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L'essentiel est de participer

le Vendredi 5 Octobre 2012 à 19:57
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A première vue, plus rien n'échappe aux médias. Internet, radios, télés, presse écrite, réseaux sociaux. Du tweet aux textos en passant par les blogs, les scoops, les paparazzi des tabloïds, les indiscrets des hebdos, les pavés du Canard Enchainé, les "breaking news", tout le monde sait tout sur tout le monde à tout moment.

Dans la conjoncture actuelle on pourrait même affirmer que l'information est la seule activité non menacée de récession.

Quand les suspects de la double tuerie d'Echirolles sont arrêtés et menottés, les caméras sont là, convoquées dès potron-minet. Quand à Marseille, la police des polices perquisitionne les locaux des ripoux présumés de la BAC, les gentils enquêteurs nous donnent aussitôt la liste complète de ce qu'ils ont trouvé dans les faux plafonds de leurs collègues : de la drogue, des bijoux et du grisbi.

Quand Madame Dati qu'on a connue autrefois bien plus discrète entame une procédure de reconnaissance en paternité contre le supposé papa de sa fille, les documents sont aussitôt publiés. Quand DSK a une nouvelle copine, on nous la montre illico. Quand Delarue succombe à un cancer, rien ne nous est épargné des querelles sur l'héritage et le lieu de sépulture.

Ne parlons pas des affaires politico-financières pour lesquelles le secret de l'instruction est mort depuis longtemps et dans d'atroces souffrances. Ne parlons pas non plus de la mise en scène quasi hollywoodienne qui a présidé à l'interpellation des méchants handballeurs de Montpellier au stade Pierre de Coubertin. Lequel  Coubertin disait : "l'essentiel est de participer".

Et c'est vrai : tout le monde participe à cette orgie médiatique qui constitue désormais notre pain quotidien. On peut s'en inquiéter quand on songe que les seins nus de la duchesse Kate suscitent davantage de commentaires que les plans sociaux provoqués par la crise. On peut aussi se dire que, malgré ses excès, la libre circulation de l'information est une aubaine démocratique dont la société ne pourrait se passer qu'au prix des plus grands dangers.

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
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N'y a-t-il pas une banalisation des évènements , un nivellement ?.Trop d'info tue l'info ! Surtout quand tous les médias ne veulent pas etre en reste , ce qui est leur gagne-pain ...