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Le mariage homosexuel au cœur de la fête de l'Assomption

le Mercredi 15 Août 2012 à 05:00
Par Baptiste Schweitzer

Une prière va s'élever aujourd'hui dans les paroisses de France. Pour célébrer la fête de l'Assomption, les catholiques sont appelés à unir leurs voix pour marquer leur attachement à la famille. Les associations homosexuelles y voient une attaque en règle du mariage homosexuel et haussent le ton.

La prière universelle du Cardinal André Vingt-Trois émeut la communauté gay et chrétienne - Reportage de Lucie Barbarin  

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Une prière qui fait débat. À l'occasion de la fête de l'Assomption, les catholiques sont appelés à prier dans toutes les paroisses de France, pour exprimer la solidarité avec les personnes touchées par la crise mais aussi pour marquer leur attachement à la famille. Avec en creux, un refus du mariage homosexuel au moment ou le gouvernement entend légiférer sur le sujet.

Le passage qui divise dans cette prière se limite à quelques mots :

"Pour les enfants et les jeunes qu'ils cessent d'être les objets des désirs et des conflits des adultes pour bénéficier pleinement de l'amour d'un père et d'une mère."

Cette prière ne mentionne pas implicitement le mariage homosexuel, n'attaque pas directement la question de l'adoption par les couples de même sexe, mais les associations refusent de s'y tromper. Ainsi, Nicolas Gougain le porte-parole de l'Inter-LGBT (Lesbiennes-gay-bi-trans) voit bien dans ce texte une intrusion de la religion dans le débat :

"Parler des familles, insister sur le fait qu'elles reposent sur un père et une mère (...) on sait très bien que la prière fait allusion au mariage homosexuel."

D'autant que plusieurs évêques ont déjà précisé leur pensée. Mgr Bernard Podvin, le porte-parole de la Conférence des évêques de France a affirmé : "Ce n'est un scoop pour personne que de dire que l'Eglise s'oppose au mariage homosexuel."

"Une remise en cause de la loi sur laïcité"

Interrogé sur la question de l'adoption d'enfants par les couples homosexuels, le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, a expliqué : "Notre désir est que la loi n'entre pas dans des domaines qui dépassent sa compétence. Un Parlement ce n'est pas Dieu le Père."

Cette prière et ces prises de positions "ravivent le débat autours de la loi de 1905" sur la laïcité, estime Nicolas Gougain. Elles inquiètent également le Parti radical de gauche. Le PRG reproche ainsi à l'Église de s'immiscer dans le débat politique en France.

. © IDÉ

Par Baptiste Schweitzer
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
grisdemachachal (anonyme),
je suis tout à fait d'accord avec Candide2012 - le véritable problème se posera quand il s'agira d'adoption ... car si les homosexuels ont des droits, il me semble que les enfants, en attente d'adoption en ont également , et des plus sacrés, au sens laïc du terme comme au sens biblique. Jai lu très récemment qu'on ne sortait de l'ambiguïté qu'à ses dépens!
Avatar de anonyme
Et maintenant Mme Boutin s'en mele en demandant un referendum, mais dans quel monde vit-elle? Les francais s'en fichent a part quelques catho/fashos dont elle fait partie! Elle va nous menacer d'une nouvelle bombe atomique!! Au placard Mme Boutin!
Avatar de anonyme
Royannais (anonyme),
J'ai entendu deux de vos reportages ce jour sur cette question, celui de Lucie Barbarin et celui depuis la basilique de Fourvière à Lyon .J'ai trouvé que vous n'aviez pas cédé à votre penchant naturel de caricature anticléricale et voulais le souligner tout en vous en remerciant. Il est vrai, les propos de Mgr de Moulins-Beaufort suffisaient pour ridiculiser la position catholique tant il a fait l'âne à ne pas vouloir entendre que l'on puisse poser la question autrement que lui. Caricatural de la langue de bois et du refus d'écouter ce qui est autre.
Avatar de anonyme
Que l'on soit d'accord ou pas, l'Eglise est aussi une association, et toutes les associations dans un pays libre ont droit à la parole, c'est ça, la vraie liberté de la parole; certains n'ont pas encore compris cette simple notion. Vouloir faire taire ceux qui ne sont pas de notre avis, ça s'appelle l'intolérance.
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