse: " Tout sauf ... enseignants !..." Bien que séduits par le métier et ce qu'ils en connaissent au travers de notre vie familiale, nous faisons tout pour les dissuader de s'engager dans cette voie. Cela peut paraitre étrange, mais il est de notre devoir de parents de les mettre en garde. Le métier d'enseignant n'est pas ( plus) un métier d'avenir en France. S'ils persitent dans leur choix, nous les inviterons à exercer ailleurs .
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mélanie62 (anonyme),
Vote(s) 22
un peu de respect SVP. L'institution se moque pas mal des professeurs en souffrance... Le rectorat de Lille ferait bien de faire profil bas. Suppressions de postes massives, gestion déshumanisée des professeurs. Le système est méprisant envers le personnel et c'est la calculette qui décide du sort de nos jeunes. Notre collègue n'en pouvait plus, on peut comprendre la souffrance et la respecter quand même ! On ne peut parler que de ce qu'on connaît alors ceux qui n'ont jamais fait l'expérience de s'adresser ne serait-ce qu'une petite heure à 35 adolescents démotivés et irrespectueux (problème d'éducation familiale ou de valeurs ?) et même agressifs ..... ne peuvent pas comprendre. Certains sont jaloux : qu'ils tentent leur chance ! Ils ne tiendront sans doute pas aussi longtemps que notre pauvre collègue. Paix à son âme et condoléances à ses proches.
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jacques Blum (anonyme),
Vote(s) 25
Le suicide est dans tous les cas un syndrome depressif ultime. Aucune personne dans un etat normal ne se suicide. En aucun cas, on ne peut invoquer des conditions de travail difficiles pour justifier un suicide. Car dans tous les cas, une personne lucide peut toujours demissionner plutot que de mettre sa sante en danger. Surtout dans la societe francaise ou tout est fait pour palier au chomage et assister ceux qui en ont de besoin.
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D. (anonyme) @ jacques Blum (anonyme),
Vote(s) 23
Pour des tas de raisons, nous ne vivons pas dans une société à l'écoute des autres. Tout n'est pas fait pour assister ceux qui sont dans le besoin. Mais c'est effectivement plus facile de faire comme si...
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Les 68ard sont paradoxalement une des causes du déclin de notre éducation en France. L'enfant roi a pris le dessus sur l'autorité du professeur. Le problème n'est pas que le nombre d'enfant par classe, mes grands parents étaient 40-50 par classe de tout niveau, ils me disaient "on entendait une mouche voler". Le professeur a perdu toute considération vis à des élèves mais aussi des parents. Nous sommes passé d'une éducation trop rigoureuse à une éducation qui n'en est plus une.
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Caroline du 93. (anonyme),
Vote(s) 25
Le rectorat de Lille estime qu'il s'agit d'un "drame personnel", dont les causes sont "multiples et complexes". Le rectorat se moque de nous. Tant que la dépression ne sera pas considérée comme "maladie du travail", il n'y aura aucune traçabilité de la souffrance de certains enseignants.. Les personnels du rectorat ont un mépris pour les enseignants. J'ai moi même été sollicitée en tant que contractuelle pour occuper un poste de 18 h en collège avec 4 niveaux différents ma première année,, poste qui a été déserté par 3 personnes avant moi. Lorsque j'ai fait part au rectorat de mes problèmes, l'inspecteur a tout simplement répondu: "si vous n'êtes pas satisfaite, il faut démissionner et on ne vous reprendra plus". Bravo à cet inspecteur qui doit avoir beaucoup de personnes qui se bousculent pour devenir prof. L'enseignement a détruit des collègues qui en ont gardé des séquelles. Pour ma part, je ne désire pas passer le CAPES, je peux ainsi choisir mes établissements. Et après des débuts très douloureux, je suis passionnée par mon métier au sein d'un lycée calme.
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Taylor-is-rich (anonyme),
Vote(s) 23
Bonjour, j'ai été enseignant, j'ai aimé la discipline que j'ai enseignée, j'ai travaillé '18 heures par semaine' en collège, 20 heures en lycée. Sachez qu'il s'agit du temps d'enseignement et pas du temps de travail. J'ai souvent entendu des railleries, boutades et autres reproches sur cette caste de 'privilégiés'. Pourtant, j'ai arrêté d'enseigner. S'endormir sur une table ou au volant le vendredi après la dernière heure de cours, j'ai déjà vécu ça, heureusement sans dommages. De grâce, ne dénigrez pas une profession qui instruit... et éduque vos enfants, nos enfants. La fatigue physique et psychologique existe aussi dans ce type de métier.
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isakiwi (anonyme),
Vote(s) 21
Et bien Cyril anonyme vous auriez du tourner votre langue une 156ème fois dans votre bouche avant de parler d'un métier que vous ne connaissez pas. Vous ne tiendriez pas 1 mois dans des conditions de travail comme celles de cette enseignante décédée. Et travailler 70 à 80h par semaine n'est pas forcément le gage d'un travail de qualité. Etre professeur c'est véhiculer des valeurs de probité et d'humanisme ce que visiblement vous ne possédez pas vu vos remarques.
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bérengère (anonyme),
Vote(s) 20
je m'étais destinée au métier d'enseignante, communiquer mon savoir était, je le pensais l'une de mes vocations, après un stage dans un établissement... je me suis dite "jamais"... les gamins ne connaissent plus l'intérêt d'apprendre, la plupart s'en moque, vous passez les 3/4 de votre temps à faire de la discipline.... De plus, parler toute la journée est éreintant.... à chaque fois que j'entends des critiques contre le corps enseignant (qui malgré tout a aussi ses moutons noirs), je le défends... il faut connaître pour critiquer... et les vacances ne sont vraiment pas du luxe. toutes mes condoléances à sa famille.
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bérengère (anonyme),
Vote(s) 25
je m'étais destinée au métier d'enseignante, communiquer mon savoir était, je le pensais l'une de mes vocations, après un stage dans un établissement... je me suis dite "jamais"... les gamins ne connaissent plus l'intérêt d'apprendre, la plupart s'en moque, vous passez les 3/4 de votre temps à faire de la discipline.... De plus, parler toute la journée est éreintant.... à chaque fois que j'entends des critiques contre le corps enseignant (qui malgré tout a aussi ses moutons noirs), je le défends... il faut connaître pour critiquer... et les vacances ne sont vraiment pas du luxe. toutes mes condoléances à sa famille.
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Guillaume (anonyme),
Vote(s) 21
Que c'est beau de voir une fois de plus les enseignants être la tête de turc préférée des gens qui "travaillent"... Le nombrilisme franco-français et l'art de voir ce qu'il y a de mieux dans l'assiette du voisin n'en finit pas de me désespérer. Pour répondre à Cyril qui visiblement a une dent contre les profs et qui n'en finit pas sur les clichés, sache que s'ils le sont devenus c'est bien par choix comme tu le dis, et pour être plus précis par vocation. La valeur non-marchande, ça te parle ? Embrasser une carrière dans la fonction publique garantie certains avantages, les vacances en l'occurrence pour les profs. Et les gens qui choisissent le privé ont droit à leurs avantages aussi, notamment celui de gagner plus d'argent (pour info une étude de l'OCDE a révélé qu'en Europe les profs français sont parmi les moins bien payés et que leur pouvoir d'achat est l'un des plus faibles...). Y a-t-il des gens pour s'indigner des parachutes dorés des grands patrons ? Non, car cela fait partie des avantages qui incombent à leur secteur et à leur poste. Qui plus est, à tous ceux qui tombent à bras raccourcis sur les enseignants, je vous mets au défi de gérer une classe de 35 gamins de 14 ans surexcités ! Ca me ferait bien rire de voir l'autorité d'un "manager" mise à l'épreuve ! Enfin, de grâce, cessez de tirer à vue sur les fonctionnaires ! Quand vous aurez enterré la fonction publique que l'on a (perfectible certes, mais y a-t-il dans le privé des entreprises parfaites ? La crise semble démontrer le contraire il me semble...) et que vous vous retrouverez avec un système éducatif à l'américaine où seuls les plus riches pourront assurer une éducation correcte à leurs enfants, faudra pas venir pleurer ! A bon entendeur...
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Vote(s) 23
Le suicide de cette femme est un drame : je le reconnais ! par contre, une chose que je ne comprends absolument pas, c'est le malaise des enseignants. Tous les deux mois avoir 15 jours de vacances et travailler 20 heures par semaine, je sais, c'est tres difficile pour un fonctionnaire. Ah oui, j'ai oublié les 8 semaines de juillet et aout : ou ais je la tete ? Personnellement, je travaille entre 70 et 80 heures par semaine : c'est pas la meme ! Quand je faisais mes études, personne, je dis bien personne, ne m'a forçé à m'orienter vers mon metier et encore moins vers l'education nationnale. je pense que vouloir devenir "enseignant" je ne dis pas "professeur" : ça, c'est pour l'élite ! n'est pas une obligation. personne ne les forces à le devenir : c'est un choix ::!!!! Posez vous la bonne question, pourquoi devient-on enseignant depuis 20 ans ???? J'ai deux enfants scolarisés et à chaque fois que j'assiste aux réunions Parents/profs, je retourne 155 fois ma langue dans ma bouche !!!!!
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mélanie62 (anonyme) @ cyril (anonyme),
Vote(s) 21
Il ne faut pas hésiter : conseillez donc ce merveilleux métier à vos enfants ! Mais sachez que les enseignants ne le conseillent pas à leurs propres enfants. Cherchez l'erreur !!!
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laviolette (anonyme) @ cyril (anonyme),
Vote(s) 21
Vous êtes écoeurant!
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Marine (anonyme) @ cyril (anonyme),
Vote(s) 23
J'ai 23 ans, je suis jeune enseignante et je suis fière de mon métier. Pensez ce que vous voulez Monsieur, mais un enseignant ne se limite pas au 18 heures semaines. Mes collègues ont parlé avant moi donc je n'ai rien à ajouter. J'ai une discipline où je travaille avec toutes les classes et tous les niveaux des élèves, je suis encore stagiaire soit à 15 h semaines ( déchargée de trois pour avoir 6 heures de formation pas semaines). J'ai actuellement 198 élèves peut-être vos enfants ( soit 198 élèves à connaître, évaluer, écouter,...) . Je vais juste vous posez une question avec vos 70h par semaine vous passez combien de temps avec vos enfants? Car pensez bien que dans la majorité de leur temps, il le passe avec des enseignants que vous critiquez! Les problèmes que nous rencontrons ne sont souvent pas liés aux élèves mais à l'éducation des parents. Dans l'enseignement on apprend à se remettre en cause, c'est une compétence à valider pour être bon dans n'importe quel métier, alors réfléchissez un peu.
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nicolas (anonyme) @ cyril (anonyme),
Vote(s) 25
Si vous travaillez 70 à 80 heures par semaine, pendant que nous enseignants enfilons des perles, que faisiez-vous à 13 heures en train d'envoyer un mail? Il me semble que vous avez mieux à faire que de taper sur des gens le plus souvent dévoués, qui essayent de donner une instruction à vos enfants. "Le malaise enseignant" vient entre autres du regard que peuvent porter des gens aussi importants que vous sur ces fonctionnaires qui remplissent une mission d'Etat, que peu voudraient et pourraient remplir.
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Sandrine (anonyme) @ cyril (anonyme),
Vote(s) 20
C'est fou, même dans un cas pareil, il y a toujours le futé qui vient nous rappeler tout ce "temps libre qu'on nous octroie". J'ai travaillé 10 ans dans le privé, certes pas à l'usine (ça, c'était mes parents) mais quand même. Pourquoi choisir ce métier ? Parce que quand on ne trouve pas de travail dans son secteur, on prend celui qui se présente. Maintenant, est-ce que ce métier est formidable ? Non ! Non, on ne fait pas QUE 18h. Les cours, ça se prépare, devant un ordinateur puis un photocopieur (comme vous dans votre bureau...) et les copies, ça se corrige (on n'a pas encore inventé de machine pour ça) Les vacances tous les 15 jours ? Venez prendre la parole et tenter d'inculquer quelque chose à 40 gamins que vous n'intéressez pas car "vous ne gagnez pas assez"; venez vous faire quotidiennement insulter, menacer, parfois violenter (les médias ne sont pas toujours là pour couvrir l'affaire); venez aussi subir les mesures ubuesques dont seule la fonction publique a le secret; venez enfin écouter tout le mal et le mépris déversés sur vous par l'opinion publique. Vous aussi, ensuite, vous regretterez de ne pas pouvoir faire autre chose, pour seulement 60 heures hebdomadaires et 5 semaines de congé.
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Djahhh (anonyme) @ cyril (anonyme),
Vote(s) 20
A Cyril: Etre "prof" (c'est un entre deux, entre enseignant et professeur, pour ne pas paraître d'entrée de jeu trop prétentieux), en effet c'est un choix. Pour ce qui est des conditions d'exercice de son métier ce n'est plus la même chose. Un enseignant ne choisit pas où il va enseigner et peut se retrouver à travailler sur 2 voire 3 établissements en même temps. Cela représente donc une charge tant d'un point de vue de l'organisation que de l'adaptation à différents publics. Et également un travail de préparation, de correction, etc...car des cours sa se préparent et des copies sa se corrigent. Donc il ne faut pas sous estimer la charge de travail d'un "prof" et la limiter à son seul service horaire, et je ne parle pas des professeurs des écoles qui ont un service horaire plus important pour une rétribution moindre. Il me semble, pour rebondir sur vos propos, que de la même façon personne ne vous a forcé à travailler 70 ou 80 h/semaine et j'imagine bien qui si vous le faîtes c'est dans un but de gagner pas mal d'argent. Ainsi certains choisissent un rythme moins effréné pour un salaire moindre par contre. Pour en revenir aux enseignants il faut quand même savoir que dans pas mal d'établissements (pas tous, nos élites et notre "bonne société" sont encore protégées) les conditions de travail tendent à se dégrader (manque de personnel d'encadrement, manque de matériel, d'infrastructures, effectifs par classe de plus en plus important...) Donc je pense que si l'on veut faire globalement avancer les choses (d'autant que vous avez des enfants en cours de scolarisation,et à moins que vous ne songiez à les mettre dans un établissement privée de renom) il faut arrêter ce genre de considérations mesquines par rapport au statut des enseignants (statut qui tend à être de moins en moins considéré, que ce soit par les élèves comme par un certain nombre de parents). Continuer à tourner votre langue dans votre bouche.
Avatar de anonyme
Mélanie (anonyme) @ cyril (anonyme),
Vote(s) 21
Qu'est ce qu'il ne faut pas lire! Vous pensez sincèrement qu'un enseignant ne travaille que 20h par semaine? Que sous prétexte des 10 jours de vacances toutes les 8 semaines, les conditions de travail ne sont pas difficiles? Arrêtez de penser que vous êtes le seul à faire 70h par semaine. Et soyez un petit peu plus ouvert d'esprit. Les fonctionnaires ne sont pas tous des fainéants! Et oui leurs conditions de travail sont de plus en plus difficiles!
Avatar de anonyme
Robert (anonyme) @ cyril (anonyme),
Vote(s) 20
Le travail d'un enseignant ne se résume pas à 'donner' des cours. Il faut les préparer, avec des programmes qui changent régulièrement, et il faut également corriger les productions des élèves. Et devinez quoi, ce n'est pas sur les 20 heures que vous mentionnez que cela est fait.
Avatar de anonyme
michel (anonyme) @ cyril (anonyme),
Vote(s) 24
Votre commentaire est inepte. Les soi-disant-vacances des enseignants, tout d'abord, ne sont qu'un leurre : 1°) elles ne sont pas rémunérées, hormis les 5 semaines de congés payés comme tout salarié ; 2°) vous confondez présentiel et temps de travail réel, qui doit prendre en compte la préparation des cours, les corrections de copies, l'auto-formation et les réunion diverses et variées, y compris celles dont vous faites allusion. Le malaise des enseignants vient justement et essentiellement des discours comme le vôtre. Les parents ont pour certains abandonné l'éducation de leurs enfants à l'école, tout en dévalorisant par leurs propos cette école. Et vous voudriez qu'il n'y ait pas de malaise !
Avatar de cc0031
cc0031 @ cyril (anonyme),
Vote(s) 21
Quelle honte!
Avatar de cc0031
cc0031 @ cyril (anonyme),
Vote(s) 23
D’après votre élocution , vos étude sont quasi inexistantes. Surtout tournez toujours votre langue dans la bouche, car il vaut mieux rien dire que dire des conneries. N oubliez pas que ces professeur, assument ce que vous en tant que parent n'assumez pas, sauf prendre les avantages de paiement de la part de l'état. Allez-voir dans un autre pays vous êtes pour moi la honte Française!!
Avatar de anonyme
Anonyme (anonyme) @ cyril (anonyme),
Vote(s) 21
Les profs ne travaillent pas 20h/semaine. Et je suis même prêt à parier que vus en faites pas 70h de travail par semaine, de présence peut-être, pas de travail. Ne vous inquiétez pas, moi aussi, j'ai menti comme ça à une époque, c'est tellement plus pratique pour taper sur les autres.
Avatar de anonyme
Lincoln (anonyme),
Vote(s) 29
Le ministre de l'Éducation Nationale qui négocie en ce moment l'avenir de l'école serait bien inspiré de ne pas négliger ce signal dramatique. Contrairement à la pilule facile qu'on essaie de faire avaler à l'opinion publique, les enseignants ne sont pas si nantis que cela et souffrent, du primaire au supérieur. D'ailleurs, pourquoi y a-t-il un début de pénurie de candidats au métier? La balle est dans votre camp monsieur le Ministre.
Avatar de cc0031
Vote(s) 26
A quand la prison ferme pour les parents de ces enfants dit en difficultés. Pourquoi juger ou critiquer un prof, qui subit la délinquance de parents qui n'assument pas leurs rôles. Cher professeurs vous n'êtes en aucune matière responsable des résultat d'une éducation ou les parents ont baissés les bras ou ont fait des enfant pour les primes de l'état. Il faut maitre en prisons les parents de délinquant, il faut assumer ses échecs. Mes enfants sont nées au Mirail à Toulouse, et j'ai préféré vivres avec ma famille, ailleurs quoi que cela m'en coute.
Avatar de anonyme
François de Nevers (anonyme),
Vote(s) 29
Prof : un beau métier, où l'on a plein de vacances. Où les élèves nous écoutent dans un silence religieux. Et les parents sont toujours d'accord avec nous. Et trop payé bien sur. et puis on ne travail que 18h par semaines bien sur.
Avatar de anonyme
michel (anonyme) @ François de Nevers (anonyme),
Vote(s) 21
Attention à vos propos : certains vont vous prendre au premier degré, hélas !
Avatar de cc0031
cc0031 @ François de Nevers (anonyme),
Vote(s) 21
C'est bien monsieur 35 heures Ce métier compense votre incompétence à former avec amour un enfant que vous avez voulu, mais ou vous n'assumez que l'argent que vous recevez en fin de mois de tous les Français qui payent leurs impôts.