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Défis Croizon : la traversée du Détroit de Béring reportée par le mauvais temps

le Mardi 14 Août 2012 à 10:16
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Philippe Croizon, le nageur sans bras ni jambes et son ami Arnaud Chassery vont devoir attendre. Les conditions météo actuelles ne leur permettent pas de tenter leur 4e et dernier défi : la traversée du Détroit de Béring entre les continents Américain et asiatique en Russie sibérienne, à travers la ligne de changement de date.

Les nageurs à l'entrainement dans l'eau froide du Détroit © Radio France - Bruno Blanzat

Quand  Arnaud Chassery saute de son lit à l'aube, on aperçoit encore les contours de la Grande Diomède. Mais en quelques heures, dans la nuit, le vent s'est levé. Les magnifiques conditions de leur arrivée, la veille au soir, ont disparu. Même à peine réveillé, avec de petits yeux, il aperçoit ces forts courants envahir le détroit. Trop dangereux. Il comprend que la tentative de traversée du détroit de Béring des deux nageurs n'est pas pour tout de suite.

La connaissance de la météo des locaux n'est donc pas une légende. Ils avaient prévenu le duo la veille : la tempête est bien là. Et plus la journée passe, plus elle prend ses aises. A l'heure du déjeuner, la Grande Diomède a disparu des radars, couverte par le brouillard. Les rafales font même trembloter les maisons sur pilotis de l'île de la Petite Diomède. Un signe. Les habitants de cette île du bout du monde restent cloîtrés chez eux, alors que c'est la saison la plus douce. Pas bon signe.

Philippe Croizon et Arnaud Chassery comprennent qu'ils vont devoir patienter plusieurs jours sur place, en attendant l'accalmie. Et par un temps pareil, impossible de sortir. Les deux amis s'occupent donc. Philippe Croizon, qui n'a presque pas quitté son lit, regarder des DVD et discuter. Arnaud Chassery est attentif devant les vidéos tournées la veille, lors de l'entraînement des deux hommes. Des occupations, tout en passant le nez par la fenêtre de temps à autre. Peu rassurant. Les autochtones leur racontent qu'il y en a au moins pour trois jours...

Philippe Croizon avec des petits enfants de la petite Diomede © Radio France Bruno Blanzat