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Quand New York danse

le Samedi 14 Juillet 2012 à 05:12
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Tout l'été 2012, avec la complicité de la Revue 6 Mois, Pascal Delannoy vous fait voyager dans le monde entier.

Direction New York. C'est beaucoup plus qu'une saison. Cela dure même la moitié de l'année. Dans les plus grands palaces on organise des fêtes en principe pour permettre à des jeunes femmes de danser avec de jeunes hommes.

6 Mois © Radio France

En réalité il s'agit bien de convaincre les familles les plus riches de signer de gros chèques pour la bonne cause.

Le photographe Chris Maluszynski a payé de sa personne pour nous faire pénétrer au cœur de ces soirées. Il a lui-même, nous raconte-t-on, appris le quadrille pour danser et donc le moins possible se faire remarquer.

Cela donne un reportage très réussi.

Nous voilà par exemple au Waldorf-Astoria qui organise l'équivalent du bal de l'Opéra de Vienne. C'est paraît il le plus élégant de tous. La queue de pie est obligatoire. Dans les coulisses nous découvrons un jeune homme qui se débat avec sa chemise. Il est encore à ce moment là en caleçon et en chaussettes.

Pour les filles rien de très secret. Les débutantes aiment paraît-il être photographiées, les robes sont longues et blanches. Dans le miroir une brune, fille de l'Ambassadeur d'Autriche. Juste à côté une blonde, une étudiante danoise.

Plus étonnant. Ce soir là un attelage de chevaux traverse la salle de bal. Miss America donne le bras à un élève de l'école militaire de West Point.

Plongée quelques jours tard au beau milieu du bal russe. Nous sommes à l'hôtel Pierre. On pourrait se croire à Moscou avant 1917 puisque c'est la noblesse qui se réunit ce soir là.

Après les discours, après la danse, on se lâche. Le plus souvent, sur place, on peut encore perdre son argent dans des casinos pas du tout improvisés.

Attention rien à voir avec des tripots. Les sommes engagées sont importantes. Il s'agit toujours de faire tourner le "charity business". Il y a par exemple ce stand qui propose quelques souvenirs. On écrit son nom et on propose un prix. A la fin de la nuit celui qui a misé le plus haut a gagné.

Et puis il y a le bal international des débutantes. On vient alors du monde entier pour pouvoir dire tout simplement plus tard, et même beaucoup plus tard : "J'y étais".

Dans les années 70 toutes ces festivités ont failli disparaître. L'Amérique et surtout les américaines montraient davantage de goût pour la contestation que pour ces soirées BC BG...

Tout à changé. Sans doute le goût du kitch !

Les bals new yorkais, un reportage à savourer dans le numéro 2 de la revue "6 Mois". La semaine prochaine direction le Ghana où nous allons suivre le quotidien d'une communauté de pêcheurs.

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