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La mort de Kadhafi : la piste française

le Lundi 1 Octobre 2012 à 07:20
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Des journaux italiens et britanniques relancent la thèse de la "piste française" pour expliquer la mort de l'ex-dictateur libyen Mouammar Kadhafi, tué selon cette version par un agent secret français infiltré parmi les rebelles. Egalement au sommaire le pari du football en Afghanistan pour faire oublier les fractures ethniques. Et la question du jour : "l'automobile rend-elle con ?", posée par le magazine Question auto.

revuedepresse © Radio France - Jean-Christophe Martin



A la Une de la presse papier : les grands titres...

A la Une du Parisien et de l'Equipe, l'affaire des paris truqués du handball, "On ne joue plus", c'est le gros titre de l'Equipe. A la Une du Figaro et les Echos, les hausses d'impôts. Pour Libération et l'Humanité, manchette sur les manifs d'hier contre le traité européen.

La Croix publie de son côté le texte intégral du traité, pas pour dire oui ou non, mais pour savoir de quoi on parle. Un dossier spécial très complet dans la Croix, le mode d'emploi du pacte budgétaire.

Voilà pour les gros titres du jour, mais du côté de la presse en ligne, il y aussi de nouvelles révélations sur la mort de Kadhafi...

Qui a tué l'ancien dictateur libyen ? C'était il y a près d'un an, le 20 octobre 2011. Officiellement, des rebelles l'ont tué après l'avoir repéré dans une canalisation en béton où il s'était réfugié avec des gardes du corps. Le journal italien, le Corriere della Serra, repris sur le site du Parisien et sur slate.fr, donne une autre version qui s'appuie sur des sources diplomatiques à Tripoli.

Il en ressort que le coup de feu mortel qui a touché Kadhafi à la tête a été tiré par un agent secret français infiltré parmi les rebelles. Les mêmes sources diplomatiques estiment que la France avait toutes les raisons de faire taire le colonel le plus vite possible, certains de ses proches menaçant de livrer des informations sur les relations entre Nicolas Sarkozy et Kadhafi, notamment le versement d'une importante somme d'argent pour financer la campagne présidentielle de 2007.

Le quotidien britannique le Telegraph ajoute un épisode supplémentaire : il parle de "l'extraordinaire trahison" d'un des hommes forts du Moyen-Orient par un autre. Selon le Telegraph qui cite un haut responsable libyen, c'est le président syrien Bachar Al-Assad, pour tenter de sauver son propre régime, qui aurait fourni aux services secrets français le numéro de portable de Kadhafi.

Une information décisive pour la suite : c'est grâce à ce numéro que l'Otan a rapidement pu repérer l'ex-dicateur libyen en fuite. Il ne restait plus qu'à lui tendre un piège mortel. Piège français selon le Corriere della Serra.

En Afghanistan, la paix reviendra peut-être un jour grâce au football...


La paix qui peut sembler encore bien lointaine, mais c'est un signe en tout cas encourageant et c'est nouveau à Kaboul : depuis une quinzaine de jours, des milliers de supporters s'agglutinent quatre soirs par semaine devant les grilles du stade de la capitale afghane.

Des scènes étonnantes racontées par Maeva Bambuck dans le Figaro. A cinquante centimes d'euro l'entrée, des supporteurs de toutes les provinces font le périlleux déplacement pour venir soutenir leurs joueurs de cette Première Ligue afghane qui vient d'être lancée avec huit équipes représentant les huit provinces du pays.

Dans un Afghanistan ravagé par des décennies de guerres, c'est un espoir de retour à une certaine normalité. D'autant que c'est aussi un pari pour l'avenir : dans les tribunes du stade de Kaboul, les supporters ont semblé oublier les différences ethniques qui fracturent le peuple afghan.

Des supporters qui viennent de montrer qu'ils pouvaient mettre les traditions de côté : il y a une équipe de foot afghane féminine qui vient de gagner au Sri Lanka un match contre le Pakistan. Des joueuses afghanes en short et sans voile : on prévoyait déjà un scandale à leur retour. C'est au contraire par un stade comble qu'elles ont été applaudies pour fêter leur victoire. Le pari du foot pour réunir les ethnies et faire avancer la cause des femmes en Afghanistan, c'est à lire dans le Figaro.

La question du jour... elle est posée dans un magazine spécialisé dans l'automobile...

"L'automobile rend-elle con ?" La réponse ne fera pas plaisir aux lecteurs de Question auto qui pose la question dans son numéro d'octobre.

Question auto - Octobre 2012 

Car hélas la réponse est oui, études à l'appui sur le comportement au volant. Pour un expert du sujet, au bout de quelques années de permis, chaque conducteur s'est construit son code de la route personnel, qui l'autorise à "glisser" un stop, dit comme ça ça devient tout à fait acceptable, le même petit code personnel qui vous permet d'accélérer au lieu de ralentir au feu orange, sans parler des excès de vitesse quand la limitation du vrai code de la route est nettement trop basse par rapport à votre petit code perso, nettement plus cool.

Et un psy explique pourquoi : la voiture, c'est une formidable machine à régresser, qui a d'abord l'effet pervers de nous couper du monde. Résultat : pour l'automobiliste, l'autre n'existe plus vraiment, ce qui explique d'ailleurs aussi que le "con" au volant, c'est toujours l'autre...

Alors comment rappeler à un automobiliste qu'il ferait mieux de faire attention aux autres ? L'équivalent de notre Sécurité routière aux Etats-Unis a testé une méthode inédite évoquée dans le même article du magazine Question auto.

Au lieu du bâton, la carotte : on a demandé à des volontaires de respecter strictement les limitations de vitesse pendant une semaine sous le contrôle d'un "mouchard" posé sur la voiture. A la fin, les bons conducteurs ont reçu une prime de 25 dollars, en revanche pour les autres, la prime avait fondu en fonction du nombre d'infractions. Et il paraît que ça marche...  

La presse à la Une

La presse à la Une du 01/10/12 avec Bénédicte Alaniou du Parisien et d'Aujourd'hui en France Economie  
 

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Comme chaque lundi, notre rendez-vous avec la rédaction du supplément Economie du Parisien et d'Aujourd'hui en France, en partenariat avec France Info.

A la Une : le Mondial de l'automobile, avec cette question : "Et si on passait à l'électrique ?", en tout cas une opération sécduction du côté des constructeurs. 2013 s'annonce comme l'année de la voiture électrique. Et un exemple d'une belle réussite dans le haut de gamme avec une étonnante voiture électrique, la Furtive.

Explications avec Bénédicte Alaniou, responsable de la rédaction du Parisien-Economie et d'Aujourd'hui en France-Economie.

Le Parisien Economie - 01/10/12