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Déficit de confiance

le Jeudi 31 Janvier 2013 à 19:55
  • 3 commentaires
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A première vue, pour les Français en général et ceux qui les gouvernent en particulier, 2013 risque d'être l'année de tous les déficits. Tels des oiseaux de mauvais augure, les économistes se succèdent dans les médias pour dénoncer le triple péril qui menace l'hexagone.

Décrochage industriel, chômage pas très loin de son taux record et la laborieuse réforme de l'impôt illustrée par l'affaire des exilés fiscaux, Depardieu et les autres.

Cynisme dominant

Bref, c'est ce qu'on appelle pudiquement la conjoncture socioéconomique. A laquelle s'ajoute un autre déficit, encore plus pervers, duquel le pouvoir exécutif serait bien inspiré de se méfier et que l'excellent journaliste Jean Claude Guillebaud, assez peu suspect d'être un abominable réactionnaire appelle le "cynisme dominant".

Plus aucun discours, nulle promesse, aucune initiative ne trouve plus grâce aux yeux des citoyens qui tournent en dérision tout ce que leur propose ou leur impose la classe dirigeante. Et il s'agit bien là d'un déficit, un déficit de confiance, lequel oppose comme toujours le pays réel au pays légal, mais aussi au sein de chaque famille ou parti politique les chefs et les militants.

Le deuil de la confiance

Après les déceptions provoquées à gauche par le virage social démocrate du président Hollande, la stupeur suscitée encore plus à gauche par l'insolente popularité d'un Manuel Valls au sommet de son art, les provocations ouvriéristes et narcissiques d'un Montebourg ridiculisant Matignon et les bisbilles de l'UMP, la cote de confiance de presque tous les responsables politiques est en berne comme le sont les drapeaux les jours de deuil. Et ce n'est pas la qualité du débat sur le mariage gay qui va rehausser le niveau.

Le deuil que le pays porte aujourd'hui est celui de la confiance. L'absence d'un véritable débat idéologique nourri de réelles options philosophiques dépassant de cent lieux les misérables polémiques sur le racisme anti riche ou la mariage homo est en train lentement mais surement de couper le lien qui devrait unir les citoyens à la vie politique. Et quoi qu'en disent nos brillants économistes, a l'aube de 2013, c'est ce déficit-là qui apparaît le plus inquiétant.

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Bravo PB .comme toujours des analyses fines et originales qui nous sortent de la langue de bois,de la pensee unique et du conformisme médiatique. Vous avez raison plus de débat idéologique,une gauche ET une droite en déconfiture et des solutions éculées nous menent droit dans le mur
Avatar de anonyme
Aujourd'hui (anonyme),
"L'absence d'un véritable débat idéologique nourri de réelles options philosophiques dépassant de cent lieux les misérables polémiques" Niais que vous êtes, voilà le principal problème de ce pays : le débat idéologique. Les citoyens lambdas veulent simplement pouvoir travailler gagner et gérer leur vie comme ils l'entendent !
Avatar de anonyme
Que ne manque t il pas de projets européens et nationaux ambitieux capables de booster les esprits et redonner confiance ! Ouvrir son esprit sur ce qui se passe ailleurs dans le monde et comparez ! Serions-nous plus mal lotis ? Il faut surtout se remonter les manches et bien se garder cependant des inégalités criantes ! Plaie d'argent n'est pas mortelle malgré ce que certains veulent nous inculquer à leurs profits !
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