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Hollande et le gouvernement se mobilisent pour Doux

le Mardi 11 Septembre 2012 à 05:59 mis à jour à 15:18
Par Elise Delève

Le tribunal de commerce de Quimper a annoncé lundi la reprise de cinq sites sur huit du pôle frais du groupe Doux. Près d'un millier d'emplois vont donc disparaître. Guillaume Garot, le ministre délégué à l'agro-alimentaire a reçu mardi matin les représentants du personnel des sites Doux à Rennes. Le gouvernement organisera lui une table ronde le 25 septembre.

D'après l'offre de reprise partielle du pôle frais validée lundi par le tribunal de commerce de Quimper, cinq des huit sites sont repris. Plus de 700 salariés sont sauvés, un millier vont être licenciés. Les trois sites qui n'ont pas trouvé de repreneur sont ceux de Graincourt (Pas-de-Calais), du Pontet (Vaucluse) et de La Vraie-Croix (Morbihan).

Partiellement repris

Sur les cinq sites repris, personne n'a travaillé lundi, attendant la décision du tribunal de Quimper. Un seul site est totalement épargné, celui de Laval, repris par LDC. Tous les emplois seront maintenus.

En revanche, les reprises des quatre autres sites sont " partielles ", ce qui veut qu'il y aura des licenciements. Ce sera le cas à Boynes (Loiret), Blancafort (Cher), Pleucadeux et Sérent (Morbihan). A Sérent, par exemple, le repreneur, le groupe LDC, ne garde que 60 des 175 salariés,  "c'est une page qui se tourne et c'est dur de se dire qu'on ne va plus revoir des collègues avec qui on a vécu 30 ans", confie une employée.

A Sérent (Morbihan), seuls 60 emplois sur 175 seront maintenus  
 

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Les employés de Blancafort (Cher) estiment que l'usine ne sera pas sauvée à long terme  
 

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Une table ronde : réponse du gouvernement

Lundi, en fin de journée, le gouvernement a accepté d'organiser une table ronde sur la filière avicole. Elle aura lieu le 25 septembre. Cela faisait des mois que les salariés de Doux demandaient à être entendus. "Le gouvernement doit innover avec des solutions de reclassement exceptionnelles", a déclaré Gilbert Gléonnec, déléguée la CGT spécialiste du dossier Doux. Selon elle, il est possible de sauver tous les salariés, "on n'est pas dans un secteur en crise mais en développement, il faut que le gouvernement mette tous les moyens pour maintenir les salariés dans l'emploi et pour les remettre ensuite dans la filière car c'est une filière d'avenir".

En attendant la table ronde du 25 septembre, Guillaume Garot, le ministre délégué à l'agro-alimentaire, a reçu mardi matin les représentants du personnel des sites Doux à Rennes. Le ministère de l'Agriculture a assuré que tous les salariés licenciés bénéficieraient d'un maintien de salaire à 100% pendant un an et "d'un contrat de sécurisation professionnelle". Une "cellule d'appui" sera par ailleurs installée sur chaque site où des licenciements auront lieu. Elle "va pouvoir pendant plusieurs semaines recevoir les salariés", a-t-il ajouté.

Par Elise Delève
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
MOI, PRESIDENT je mangerai que du poulet !!!!