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La mémoire traumatique

le Lundi 1 Octobre 2012 à 10:55
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Dans "Sauve-toi, la vie t'appelle" chez Odile Jacob, Boris Cyrulnik mène une enquête sur son passé de petit garçon juif pendant la guerre. Un travail pour lequel il a rencontré les témoins de son arrestation et de son évasion. C'est ainsi qu'il s'est aperçu que sa mémoire lui avait joué des tours.

© Odile Jacob

De nouvelles techniques en neuro-imagerie montrent que notre effort d'imagination est le même que celui du souvenir. Lorsqu'il y a une mémoire traumatique, on est fasciné par l'agresseur et on ne voit que lui. Tout ce qui est autour devient flou. Pour survivre beaucoup de patients préfèrent ne rien dire et nier les images qui leur reviennent.

"Lors de ma première naissance, je n'étais pas là. Mon corps est venu au monde le 26 juillet 1937 à Bordeaux. On me l'a dit. Je suis bien obligé d'y croire puisque je n'en ai aucun souvenir. Ma seconde naissance, elle, est en pleine mémoire. Une nuit, j'ai été arrêté par des hommes armés qui entouraient mon lit. Ils venaient me chercher pour me mettre à mort. Mon histoire est née cette nuit-là."

C'est cette histoire bouleversante que Boris Cyrulnik nous raconte pour la première fois en détail dans Sauve-toi, la vie t'appelle où l'émotion du survivant se conjugue au talent de l'écrivain, où le récit tragique se mêle à la construction de la mémoire, où l'évocation intime d'une enfance fracassée par la guerre exalte la volonté de surmonter le malheur et de répondre à l'appel de la vie.


Boris Cyrulnik est neuropsychiatre et directeur d'enseignement à l'université de Toulon. Il est l'auteur d'immenses succès, notamment Un merveilleux malheur, Les Vilains Petits Canards, Parler d'amour au bord du gouffre, De chair et d'âme et Autobiographie d'un épouvantail. 

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