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Marisol Touraine dit-elle vrai sur les dépassements d'honoraires médicaux ?

le Vendredi 12 Octobre 2012 à 05:50
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La ministre de la Santé affirme que l'on assiste depuis des années à une "dérive" des dépassements d'honoraires des médecins. Vrai ou faux ? Réponse ici.

Marisol Touraine, le 3 octobre 2012 à l'Elysée © Reuters - Philippe Wojazer / Reuters

Vrai  

Chez les médecins spécialistes, le taux de dépassement a été multiplié par 2,5 entre 1985 et 2011. (Chiffres de la Caisse nationale d'assurance maladie)
En 1985, cinq ans après la création du Secteur 2 (honoraires libres), le dépassement d'honoraire moyen était de 23% par rapport au tarif opposable (tarif de la Sécurité sociale). En 1995, l'écart passe à 29%. En 2000, 37%. En 2005, 49% et en 2011, il atteint 56%. 

Grosses disparités

Dans la catégorie des spécialistes, le taux de dépassement moyen le plus élevé se trouve chez les gynécologues chirurgicaux et obstétriciens (83% plus chers que le tarif de la Sécurité sociale). Les pédiatres, 63%. Les ophtalmologistes, 60%.  
Ce ne sont là que des moyennes car les dépassements peuvent atteindre des sommets dans les grandes villes, notamment Paris (150%). En revanche, en dehors des grandes villes, les dépassements sont beaucoup moins répandus (25% en moyenne en zone rurale).

Secteur 2, spécificité française   

42% des spécialistes sont aujourd'hui en secteur 2 et environ 10% des généralistes. Le secteur 2 a été créé sous le gouvernement Barre en 1980 pour que les médecins puissent gagner plus sans creuser le trou de la Sécu. D'après de code la santé publique, il est stipulé que le dépassement d'honoraires se pratique "dans le respect du tact et de la mesure".
Le secteur 2 est une spécificité française. Cela veut-il dire que les médecins français gagnent plus que leurs collègues étrangers ?

Français moins payés que les Britanniques, notamment...

Et bien non. Jean de Kervasdoué, professeur aux Conservatoire national des arts et métiers, spécialiste des questions de santé, affirme que les médecins français gagnent "60% de moins que les médecins anglais, deux fois moins que les médecins allemands, 2,5 moins que les néerlandais et 3 fois moins que les médecins américains". Jean de Kervasdoué ajoute que "les médecins s'installent tard. 34 ans pour les généralistes et 38 ans pour les spécialistes ; ils vont avoir une vie professionnelle libérale relativement courte".

Revenus moyens en 2008

D'après la DRESS (les statistiques du ministère de la Santé), la moyenne des revenus annuels déclarés par les médecins libéraux français était de 97.400 euros en 2008. 121.300 pour les spécialistes. 76.600 pour les généralistes. Les radiologues sont ceux qui ont déclaré le plus en 2008 : 173.900 annuels. 

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Vote(s) 37
Beaucoup de commentaires, beaucoup d'ignorance... vous n'entendez pas les étudiants en médecine car ils ont le nez dans le guidon... seul fac considérée comme une grande école sans en avoir le statut. 2 concours, un à l'entrée, l'autre à la sortie, des etudes assumées financièrement par les parents dans la totalité. Des années de vie consacrées à ces études tant la charge de travail est lourde. Un interne fait en moyenne 80h/semaine, 4 gardes/mois, généralement pas de repos de garde, le tout payé 1700euros/mois... Les externes payés entre 100 et 200euros/mois passe toutes leurs matinées à l'hopital, mains d'oeuvres bon marché pour le boulot de secrétariat (pour rappel les stages etudiants dans le secteur privé sont rémunérés à hauteur de 300euros/mois...), et font des gardes aux urgences (vous savez ceux qui dans les CHU vous font les points, vous envoient à la radio et qui par conséquent accélère votre prise en charge... qui malgré ça reste longue!) rémunérées 20h les 24h... Alors oui les étudiants en médécine ont déjà le sentiment d'être exploité par le système, la société... Triste sentiment quand le but de cette profession n'est autre que d'aider son prochain... La lecture de vos commentaires renforcent ce sentiment. D'autant plus qu'aucun d'entre vous ne réalise la difficulté de ces études, la difficulté de ce métier, et jalouse une pseudo condition sociale que vous n'avez pas atteinte... Pour infos, un Professeur des universités gagne 7500euros net en moyenne, quand un pilote de ligne chevroné gagne 15000euros... Pensez vous que le professeur vole sa rémunération? Ses années de sacrifice ne doivent pas être récompensées? alors certes comme l'a montré france 2 il y a quelques jours, certains médecins abusent. Des sanctions doivent être prises envers ceux ci. Si notre société continue de renier les gens qui se décarcassent pour réussir, d'ici peu notre magnifique pays ne sera plus que l'ombre de lui même...
Avatar de anonyme
Lynehes (anonyme),
Vote(s) 38
Je suis étudiante en 6iéme année (la 7iémé à vrai dire), depuis 3 ans je ne peux plus avoir de petits boulots, ni le soir ni l'été comme les autres étudiants, parce que je suis 'salariée de l'hopital' auquel je donne 5 heure par jour 5 jour par semaine voire 6 par semaine et parfois des gardes de 24h payées 20 euros! Certes je suis étudiante et ne suis censée qu'apprendre, mais enlevez seulement les externes des urgences et l'hôpital tournerait beaucoup plus lentement... oserais-je parler des internes (étudiants, 80 heures par semaien, sans qui l'hôpital public ne fonctionnerait qu'à moitié!) ... Ah oui et mes frais de scolarité de bouffes (pâte++++) de fringues, d'apart, les innombrables livres, les ecoles préparatoires annexes, transport, des rares sorties, c'est mes parents qui me les payent 10000/an.... ça fait 7 ans... tous les autres ont un boulot, et une autonomie! ah oui on gueule pas pour l'argent? on fait des burn out? venez une année en medecine, parce qu'après nos 5 heures quotidiennes de stages... s'enchaînent 8h de boulot quotidiennes partagées entre cours, option, boulot personnel, pour nous (re)préparer à un concours en 6ième année, inégal soit dit en passant, pour qu'on puisse partir là où il nous restera des places pour faire ce qui nous restera comme choix de spécialité (donc 6 ans d'études pour beaucoup de deception parfois)... et non on est pas 'muté' parce que tous les avantages des fonctionnaires derrière on les a pas! et c'est quand même pour minimum trois an. on se démerde parce qu'au départ quand même on aime notre métier. alors tu nous entends pas, parce qu'on a autre chose à foutre que faire de la masturbation intellectuelle sur les forums de france info. Voila ma vie commencera après 9 ans d'études si je fais généraliste ou 11 ans si je suis spécialiste ... donc à 30 ans... (après un investissement de 100000 euros par mes parents (qui du coup n'ont pas trop de vie non plus, puisque j'ai 2 soeurs qui font aussi des etudes) ah non parce que j'ai redoublé une, deux trois fois parce que dans ces études ben tu trimes comme un porc pour valider tes années, dans une ambiance professorale élitiste... ah et oui et après être spécialisé faudra bosser pour faire un clinicat et 'mériter' sa place pour pouvoir exercer dans un établissement hospitalier, préparer le concours du praticien hospitalier, et encore un pour être professeur pour les meilleurs d'entre nous... Alors svp, on arrête de dire que les études de médecine (ou tout autre métier aux etudes aussi longues) c'est gratuit, au niveau pécunier mes parents vous diront le reste et au niveau moral, c'est un autre débat... c'est un sacrifice humain social pécunier et de sa santé! Mais par contre, si jamais vous voulez faire ce sacrifice la, pour la joie et le bonheur d'aider les autres (ce qui est quand m^me la base de la motivation de chacun), je t'inivite fortement à le faire (il parrait qu'on manque de médecin) et puis on en rediscute quand t'aura fini dans 10 ans...
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Vote(s) 43
Vrai ou faux? C'est simple je dirais que si ça sent les égouts c'est que c'est vrai, si ça sent la rose c'est que c'est faux. Vu que les français sont très accros aux toubib et sont donc au courant c'est l'un des domaines où on peut pas les prendre pour des imbéciles... je dirais même qu'ils en savent plus que les politiques.
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Vote(s) 45
Ce ne sont pas les "dépassements" qui ont augmenté... mais les honoraires des médecins, enfin pour ceux qui ont le droit de maintenir leur niveau de vie en les augmentant. En revanche, depuis des années le remboursement lui n'augmente pas... Pour les médecins qui n'ont pas le droit de répercuter l'augmentation du cout de la vie et celle -considérable- de leur charges, la seule solution consiste à augmenter le nombre d'actes ou de consultation, donc, pour ne pas augmenter encore leur temps de travail, à réduire leur temps consacré à chaque patient.... Pensez-vous que cela soit un gage de qualité des soins ?
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Vote(s) 44
Rappelez-moi le coût des frais de scolarité pour devenir médecin en France ? Gratuit ou quasi gratuit. Trop de médecin qui se goinfrent et vous pousse vers la sortie dès la 16e minutes de consultation.
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jerome (anonyme) @ Gabriel (anonyme),
Vote(s) 38
oui frais de scolarité normale , comme la totalité des fac , de science po, de 'ENA ... alors pourquoi ne chercher des poux qu'aux seuls toubibs.
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Joseph (anonyme) @ Gabriel (anonyme),
Vote(s) 42
Nous coutons moins qu'un étudiant en BTS ou en faculté de droit. Et dès la 4e année, l'état nous envoit sur le terrain pour "apprendre" et bosser jusqu'à 50h par semaine pour un salaire de 100 à 200€ à la fin du mois. Nous faisons un travail de brancardier, infirmier et secrétaire: l'état fait des économies sur notre dos dès la 4e année. Le nombre de mes amis qui bossent tous les jours, et s'endettent dès l'age de 22 ans pour pouvoir poursuivre leurs études... Ce genre de commentaire nous donne la nausée pour être poli...
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democrate (anonyme) @ Gabriel (anonyme),
Vote(s) 41
curieux commentaire:tous les étudiants se plaignent de précarité,difficulté à se loger,etc...sauf les étudiants en médecine,trop occupés pour aller pleurer(taux de burn out important) par ailleurs,à regarder ma feuille d'impot je ne vois pas du tout ou est la gratuité des études...je les trouvent de plus en plus cheres
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Olivier (anonyme) @ Gabriel (anonyme),
Vote(s) 46
attendez d'avoir un enfant qui fait des études de médecine et vous verrez ce qu'il en coûte pendant 12 voire 15 ans... c'est tout le mal que je vous souhaite
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françois renard (anonyme),
Vote(s) 42
Réponse à BREIZH : Et le salaire des footballeurs ?
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Dagousset (anonyme),
Vote(s) 49
Marisol Touraine parle de "dérive" à propos des dépassements d'honoraires des médecins de secteur II. Si je reprends les chiffres que vient de donner G. Roux, le prix moyen de la consultation d'un spécialiste en secteur II en 1985 était donc de 150 F X 1,23 = 184,50 F. Compte tenu de l'inflation, cette somme équivaut à 46,97 € d'aujourd'hui, ce qui correspond à un dépassement de 105 % par rapport au prix du remboursement de base de la CS du médecin de secteur II, bien davantage que le dépassement moyen de 2011 (56%) dénoncé par la ministre ! La "dérive" que dénonce Marisol Touraine résulte donc dans le montant de la base de remboursement, resté inchangé depuis 1985, faisant de la consultation du médecin spécialiste (CS = 23 €) un acte complètement déconnecté de l'échelle des services en France. Entre 1985 et 2011 le prix moyen de la CS du médecin de secteur II a perdu 23,6% de son pouvoir d'achat alors que les dépassements sont passés de 23 à 56 %. Alors, Madame la ministre, ayez l'honnêteté intellectuelle de chercher l'erreur et ne faites pas un amalgame entre des dépassement abusifs de quelques médecins et les dépassements faits avec tact et mesure de l'immense majorité des médecins à honoraires libres.
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Greg (anonyme) @ Dagousset (anonyme),
Vote(s) 44
Et le pouvoir d'achat des fonctionnaires, vous voulez qu'on en parle ? Ayez, vous, l’honnêteté intellectuelle de replacer votre égoïste situation personnelle dans un cadre un peu plus large, celui de la société française dans son ensemble...les médecins du secteur II "ont perdu 23% de leur pouvoir d'achat" entre 1985 et 2011 ?!? en médecine je ne sais pas ce que vous valez, mais en micro-économie j'ai ma petite idée...
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Vote(s) 47
Ces moyennes de rémunération n'ont aucun intérêt : un médecin généraliste en ville peut gagner 2.000 euros en raison d'une forte concurrence, mais nettement plus si il a su imposer sa notoriété, et un médecin en zone rurale peut gagner 10.000 voire plus en raison de la désertification médicale et de l'absence de choix offert à ses patients par ailleurs vieillissants ! Alors annoncer une moyenne nationale de 6.400 euros n'illustre rien du tout... si ce n'est que les professions médicales sont très mal placées pour se plaindre ! libre à elles d'aller s'installer à Detroit, Vlaardigen, Wittlich ou Bath...
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Dagousset (anonyme) @ Greg (anonyme),
Vote(s) 36
Autant pour moi : en 1985 la CS n'était pas à 150 F mais à 110 F (correspondant à 29,10 € de 2012), soit une perte en pouvoir d'achat de 21%. Elle n'est passée à 150 F qu'en juillet 1994 (l'équivalent de 29,40 € de 2012), soit une diminution du pouvoir d'achat de 21,8%. Pour revenir avec la comparaison avec les fonctionnaires, l'indice 100 de la fonction publique correspondait à 212 CS en 1995, à 241 CS en 2012. Pour revenir au sujet : en 1985 la CS moyenne en secteur II était l'équivalent de 35,80 €, en 1995 de 37,93 € et en 2012 de 35,88 €. Il existe donc en fait une stabilité de la valeur du CS des médecins de secteur II et la "dérive" des dépassements est bien due à l'absence de revalorisation de la base de remboursement des consultation de spécialistes. Mille excuses pour les chiffres erronés d'hier.
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Dagousset (anonyme) @ Greg (anonyme),
Vote(s) 43
C'est bien le problème seulement 10% des médecins terminant leurs études s'installent en libéral aujourd'hui. Il doit bien y avoir une raison, ne croyez-vous pas ? Par ailleurs il vous paraît impensable que le pouvoir d'achat de la CS en secteur conventionné strict ait diminué en 17 ans pour la consultation de spécialiste. Et pourtant ! Renseignez-vous ! 150 F de 1985 correspondent à 38,20 € de 2012. A encore 23 € aujourd'hui la CS a donc diminué de 40% en terme de pouvoir d'achat. C'est un fait. Rien à voir avec les fonctionnaires dont le pouvoir d'achat s'est certainement au moins maintenu sur cette période du seul fait de l'ancienneté, et ce, malgré le passage aux 35 heures. Les médecins libéraux n'ont, quant à eux, comme seule possibilité de maintenir le leur que de diminuer leurs charges (regroupement permettant une diminution de personnel et une mise en commun des moyens) et d'augmenter leur nombre d'actes ou le prix de leur consultation s'ils sont à honoraires libres. Ne confondez pas tout.
Avatar de anonyme
Vote(s) 49
Question : les spécialiste arguent que leurs honoraires élevés sont inévitables car ils permettent l'amortissement de leur matriel de pointe (ou pas d'ailleurs) ; les revenus délarés ne sont ils pas ceux restant après cet amortissement ? Auquel cas, leurs revenus deviennent scandaleux.
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Timai (anonyme) @ breizh (anonyme),
Vote(s) 38
Le problème n'est pas l'amortissement du matériel de pointe (ce sont souvent les cliniques qui le payent, pour la chirurgie du moins) mais le temps passé à utiliser le matériel de pointe. Un exemple en urologie : pour un calcul de 5 cm du rein, en 1980, on incisait l'abdomen en regard du rein, on ouvrait le rein, on enlevait le calcul, et on refermait. Durée d'intervention 1h30 environ. Durée d'hospitalisation 5 jours minimum (coutant à la sécu de nos jours 1500 euros par nuit d'hospit). Taux de complications importants : hemorragie, fistule urinaire, infections, douleurs... Aujourd'hui on le fait par les voies naturelles avec une petite caméra et on casse le calcul (en moyenne 1cm par heure). Durée d'intervention donc au moins 5 heures mais on le fait en plusieurs interventions pour éviter de léser le rein. Pas de cicatrice. Durée d'hospitalisation 24 à 48h. Quasiment aucune complication pour le patient et moins de douleurs. C'est beaucoup plus long et fatiguant pour le chirurgien mais c'est mieux pour le patient. Et c'est pareil pour beaucoup de spécialités chirurgicales et beaucoup de techniques (coelioscopie, chirurgie robot-assistée...). Donc effectivement la chirurgie depuis les années 80 s'est améliorée mais cela a un coup du fait que le chirurgien passe beaucoup plus de temps au bloc pour un meilleur résultat pour le patient... Je ne pense pas que les médecins quel que soit leur spécialité vole l'argent de la sécu ou de la population. Les études sont longues et difficiles. Une fois installé, c'est pareil : en moyenne 90heures par semaine, stress important et vie dévouée aux patients... C'est vrai que certains médecins dépassent largement le tarif sécu mais cela reste une infime partie qui fait du tort à toute la profession. Mais je ne trouve pas scandaleux qu'un médecin gagne plus que de nombreuses professions travaillant moins et dont le niveau d'études est inférieur!!!
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Benoit Meunier (anonyme),
Vote(s) 53
SVP, essayez de comprendre une bonne fois pour toute que le tarif opposable sécu n'a pas augmenté depuis les années 80. Étonnant pour vous que la part modulable augmente (comme tout le reste) ? Étonnant que les dépassements soient plus élevées dans les grandes villes, où il est plus cher de s'installer (comme d'habiter) qu'ailleurs ? Utiliser des chiffres "sécu" c'est bien, mais le but de l'Assurance Maladie est de ne pas augmenter les remboursements pour ne pas creuser son propre déficit, et de mettre le reste à la charge des mutuelles ou du porte-feuille des malades. Et il est tellement plus facile de faire porter cette augmentation sur les médecins en les faisant passer pour des rapaces, que d'admettre que l'assurance maladie ne peut pas aller plus loin dans les remboursements et réfléchir à d'autres moyens de financement. Donc SVP, chers journalistes, essayez de comprendre que la problématique s'inscrit dans une perspective beaucoup plus large ! Augmentation des dépassements d'honoraires, VRAI, dérive, certainement pas. Bien cordialement, Benoit Meunier, étudiant en médecine 6ème année à Marseille.