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Journée de mobilisation sur le net et dans la rue contre le traité ACTA

le Vendredi 10 Février 2012 à 11:20 mis à jour le Samedi 11 février à 07:05
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Plusieurs centaines de manifestations sont organisées aujourd’hui en Europe pour protester contre le traité ACTA. L’accord commercial anti-contrefaçon a été signé fin janvier par 22 pays membres de l’Union européenne et plusieurs autres Etats (Etats-Unis, Japon, Suisse etc). Les manifestants veulent faire pression sur les gouvernements pour qu’ils ne le ratifient pas

Le 28 janvier dernier une manifestation contre le traité ACTA avait regroupé 400 personnes à Paris © Radio France Pierre Breteau

Sur le site Internet http://webactionnow.com/ les points s’affichent sur la carte d’Europe pour recenser les manifestations tandis qu’un compteur égrène les heures avant le début de la mobilisation.
Le coup d’envoi sera donné tout à l’heure à 14 heures tapante, sans organisation commune, même si plusieurs défilés se feront sous la bannière Anonymous. Il y a une semaine 400 personnes s’étaient déjà retrouvées à Paris pour protester contre le texte.

Pour les manifestants, composés essentiellement d’internautes, l’accord ACTA constitue une atteinte intolérable aux libertés individuelles. Signé fin février par 22 Etats de l'UE mais aussi par le Japon, les Etats-Unis ou encore l'Australie, il prévoit en effet une lutte commune contre la contrefaçon de manière très large. Dans le texte il est question de médicaments, de marchandises contrefaites, de brevets agricole mais aussi de téléchargement illégal et de lutte contre le piratage

 

Un texte "qui ne profite qu'à une fraction d'industriels"

Et c’est ce dernier point qui pose problème. Les détracteurs du traité jugent le texte trop imprécis "qui ne profite qu’à une fraction d’industriels".  Il laisserait la voie ouverte à des abus de la part des propriétaires de droits d’auteur. Avec, au final, la mise en place de lois liberticides visant à surveiller les échanges sur internet.

Ce vent de colère va souffler, au dernier décompte, dans une quarantaine de villes françaises, Paris, Marseille, Lyon Bordeaux ou Nantes. Mais aussi à Nervers, Orléans, Porto-Vecchio et Quimper. Ailleurs en Europe ce sont des centaines de manifestations qui sont organisées, en Allemagne et en Pologne principalement.

Depuis le début, d’ailleurs, ce sont les pays de l’est qui sont les plus actifs dans la lutte contre ce traité. Les vigoureuses protestations des internautes en République Tchèque ont par exemple incité le Premier ministre à suspendre le processus de ratification du texte. Le gouvernement polonais a lui exprimé ses réserves sur cet accord. Ailleurs, les internautes espèrent que la mobilisation incitera également leur gouvernement à faire marche arrière.