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La presse peut-elle se passer de Google ?

le Lundi 29 Octobre 2012 à 18:15
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Le patron de Google, Eric Schmidt, a été reçu aujourd'hui par François Hollande à l'Elysée. Au programme de ce rendez-vous, la menace que fait planer l'entreprise américaine : ne plus référencer les médias français si elle était contrainte de payer une taxe. Cette "taxe Google", souhaitée par le gouvernement, pourrait sauver la presse écrite, en mauvaise posture en France.

Dans plusieurs pays, Google fait figure de grand méchant loup et les raisons de se plaindre ne manquent pas.

  • Fiscalité : Google est en partie domiciliée en Irlande malgré une grosse activité économique en France.
  • Vie privée : la firme vient d'être rappelée à l'ordre par la Cnil, notamment, au sujet du changement des conditions générales de ses services qui ont des impacts sur la vie privée des utilisateurs.
  • Droits d'auteur : principal sujet de mécontentement, la presse. Plusieurs journaux français, soutenus par le gouvernement, réclament l'instauration d'une sorte de "taxe Google" pour compenser l'utilisation de leurs articles sur le web.
La guerre est déclarée entre le géant américain et la presse française

S'il comprend la position de la presse, Fabrice Boé, spécialiste de médias, ancien président de Prisma Presse, directeur de FB Conseil & Stratégie, voit mal où va mener le combat. "Taxer les contenus de presse indexés par Google me semble extrêmement difficile et assez antinomique de ce qu'est un moteur de recherche. Le combat n'est pas le bon. Un moteur de recherche par nature est gratuit et il n'est pas question qu'il y ait des contenus payants et d'autres non".

Google gagne énormément d'argent grâce, notamment, à la publicité, aux liens sponsorisés, aux annonces contextuelles. Une richesse de contenu qui attire les internautes et qui draine beaucoup d'argent.

"La presse a d'excellentes audiences. Il faut qu'elle apprenne à les monnayer, à tirer de l'argent de ses audiences, ce que Google sait faire. Peut-être y a-t-il des choses à apprendre, des coopérations à mener", analyse Fabrice Boé. "S'il y a un combat à mener c'est celui de la non fiscalisation des géants d'internet qui payent des sommes ridicules en France."

Google et la presse européenne

Dans plusieurs pays européens la presse tente de récupérer une partie des richesses de Google. Les éditeurs allemands ont obtenu la présentation d'une loi au Parlement début 2013 et les Italiens viennent de se joindre au mouvement. En Belgique, le bras de fer avec Google s'est achevé par un accord secret.

De son côté la presse locale brésilienne demande le retrait de ses contenus, ce que Google a déjà commencé à faire. Les sites brésiliens enregistrent depuis une baisse de fréquentation de 5%.

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
il est complétement illusoire de taxer quelque chose de virtuel. La presse française ne se porte pas si mal que cela, quelques titres quotidiens sont peut-être en voie d'extension (dernièrement FRANCE SOIR) mais il n-y a jamais eu autant d'hebdomadaires et de mensuels très spécialisés (entre autres les nombreux titres sur l'informatique et bien d'autres sujets...Cuisine, sport, etc,...) que ces 20 dernières années . Alors crise oui mais pour certains pas pour d'autres. Si quelques quotidiens se vendent mal (Libé, l’Humanité) c'est qu'ils ont une mauvaise gestion ou qu'ils sont devenus inintéressants. Le Canard se porte bien lui, merci.
Avatar de anonyme
rico03000 (anonyme),
Sauve toi Google on a à faire à un gouvernement de fous .
Avatar de anonyme
Karizoc (anonyme),
La presse francaise ne survit que grace aux subventions de l'Etat. La presse francaise est incapable de se financer seule. Pas etonnant qu'elle ne gagne pas d'argent : elle n'a rien a vendre. Tout juste bonne a recopier les depeches AFP. La presse francaise cherche encore une fois l'aide de l'Etat, indirectement cette fois, pour recuperer de l'argent qu'elle ne sait pas gagner.
Avatar de anonyme
Tonton (anonyme),
Y-a-t'il encore quelque chose sur cette planète que le gouvernement ne veut pas taxer?