aller directement au contenu
  • Votre radio, vos favoris, vos alertes personnalisées

Elizabeth Badinter, "révolution en chambre" d'une femme secrète

le Dimanche 12 Août 2012 à 09:45
  • Pas encore de votes

Dans le numéro de cet été, une enquête sur Élisabeth Badinter signée Juliette Joste. Elle est avec Marie Bernardeau pour nous décrire le parcours de cette femme reconnue, appartenant à l'une des familles les plus puissantes de France.

E. Badinter sur la plateau d'"Apostrophe" en 1980, à l'occasion de La sortie de "L'amour en plus" (voir vidéo ci-dessous) © INA.fr

C'est Robert Badinter lui-même qui qualifia le travail de son épouse de "révolution en chambre". A la fois radicale mais qui affirme ses positions du haut de sa chaire. Élisabeth Badinter a marqué les esprits avec son premier ouvrage paru en 1980 : L'amour en plus, où elle démontre que l'instinct maternel n'existe pas. Mais la femme de lettre, la philosophe cotoie également une femme d'affaire, héritière du 3e groupe mondial de publicité, Publicis. Ebauche de portrait d'une femme respectée et crainte.

Extrait d'Apostrophe de 1980 pour la sortie du livre d'Elisabeth Badinter

Mot de XXI

Des yeux d'un bleu limpide, un regard attentif et aigu. Quatorzième fortune de France, elle n'a pas le profil type de la rebelle. " Madame Propre ", dit Christine Angot. Horrifiée par " l'étalage du moi et la transparence ", elle revendique la seule " expression des idées ". " Publicis relève de ma vie privée ", dit-elle. Héritière de Marcel Bleustein-Blanchet, elle s'affirme " idéologue ". Tout amour est construction. L'instinct maternel n'existe pas. Figure de proue du féminisme, elle s'est coupée du monde universitaire. Elle se rattrape avec un " privilège inouï " : " J'ai la possibilité de dire ce que je pense. " Et exerce son magistère par médias interposés. Défendant DSK, elle s'est élevée contre les " relents inouïs de moralisme ". L'inaltérable XVIIIe siècle est son refuge, sa certitude, son confort. Enquête sur Elisabeth Badinter, par Juliette Joste.

aller directement au contenu