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Cosmos, les ultimes défis

le Samedi 16 Juin 2012 à 14:00
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Le magazine Science et Vie se penche sur la question des limites en astronomie. Limites des télescopes, présents et futurs, mais aussi limites imposées par la nature même de l'Univers. Verra-t-on un jour la toute première galaxie, la toute première étoile ? Découvrirons-nous les paysages des planètes extrasolaires, verrons-nous ce qu'il y a dans les trous noirs ?

Hors Série Science et Vie, juin 2012.

Astronomes américains, japonais et européens sont lancés depuis quelques années dans la quête de la plus lointaine galaxie de l'Univers... Régulièrement, un record de distance est battu, aujourd'hui, la limite des observations astronomiques se situe vers 13 milliards d'années-lumière, dans un Univers âgé de 13,7 milliards d'années... Cependant, il semble que les différentes équipes ne s'accordent qu'une confiance mutuelle très modérée... En effet, certaines découvertes sont purement et simplement ignorées par les différents teams d'astronomes, alors qu'elles ont dûment été publiées dans des revues à référés... Pourquoi ? Parce que l'observation d'astres aussi lointains et faibles est extraordinairement difficile et les données obtenues, après des dizaines d'heures de pose, sont très fragiles et parfois sujettes à caution...

En clair, la génération de télescopes actuelle est arrivée à la limite extrême de ses possibilités. Les astronomes attendent désormais la nouvelle génération d'instruments géants, qui pourrait entrer en service dans une décennie, pour tenter d'observer la toute première galaxie, qui a du se former voici environ 13,5 milliards d'années...

Cette quête des limites, c'est le sujet du numéro Hors-Série que le magazine Science & Vie publie ce mois-ci, sous la houlette de Cécile Bonneau. C'est de deux limites qu'il est question. D'abord, la limite technique, observationnelle : sera t-il possible un jour de "tout voir", depuis la surface des exoplanètes jusqu'à la naissance de la première étoile ? A quels instruments rêvent les astronomes, seront-ils réalisés un jour ? L'autre limite, c'est celle de la nature : celle-ci censure certaines observations. On ne peut, par exemple, se pencher sur l'abîme d'un trou noir pour regarder "ce qu'il y a dedans", la lumière ne circulant ici que dans un seul sens. De même, il sera, à jamais, impossible de voir ce qu'il y a derrière l'horizon cosmologique, cette surface immatérielle, qui recouvre, et clôt, notre Univers...

 

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