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Les Roms marseillais, bienvenus nulle part

le Lundi 1 Octobre 2012 à 14:12
Par Olivier Bénis

Le feuilleton des Roms évacués par des habitants continue... La communauté avait déjà été évacuée jeudi par les habitants de la cité des Créneaux, dans les quartiers Nord de Marseille. Ils ont trouvé refuge dans les locaux désaffectés d'un concessionnaire automobile, sous l'œil déjà méfiant des habitants.

Ce sont les violents orages sur la ville qui ont poussé la cinquantaine de Roumains à s'installer en catastrophe dans ces nouveaux locaux, à la lisière des 3e et 15e arrondissements de la ville. Un hangar jonché de cartons et de vieux papiers, sans sanitaire ni point d'eau, et dont l'entrée est protégée par un simple pan de tôle. Les Roms expulsés de la cité des Créneaux, 40 adultes et 15 enfants, erraient jusqu'ici sans trouver de nouveau terrain pour s'installer.

Le local qu'ils ont trouvé est loin d'être idéal, et les Roms ne sont pas à l'abri d'une nouvelle expulsion. Le groupe en a déjà vécu 17 en deux ans. D'autant que dans leur installation suscite déjà des inquiétiudes chez les riverains.

Les habitants regardent d'un mauvais œil l'arrivée des Roms, reportage d'Olivier Martocq.  

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Leur départ forcé, jeudi dernier, est encore dans toutes les mémoires. Les riverains accusaient les Roms de cambriolages dans leur quartier. Une accusation que nient les représentants du groupe : "On est des ferrailleurs, pas des voleurs", explique l'un d'eux. "On n'avait pas de problèmes avec le propriétaire du terrain ou la police, on avait donné notre parole qu'on ne volerait pas." En voyant arriver les habitants, les Roms avaient eux-mêmes appelé le 17. "Ce n'est pas anodin", assure Caroline Godard, de l'association Rencontres tsiganes.

Expulsion possible jusqu'à demain

Une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer l'origine du feu qui a détruit les derniers restes du camp de Roms, après leur départ. Devant leur nouveau refuge de fortune, plusieurs policiers sont déjà présents. L'expulsion est possible pendant un délai de flagrance de 48 heures. Ensuite, la circulaire interministérielle du 26 août prévoit un dispositif de concertation pour accompagner les Roms... En attendant une décision judiciaire.

Par Olivier Bénis
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
michael casajus (anonyme),
"La police nous dit "Ne faites rien. Si vous faites quelque chose, c'est vous qui êtes en tort". C'est ça, c'est la France". Et bien, oui, c'est ça la France. Ici, au Québec, on s'étonne encore que Total ait perdu en appel mardi dernier pour l'Erika. Ce n'est pourtant pas dans les habitudes du dit "pays des droits de l'Homme" de condamner un coupable. Pas étonnant que les jeunes français qualifiés déferlent chez nous, bonjour l'ambiance en France!
Avatar de anonyme
C'est dehors et sans indemnités
Avatar de anonyme
Bienvenus en Europe de Maastricht...
Avatar de anonyme
Alice Schneider (anonyme) @ diaz (anonyme),
Quel rapport avec Maastricht ? Les roms sont en Europe depuis plusieurs siècles avant Maastricht et depuis toujours ils subissent des persécutions, plus ou moins selon la situation économique. Il y a un siècle l'Europe a tenté de les exterminer. Ou alors y a t-il encore des gens pour croire que c'est l'Allemagne toute seule ?
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