aller directement au contenu
  • Votre radio, vos favoris, vos alertes personnalisées

L'auteur de l'étude controversée sur les OGM veut rendre publiques toutes les informations

le Mardi 25 Septembre 2012 à 09:11
  • 9 commentaires
  • Votre évaluation : Aucun Moyenne : 5 (2 votes)

Depuis qu'il a publié l'étude sur la toxicité du maïs OGM NK 603, son auteur Gilles-Eric Séralini, est en proie à de nombreuses critiques, notamment sur l'origine des rats. Le professeur propose de mettre à disposition les données brutes qui ont servi à son étude.

Gilles-Eric Séralini lors d'une conférence sur les OGM à Caen le 20 septembre © Reuters - Yves Herman

Le professeur Gilles-Eric Séralini et son équipe ont travaillé pendant deux ans sur l'étude "In Vivo" et ont conclu que les rats nourris avec du maïs OGM NK 603 souffraient, à terme, de tumeurs mammaires et de problèmes au niveau des reins et du foie.

Les détracteurs de l'étude estiment que l'expérience n'a pas portée sur un nombre significatif de rats et que l'espèce choisie serait très sensible aux tumeurs. Sur l'origine des rats, Gilles-Eric Séralini se défend : "c'est la même souche de rat sur laquelle a travaillé Monsanto pour avoir ses autorisations [de commercialiser]". Et pour que tout le monde en soit vraiment conscient, Gilles-Eric Séralini veut rendre l'étude publique : "Je suis à la disposition des autorités pour mettre sur un site public les données brutes de mon étude et pour qu'on en fasse de même avec les données brutes qui ont servi à l'autorisation de ces produits".

"Il y a sans doute déjà des effets significatifs qui ont été vus et qui ont été négligés" (Séralini)

Le Professeur Gilles-Eric Séralini estime qu'il est attaqué pas des lobbies favorables aux industriels. Il demande la transparence de tous sur ce sujet (lui et les industriels) : "Si j'ai raison, outre le fait que des têtes tomberont peut-être parmi les experts, il y a quand même la remise en cause des tests qui ont permis l'autorisation des produits, donc je crois qu'il en va d'un problème de santé publique et que la moindre des transparences dans cette affaire c'est de ne pas admettre que depuis 50 ans, les données qui servent à évaluer, sur des rats, par les industriels, soient tenus secrètes".

Gilles-Eric Séralini plaide pour la transparence de toutes les données  
 

Lecture
 
Partager

 

 

9
Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Vote(s) 40
réponse à françois., mr Seralini demande à ce que son étude soit à la disposition des autorités pour mettre sur un site public les données brutes de son étude et pour qu'on en fasse de même avec les données brutes qui ont servi à l'autorisation de ces produits". Posez vous la question du pourquoi ses 7 études précédentes ont été invalidées? Par rapport au nucléaire outre le tsunami qu'il y a eu au japon... tte la zone irradiée, est interdite à toute âme qui vive.. et pour longtemps... cela ne vs suffit pas.. avez vous besoin d'un greenpeace ou areva..?
Avatar de anonyme
Vote(s) 39
réponse à françois., mr Seralini demande à ce que son étude soit à la disposition des autorités pour mettre sur un site public les données brutes de son étude et pour qu'on en fasse de même avec les données brutes qui ont servi à l'autorisation de ces produits". Posez vous la question du pourquoi ses 7 études précédentes ont été invalidées? Par rapport au nucléaire outre le tsunami qu'il y a eu au japon... tte la zone irradiée, est interdite à toute âme qui vive.. et pour longtemps... cela ne vs suffit pas.. avez vous besoin d'un greenpeace ou areva..?
Avatar de anonyme
Vote(s) 43
Mr Le professeur Gilles-Eric Séralini . Nous sommes fier de vous ! Vous faites honneur a la France ! Et malheureusement les pouvoirs politique internationaux sont encore impuissant a nous protéger et a poursuivre vos études d’utilités publique.... !
Avatar de anonyme
mickael night (anonyme),
Vote(s) 40
La question est combien de temps encore le profit prendra le pied sur l etre humain et son bonheur de vivre ....
Avatar de anonyme
François (anonyme),
Vote(s) 42
D'après Philippe Jourdier, biologiste, ancien directeur de recherches à l'INRA, qui a présidé le comité d'experts de l'Agence Française de Sécurité Sanitaire de 2006 à 2009, M. Séralini a déja produit 6 ou 7 études sur les OGM qui ont TOUTES été invalidées...Ceci ne plaide pas en la faveur de la 8° étude...
Avatar de anonyme
Vote(s) 49
bravo, merci et longue vie à ce monsieur !
Avatar de anonyme
Vote(s) 50
ce serait pas trop tôt d'avoir des études indépendantes des grands cartels industriels pour ce qui concerne la bouffe... et les produits pharmaceutiques... et finalement, tout ce qu'on nous fait gober... je trouve dommage (c'est peu dire) qu'on casse du sucre sur le dos de quelqu'un qui a fait une étude et propose ses données brutes aux consommateurs, alors que monsanto se garde bien de publier le détail...
Avatar de anonyme
Sam (anonyme) @ ced (anonyme),
Vote(s) 38
Pour François. Parce qu'ils ont beaucoup moins à y gagner. Le problème de ces scientifiques n'est pas qu'ils croient ou non au bien fait des OGM, le problème c'est qui les pailles. La plupart des scientifiques ont une opinion sur les OGM. Quand il y a un procès, les juges ne sont pas payés par les accusés ni par les accusateurs. une opinion n'est pas un conflit d’intérêts.
Avatar de anonyme
François (anonyme) @ ced (anonyme),
Vote(s) 45
Vous avez raison, mais Seralini est un militant anti OGM connu. Dès lors, si les études des industriels de l'agro-alimentaire peuvent être suspectés de partialité, les siennes sur les OGM aussi. Mais on a le même problème sur bien d'autres sujets. Pourquoi croire davantage Greenpeace qu'Areva sur le nucléaire, par exemple?...