aller directement au contenu
  • Votre radio, vos favoris, vos alertes personnalisées

Un Français sur deux ne prend pas la route des vacances

le Vendredi 20 Juillet 2012 à 13:17
Par Mélanie Potet

Le taux de départ des Français en vacances a chuté passant de 65% en 1995 à 58% aujourd'hui. C'est ce que révèle vendredi une étude du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc). Les ménages les plus modestes restent les plus touchés : seulement 36% d'entre eux prennent la route des vacances cette année.

Le taux de départ en vacances des Français (qui correspond à un départ du domicile pour des raisons personnelles pendant au moins 4 nuits consécutives) ne cesse de diminuer depuis les débuts de la crise en 2007 selon l'étude réalisée par le Credoc. En 2007 et 2008 le taux de non partants avait atteint un niveau historiquement élevé (48%).

Même si la crise continue d'affecter le pays, le nombre de vacanciers français semble en moyenne avoir retrouvé son niveau d'avant 2008.
Cependant, l'étude démontre que toutes les catégories sociales ne sont pas soumises aux mêmes contraintes.

Les ménages modestes, premiers touchés

Alors que 82% des cadres supérieurs s'apprêtent à partir en vacances pour cet été 2012, seulement 37% des ménages les plus modestes auront ce privilège. Ils étaient 47% en 2007. Premiers touchés par la hausse du chômage notamment, ils ont subi de plein fouet la crise et les inégalités économiques ne cessent d'augmenter, comme le note également le Baromètre Opodo 2012.

Par ailleurs, disposant d'un moindre réseau relationnel que les autres catégories, les plus démunis ne peuvent espérer séjourner dans leur famille ou chez des amis, ajoute l'étude. Et, ayant moins accès à Internet, ces ménages modestes ne profitent pas du boom de l'e-tourisme.

Ce sont ainsi près de trois millions d'enfants et de jeunes qui sont exclus du départ en vacances et quelque deux millions qui resteront "immobiles" d'après une étude menée par l'Observatoire des Vacances et des Loisirs des Enfants et des Jeunes (Ovlej).

Malgré les temps difficiles, certains acteurs comme la CAF œuvrent pour favoriser le départ en vacances du plus grand nombre.

Sandra Hoibian, chercheuse au Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie au micro de Cécilia Arbona  
 

Lecture
 
Partager

 

Par Mélanie Potet
5
Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
janvier 95 (anonyme),
Autant avoir moins de congés payés
Avatar de anonyme
cocodebordeaux (anonyme),
je trouve cela scandaleux : je vais depuis des années dans un camping près du puy Mary dans le massif central, l'emplacement y coûte entre 5 et 7 euros par jour, une tente sur "le bon coin", on peux en trouver à moins de 50 euros, tout le monde peut se payer ça au lieu d'acheter des conneries pour les enfants !!! la nourriture est le même prix qu'à la maison , souvent il n'y a que 10 tentes dans tout le camping. on y fait des balades formidables, les paysages sont somptueux, les gens ne friment pas, on peut aller à une heure au festival de théatre d'Aurillac, visiter Sarlat, pêcher, faire du VTT etc etc y en a marre du misérabilisme , les vacances c'est pas st Trop ou rien
Avatar de anonyme
D. @ cocodebordeaux (anonyme),
Et les déplacements sont gratuits ? Je n'ai personnellement pas à me plaindre, mais soyez un peu réaliste. Ce n'est pas parce que vous y arrivez que c'est accessible aux autres.
Avatar de anonyme
ZIMMERMANN (anonyme),
comment voulez vous que les couples avec un enfant ou deux partent en vacances avec un salaire un peu plus que le SMIC!! Il faut avant tout chose penser bien à d'autres choses!
aller directement au contenu