Parkinson : une étude pour lutter contre les clichés

par Ouafia Kheniche jeudi 11 avril 2013 12:57, mis à jour le jeudi 11 avril 2013 à 14h10
Maxppp

Une étude scientifique réalisée auprès des patients atteints par la maladie permet de mieux connaître les symptômes qui les incommodent le plus. Et contre toutes attentes, le tremblement n'est pas le premier symptôme de cette maladie.

"Vous n'êtes pas
condamné à mourir tout de suite mais à vivre avec un corps qui, petit à petit,
ne vous appartient plus
": Une étude originale sur la maladie de Parkinson vue
de l'intérieur est publiée jeudi à l'occasion de la Journée mondiale de la maladie. Elle donne la parole aux malades, afin de briser certains clichés.

150.000 Français touchés

Tout d'abord, ce n'est
pas seulement une maladie de personnes âgées. D'après cette étude, 20% des malades ont moins
de 50 ans. Chez les 727 malades interrogées
pour cette étude faite par à l'association France Parkinson, la maladie est
diagnostiquée en moyenne à 58 ans.

Cette maladie neurodégénérative sans véritable
traitement curatif, touche 150.000 Français. Elle n'est pas évidente à
diagnostiquer. En moyenne, il se passe 3 ans entre les premiers symptômes et le
diagnostic.

Le tremblement n'est pas le symptôme le plus commun

Parmi les surprises de l'enquête, le tremblement n'est pas le symptôme le plus fréquent mais le 4ème. Il vient
après la sensation de lenteur du mouvement éprouvée par 88% de patients, celle
de raideur que ressentent 85,4% d'entre
eux et les difficultés à écrire pour 79% des malades

L'association a recueilli
les témoignages de personnes jeunes comme Béatrice Caillon, diagnostiquée en
2008 alors qu'elle avait 40 ans. "J'ai un corps de 4L avec un moteur de
Ferrari. J'accélère, j'accélère, le corps vibre mais je n'avance pas, c'est le
plus vexant au quotidien
" explique-t-elle.

Les malades sont lentement
"dépossédés de leur corps", explique France Parkinson et certains
"peuvent assister, impuissants à l'apparition de troubles de leurs
facultés cognitives
". Les malades souffrent de pertes de mémoire à 55% et
environ les deux tiers ont des difficultés de concentration.

Seconde cause de handicap moteur chez l'adulte

Face à cette maladie qui
est la seconde cause de handicap moteur chez l'adulte, l'association France Parkinson
demande "un renforcement de la recherche sur les traitements des troubles
non moteurs, encore trop peu connus
". L'association réclame une
confirmation systématique du diagnostic pas un spécialiste.

Cette maladie est une
affection neurodégénérative chronique qui évolue lentement et touche une zone
de quelques millimètres située à la base du cerveau.

La cause exacte de la
maladie de Parkinson n'est pas connue et serait d'origine multifactorielle
combinant des facteurs génétiques et environnementaux.