Moins de prison pour les détenues avec un bébé recommande un rapport

par mardi 3 septembre 2013 08:05, mis à jour le mardi 3 septembre 2013 à 13h50
La nurserie de la prison de Corbas dans le Rhône
Maxppp

Le contrôleur général des lieux de privation de liberté, Jean-Marie Delarue, vient de rendre un rapport, publié ce mardi dans le journal officiel. Il recommande des suspensions ou aménagements de peines pour les mères détenues ayant un enfant de moins de 18 mois.

De nouvelles recommandations
pour les détenues avec enfants. Ce mardi, dans le Journal Officiel, le contrôleur général des lieux de privation de
liberté, Jean-Marie Delarue, a consacré un rapport aux jeunes enfants en prison
et à leurs mères détenues. La loi française permet que des mères incarcérées
peuvent être emprisonnées avec leurs bébés jusqu'à l'âge de 18 mois.

Jean-Marie Delarue réclame
des mesures alternatives à la prison pour les détenues avec enfants. Il l'avait
déjà demandé dans un rapport de 2010 mais constate qu'"aucune
évolution n'est intervenue en la matière depuis plus de deux ans
".

"La détention des
mères avec leurs enfants n'est qu'un palliatif visant à concilier
l'inconciliable : la présence d'un enfant auprès de sa mère et le caractère
insupportable de la prison
" pour un jeune enfant, insiste le rapport.

Des cellules plus adaptées

Dans son rapport de cinq
pages, Jean-Marie Delarue rappelle un certain nombre de règles minimum sur les
installations, l'aménagement des cellules, les équipements internes ou les
relations avec des intervenants extérieurs qui, selon lui, doivent être
respectées pour "l'intérêt supérieur de l'enfant" et ne le sont pas
toujours. Il se base sur une inspection qu'il réalise depuis 2008 en visitant
26 des 29 prisons françaises qui comptent 76 places de nurseries.

Parmi ses autres
recommandations, le contrôleur prône "une séparation des mères et des
enfants et des autres détenus
", ce qui, constate-t-il n'est pas le cas
dans tous les établissements. L'aménagement de deux espaces distincts pour la
mère et l'enfant dans un espace supérieur aux 15 m2 minimum réglementaires est
également souhaité.

Il souhaite également
que l'accès des pères incarcérés soit favorisé par une affectation du couple
dans un même établissement.

Jean-Marie Delarue explique ses recommandations  

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