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Les apnées du sommeil triplent le risque d'accident de la route

le Mardi 3 Décembre 2013 à 10:55
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Une étude scientifique américaine vient de démontrer que les apnées du sommeil triplent les risques d'accidents de voiture. Un constat inquiétant car deux millions de personnes, en France, souffrent de cette maladie.

Le port d'un masque peut soigner les apnées du sommeil © Fotolia.com - © BVDC - Fotolia.com

Les apnées du sommeil sont des arrêts répétés de la respiration au cours du sommeil. Pendant que nous dormons, nos muscles se relâchent. Les tissus du fond de la gorge se relâchent aussi. Et encore davantage après 50 ans : parce que l'on vieillit et parce qu'il arrive aussi que l'on prenne du poids. Du coup, l'air passe plus difficilement et fait vibrer ces tissus relâchés : c'est ce qui crée le ronflement. Si l'air est bloqué, qu'il n'arrive pas à passer, on arrête de respirer, momentanément certes, et on reprend ensuite sa respiration. C'est dans ce cas que l'on parle d'apnées du sommeil. Elles sont considérées comme pathologiques lorsqu'elles durent plus de dix secondes, et qu'elles surviennent plus de dix fois par heure au cours de la nuit.

Ces pauses respiratoires entraînent une déstructuration du sommeil, qui perd en qualité et qui n'est plus reposant.

Le cœur travaille beaucoup plus pour mobiliser toutes les réserves en oxygène. Le réveil devient difficile et dans la journée, les patients souffrent d'une somnolence excessive accompagnée parfois de difficultés de concentration et de troubles de la mémoire. D'où le risque majoré d'accident de la circulation.

La somnolence au volant représente un danger à tout moment de la journée, y compris le matin, quand on vient de se réveiller. Ce qui se traduit par des statistiques inquiétantes que l'étude américaine a mis en évidence : 69% des patients apnéiques ont déjà eu un accident, et un apnéique sur 10 s'est déjà endormi au volant, ce qui a provoqué l'accident.

Différence entre hommes et femmes

Cette étude montre aussi que les femmes qui présentent des apnées du sommeil ont moins d'accidents de la route que les hommes qui en souffrent.

Les hommes sont davantage concernés par les apnées, pour une raison très simple, une raison anatomique : ils accumulent davantage la graisse autour du cou. On voit bien qu'après 50 ans, les hommes ont un cou un peu plus enveloppé. Donc le passage de l'air est plus difficile, les hommes ronflent davantage et ils font aussi davantage d'apnées. Mais il est vrai que les apnées du sommeil n'ont pas le même impact chez les hommes et chez les femmes.

Selon l'étude américaine, cela pourrait s'expliquer par la façon dont les deux sexes réagissent à la somnolence. Les femmes ont tendance à mieux la prendre en compte. Quand elles se sentent fatiguées, elles évitent de conduire. Un comportement de prudence qui s'observe moins chez les hommes qui souffrent de somnolence, et qui ont 25% de risques supplémentaires d'être impliqués dans un accident de la route.

Soigner les apnées

Quand on souffre d'apnées du sommeil, il faut consulter, faire un bilan, et se soigner. Il existe un traitement, qui rebute un peu les patients, il faut bien l'avouer, mais qui a fait la preuve de son efficacité : c'est le port d'un masque à pression positive continue, à porter pendant la nuit. L'appareil génère un débit d'air important qui libère les voies respiratoires. Les patients retrouvent une bonne qualité de sommeil, ils ne sont plus somnolents dans la journée. Du coup, quand ils suivent bien leur traitement, ils peuvent reprendre la conduite, sans risque majoré d'accident. Mais, une enquête vient tout juste de montrer qu'en France six patients sur dix ne se soignent pas.

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
En France, on continue à nier cette réalité (pas de visite médicale), mais on traque le km/h par des radars multiples. Erreur de diagnostic, erreur de traitement, donc la fin sera fatale avec des radars tout aussi inutiles que dangereux, car ils masquent la réalité: somnolence excessive, alcoolisme excessif, consommation de stupéfiants et de sédatifs, videos et smartphoning en conduisant… Continuons bien dans ce sens...
Avatar de anonyme
En France, on continue à nier cette réalité (pas de visite médicale), mais on traque le km/h par des radars multiples. Erreur de diagnostic, erreur de traitement, donc la fin sera fatale avec des radars tout aussi inutiles que dangereux, car ils masquent la réalité: somnolence excessive, alcoolisme excessif, consommation de stupéfiants et de sédatifs, videos et smartphoning en conduisant… Continuons bien dans ce sens...
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