L’affaire a été évoquée en 2006, elle est aujourd’hui confirmée par un proche de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair. Les Anglais ont bien espionné les Russes avec un faux gros caillou.
Le MI6, le fameux service d'espionnage britannique © Reuters Andrew Winning
On connaissait l’imagination très fertile de "Q", le responsable des gadgets du fameux espion James Bond, elle est maintenant pleinement vérifiée sauf que cette fois, nous sommes dans la réalité. Retour en 2006 à Moscou, des agents britanniques installent un faux rocher bourré déquipements électroniques dans le cœur de la capitale russe. Sa mission, servir de base pour envoyer des informations au MI6, le "Secret Intelligence Service". Tout se passe bien jusqu’au jour où les Russes repèrent l’insolite mouchard.
Dans un premier temps, les services du président Vladimir Poutine se contenteront d’espionner l’espion pour voir à qui profite l’affaire. Ils se mettent alors à filmer le rocher trop bavard. C’est ainsi qu’ils constateront qu’en effet, des informateurs déposent des informations et que des agents de sa Majesté vont et viennent régulièrement pour les récolter. Les scènes seront même filmées et diffusées plus tard à la télévision.
Car, une fois, l’affaire découverte et vérifiée, les Russes l’utiliseront pour justifier leur politique en matière de droits de l’homme. Ils feront voter une loi visant à limiter l’action de certaines associations non gouvernementales. Associations accusées d’être au service de l’occident.
L’ancien chef de cabinet de Tony Blair reconnaît une affaire embarrassante
Jusqu’à ce jour, les Anglais étaient restés de marbre et n’avaient jamais voulu reconnaître être les auteurs de cet espionnage aux formes minérales. L’ex-Premier ministre Tony Blair, refusant toujours d’aborder le sujet pour le commenter malgré les preuves évidentes. Aujourd’hui, l’affaire revient à la Une de l’actualité avec la diffusion par la BBC, d’un documentaire où l’on entend un proche de l’ancien Premier ministre reconnaître les faits. Il s’agit de son ancien chef de cabinet Jonathan Powell. Il admet aujourd’hui que l’affaire avait été "embarrassante" et reconnaît d’une certaine manière en en parlant plusieurs années après que Ian Fleming, le père de James Bond avait un peu raison sauf qu'au lieu de parler de "diamants" il aurait du écrire que "Les rochers sont éternels".

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