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ArcelorMittal : les syndicats relancent l'occupation à Florange

le Mercredi 12 Septembre 2012 à 08:53
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L'intersyndicale d'ArcelorMittal à Florange en Moselle a repris mardi l'occupation des bureaux de la direction. Une mobilisation qu'elle a lancée après avoir rencontré les responsables du siège parisien sans obtenir des réponses claires sur l'avenir de l'usine.

Les syndicats d'ArcelorMittal de Florange ont repris l'occupation de l'usine © Reuters - Vincent Kessler

L'action des syndicalistes était secrète, elle s'est décidée très tard à Florange. Vers 17 heures mardi, une cinquantaine de salariés, monte voir la direction, mais personne n'est là, les bureaux sont vides. La CGT du site ironise alors, "il n'y a personne à la direction du bateau, le capitaine n'est pas là. Cela fait longtemps qu'on n'a plus de contact avec la direction de Florange", une direction qui selon lui est "dans le flou" et "attend les ordres"

"Tant que personne n'est capable de nous expliquer ce qu'on va faire du site de Florange, on restera sur place" (CFDT)

L'occupation décidée par l'intersyndicale sera pacifique. Une porte a tout de même été abîmée mardi, ce que regrette la CFDT "on a cru que le DRH était là et qu'il s'était enfermé dans son bureau et c'est pour cela que la porte a été fracturée".

Les salariés avaient déjà occupé les bureaux de la direction en février dernier. Cette fois, la CGT l'assure, "tant que personne n'est capable de nous expliquer ce qu'on va faire du site de Florange, on restera sur place".

Les syndicats craignent que les deux fourneaux à l'arrêt depuis un an ne redémarrent jamais

Mardi, dans les bureaux vides, les grévistes ont trouvé un tableau où ils ont pu lire "PSE. Il n'y a pas besoin d'être un cadre pour comprendre ce que ça veut dire, c'est la casse du site de Florange" confie l'un d'entre eux. PSE pour "plan de sauvegarde de l'emploi", le plan social redouté.

La CFDT, la CGT et FO craignent que les deux fourneaux à l'arrêt depuis un an ne redémarrent jamais. La direction, qui a toujours indiqué que ces activités repartiraient quand la conjoncture le permettrait, a annoncé le 1er juin que la situation resterait inchangée jusqu'à la fin de l'année. Près de 3.000 salariés travaillent sur le site de Florange.

"Pour nous la rentrée sociale, c'est la lutte" Yves Fabbri, secrétaire général de la CGT  
 

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