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Afrique du Sud : la grève continue dans les mines du pays

le Lundi 10 Septembre 2012 à 16:39
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Le mouvement de revendication salariale des mineurs sud-africains est entré dans sa quatrième semaine et s'est étendu à de nouvelles exploitations. Plus de 41.200 personnes sont en grève dans tout le pays.

Des mineurs en grève sur le site de Marikana, dans la banlieue de Johannesbourg © Reuters

À Marikana, la troisième plus grande mine de platine du monde et  point de départ de la contestation, seuls 6% des 28.000 ouvriers se sont présentés selon la direction. C'est dans cette mine que les violences policières ont fait un total de 44 morts depuis le 10 août (34 morts lors de la fusillade du 16 août).

Ce matin, 4.000 grévistes équipés de bâtons, de lances ou de machettes ont décidé de briser l'ultimatum et ont continué d'occuper le terrain, à une cinquantaine de mètres à peine d'unités des forces de police anti-émeute lourdement armées et appuyées par des véhicules blindés.

Un mouvement qui s'étend et qui s'étoffe

Environ 15.000 mineurs sud-africains ont également stoppé le travail dans une mine d'or exploitée à plus de 3.000 mètres de profondeur par le groupe Gold Fields dans la banlieue de Johannesburg, pour une raison encore non élucidée (selon l'employeur). Quatre jours après une première grève sauvage affectant les puits Est de cette mine de 27.000 salariés, c'est cette fois tout le secteur Ouest qui a cesser de fonctionner. Une  agitation sociale relativement courante en temps ordinaire mais qui prend aujourd'hui une teinte inquiétante car dans le même temps, les autorités redoublent d'efforts pour obtenir la reprise du travail à Marikana, en vain.

Les foreurs en grève réclament toujours un triplement de leurs salaires pour atteindre 12.500 rands (1.200 euros).

Pour les observateurs, le secteur minier risque de vivre au rythme de ces perturbations jusqu'au congrès de l'ANC (Congrès National africain, au pouvoir) en décembre. Le parti est secoué par des querelles de personnes et des batailles idéologiques.