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La caricature, un "droit fondamental" pour Manuel Valls

le Mercredi 19 Septembre 2012 à 14:06
Par Caroline Caldier

Après la publication de caricatures du prophète Mahomet dans le dernier numéro de l'hebdomadaire Charlie Hebdo, le ministre de l'Intérieur a reçu les représentants des musulmans de France. Manuel Valls a réaffirmé la liberté d'expression, tout en prônant la fermeté contre les manifestations qui troubleraient l'ordre public.

Devant ses invités, réunis en urgence alors qu'enfle la polémique sur le dernier numéro de Charlie Hebdo, Manuel Valls a réaffirmé la liberté d'expression de la presse. Le ministre de l'Intérieur a refusé toute remise en cause du "droit d'expression, celui de l'information, de l'opinion, de la caricature dans le cadre évidemment de la loi".

Le ministre invite les caricaturistes à faire preuve de "responsabilité", car souligne Manuel Valls, chaque déclaration, "peut attiser, peut provoquer des confrontations". Mais il est hors de question de remettre en cause ce "droit fondamental" à la caricature.

"Les tribunaux sont là pour être saisis par ceux qui se considéreraient comme attaqués, offensés" (Manuel Valls)

Les mécontents doivent donc saisir la justice. Manuel Valls insiste, alors que la France est en alerte : la rue n'est pas le lieu où "attiser les esprits, semer la haine". "Toute manifestation qui vise à troubler l'ordre public ne sera pas autorisée, sera interdite et j'ai donné consigne à l'ensemble des préfets pour que ces interdictions se traduisent concrètement", a poursuivi le ministre.

"Une initiative extrêmement dangereuse et même totalement irresponsable" (Dalil Boubakeur)

Face au ministre, la délégation des représentants des musulmans de France, parmi lesquels le recteur de la grande Mosquée de Paris Dalil Boubakeur. Le recteur a annoncé qu'un message d'appel au calme, "élaboré par nos organisations qui reflètent démocratiquement l'opinion des musulmans", serait lu dans toutes les mosquées de France jeudi et vendredi, jour de la grande prière.

A la question de savoir si une plainte sera déposée suite aux caricatures de Charlie : "S'il y a des éléments qui tombent sous le coup de la loi, là, nous porterons plainte, mais pour le moment c'est le mépris" qui prévaut, a-t-il lancé. "Concernant les caricatures, je ne pense pas porter plainte mais nous étudierons la question. Une plainte est peut-être un objectif lointain", a pour sa part ajouté le président du Conseil français du culte musulman (CFCM).

L'appel au calme de Mohammed Moussaoui, le président du CFCM  

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Par Caroline Caldier
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
On brule d'attendre la prochaine caricature de juifs comme celle de Charlie Hebdo l'an passe qui a avlu a son auteur d'etre licencie sur le champ par nos champions auto-proclames de la liberte d'expression, lol, pour voir combien "fondamentale" la liberte d'expression est VRAIMENT pour Valls!
Avatar de anonyme
"Valls a raison , et acheter Charlie Hebdo c'est soutenir la liberté de penser ." Tu as oublie ce qui est arrive quand un de leurs caricaturistes a publie une caricature de juifs, ha ha ha!
Avatar de anonyme
brunolaroche (anonyme),
Très bien M. Valls, très courageux. Enfin un politique qui a les épaules de dire qu'en France, c'est la loi française qui prône. Félicitation!!!!!
Avatar de anonyme
La liberté d'expression s'exprime aussi dans le droit de manifester. Manuel Walls est incohérent. Empechera t-il une manifestation contre la corrida qu'il défend comme patrimoine de la culture de notre pays. Ce type n'est pas à sa place, il est un clone de Hortefeux et Guéant à la fois
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