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La maison des Babayagas à Montreuil ou vivre sa vieillesse autrement

le Dimanche 21 Octobre 2012 à 05:20
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La maison des Babayagas est un immeuble financé par l'Etat et la mairie de Montreuil aux portes de Paris (93). Cette maison, aux loyers modérés, accueille uniquement des femmes de soixante à quatre-vingts ans.

Thérèse Clerc © Radio France - Frédérique Marié

Le projet de la Maison des Babayagas a été porté par trois amies dont Thérèse Clerc, 85 ans.

La Babayaga est une sorcière des légendes russes qui habite une maison montée sur des pattes de poulets et dont les murs sont en pain d'épice et le toit en pâte d'amande. Thérèse Clerc a choisi ce nom car sa maison ressemblait étrangement à celle de la Babayaga.

Ce projet a été écrit en 1995.
En 1998, Jean-Pierre Brard, maire communiste de Montreuil à l'époque, donne son accord de principe. Puis en 2003, c'est une rencontre, après la canicule, avec Christine Boutin (ministre du Logement et de la Ville, puis uniquement du Logement, du 18 mai 2007 au 23 juin 2009 ) qui débloque le financement pour construire cette maison d'un genre nouveau.

Cette Maison des Babayagas met à disposition 19 studios d'environ 35 m2, à petits loyers environ 200 à 300 euros par mois.Ces logements sont réservés à des femmes de 60 à 80 ans.

Thérèse Clerc une des Babayagas de la première heure se raconte.  

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Cette maison se veut autogérée, solidaire, citoyenne et écologique. En refusant de vivre leur vieillesse seules et inutiles, ces femmes ont créé un lieu de vie conforme à leurs attentes de bien vieillir en toute autonomie.

Mais ces colocataires devront participer à la vie de la cité sous de multiples formes :

  •          le soutien scolaire
  •          l'alphabétisation
  •          les thérapies douces pour bien vieillir
  •          des conférences

Cette maison se chargera également du handicap par la solidarité, le bâtiment a été équipé en conséquence avec, si nécessaire, la présence d'une infirmière de nuit.

En menant à bien ce projet, elles ont fait le choix de vieillir libres et sans les containtes et les violences de certaines familles qui, ne sachant que faire de leurs parents ou grands-parents, les placent dans des maisons souvent mal pensées.

D'autres Maisons des Babayagas ont vu le jour à Palaiseau (en banlieue parisienne), à Lyon, à Marseille, et à Brest (Bretagne).

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
georges monique (anonyme),
J'aimerais savoir quelle est la date d'inauguration de l'entrée des babayagas dans leur maison et le nombre des pionnières qui vont y vivre
Avatar de anonyme
J'ai été enthousiasmée par la "pêche" de Thérèse Clerc et par son discours sur France info que j'écoutais dans ma voiture. C'est vrai, on reste sur sa faim car on n'a pas envie qu'un témoignage si plein d' enthousiasme s'arrête, mais alors si on veut en savoir plus, on peut faire des recherches; c'est ce que je fais. A titre personnel et en tant qu'élue, voilà une expérience qui m'intéresse. Enfin un autre discours sur la vieillesse ! Merci !
Avatar de anonyme
josette thiebaud (anonyme),
Quel plaisir et quelle lecon de vie d ecouter Therese Clerc ! Une decouverte, une esperance... bravo, madame.
Avatar de liztar
bâtiement ???????
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