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L'usage de la pilule en baisse

le Mercredi 12 Septembre 2012 à 09:55
Par Marion Bernard

Ce mode de contraception reste la première méthode utilisée, mais la pilule voit depuis le début des années 2000 le nombre de ses utilisatrices baisser . Une enquête dévoilée aujourd'hui révèle que son usage est compensé en grande partie par des méthodes alternatives hormonales ( implants, patc..), par le port du stérilet ou l'usage du préservatif. C'est la première baisse notable dans l'usage de la pilule depuis sa légalisation en 1967.

Ses utilisatrices sont moins nombreuses, mais la pilule fait de la résistance : c'est encore le premier moyen de contraception utilisé en France. L'enquête Fécond-Inserm-Ined publiée ce mercredi révèle en effet qu'une femme sur deux, entre 15 et 49 ans, l'utilise encore en 2010.

Mais malgré tout, la pilule subit aujourd'hui la concurrence d'autres méthodes contraceptives : le nombre de ses utilisatrices baisse de 4,6% depuis le début des années 2000. Une première, depuis son apparition sur le marché en 1967.

Stérilet, patchs ou préservatifs ?

Cette baisse d'utilisation de la pilule est, en grande partie, compensée par l'arrivée de nouvelles techniques de contraception hormonale (4% des utilisatrices), sauf chez les 20-24 ans, et chez les moins diplômées d'entre elles. Parmi ces méthodes, l'implant est la solution la plus plébiscité (2,6 % des femmes de 15-49 ans) devant l'anneau (1,0 %) et le patch contraceptif (0,4 %).

Celles qui font le choix de la contraception hormonales sont plus souvent des femmes âgées de 25 à 29 ans, tandis que les plus jeunes (18-19 ans) ont plus souvent recours au préservatif pour compenser la baisse d'utilisation de la pilule.

Le stérilet, en revanche, voit sa côte baisser au profit, là aussi, des préservatifs : seulement 1,3% des femmes entre 51 et 49 ans y ont recours.

Nathalie Bajos, directrice de recherche sur ce rapport, note une réelle tendance qui se dégage de l'étude : pour les jeunes femmes de la tranche 20-24 ans, le recours a des méthodes hormonales ne compense que pour moitié la baisse d'utilisation de la pilule. Résultatt : leur couverture contraceptive est moins efficace qu'avant.

"la diversité de la vie sexuelle des jeunes femmes d'aujourd'hui, dans la tranche 20-24 ans, ne s'accompagne pas de la diversité des moyens de contraception qui leur sont proposés" (Nathalie Bajos, auteur de l'enquête)

La chercheuse note également que les clichés ont la vie dure  : une grande part des utilisatrices ignorent souvent qu'une femme qui n'a pas eu d'enfant peut utiliser un stérilet : le travail de pédagogie reste à faire, y compris auprès des professionnels. 

Certaines font l'impasse

En France, 3% des femmes n'utilisent aucun mode de contraception (sans souhaiter être enceinte), et certaines résistantes poursuivent encore les méthodes de grand-maman, dont les pratiques sont stables depuis 2000, selon le rapport Fécond-Inserm-Ined : 6,2 % choisissent encore le "retrait" ou la méthode des températures

Pour Nathalie Bajos, co-auteur de l'enquête, les pratiques varient peu, sauf chez les jeunes femmes  
 

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. © IDÉ

 

Par Marion Bernard
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Merci Agnès Soubiran, Marion Bernard et autres féminités en tête de cortège. Le travail pédagogie est à faire aussi auprès des hommes. Je suis désolé. Je pense qu'il y a une certaine lâcheté à ne pas inviter les prétendus père pour bien "entrer en parantalité". Les causes de séparation sont générées par l'envie. Les familles recomposées restituent la grandeur des tribu d'Amazonie. Tout le monde peut bénéficier d'un sens nouveau de la parantalité et de l'adoption. Les enfants sont les premiers usufruitiers. Cependant, il est malsain d'utiliser le handicape des autres pour s'en nourrir ... régulièrement. La contraception est une affaire d'amour, donc une affaire collective. Merci.
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