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Dépistage du cancer du sein : une campagne d'information... et une polémique

le Mercredi 26 Septembre 2012 à 17:56
Par Caroline Caldier

La mammographie, examen essentiel dans le dépistage du cancer du sein © Maxppp

Avec 11.400 décès chaque année, le cancer du sein reste la première cause de décès par cancer chez les femmes. Depuis 2004, un dépistage gratuit est proposé à toutes les femmes âgées de 50 à 74 ans. L'association "UFC-Que choisir" estime que les femmes concernées par ce dépistage sont mal informées.

Octobre rose, mois national de mobilisation en faveur du dépistage du cancer du sein, commence ce mercredi. Mais cette année, la campagne débute avec une polémique. Selon l'association de consommateurs "UFC-Que choisir", l'information à destination des femmes n'insiste pas assez sur les risques de surdiagnostics et donc de surtraitements. Le surdiagnostic, principal risque du dépistage systématique, peut en effet entraîner des examens et des traitements inutiles, dont certains "lourds de conséquences" (ablation, radiothérapie, chimiothérapie).

Sept à neuf décès évités pour quatre femmes surdiagnostiquées

Malgré cette réalité, la présidente de l'Institut national du cancer, le professeur Agnès Buzyn, estime que la balance bénéfice-risque penche nettement en faveur de ce dépistage organisé. Une nouvelle étude qui a passé en revue les programmes européens de dépistage et qui conclut que pour 1.000 femmes soumises tous les deux ans à une mammographie entre 50 et 69 ans, sept à neuf décès sont évités et quatre femmes sont surdiagnostiquées.

La ministre de la Santé Marisol Touraine a également souligné que la "liberté de choix" des femmes était "un principe fondamental qui n'est pas menacé" et que chaque femme devait disposer de "toute l'information nécessaire" avant de se faire dépister. Mais, a-t-elle ajouté, "personne ne met en cause la pertinence du dépistage" dans le débat en cours.

Généralisé à tout le territoire français en 2004, le dépistage organisé invite toutes les femmes de 50 à 74 ans à se rendre tous les deux ans chez un radiologue agréé pour une mammographie (avec lecture du résultat par deux radiologues différents) et un examen clinique des seins pris en charge à 100% par l'Assurance maladie.

En dépit du risque de surdiagnostic, le dépistage organisé permet de sauver des vies   
La présidente de l'Institut National du Cancer, le professeur Agnès Buzyn

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Par Caroline Caldier
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Un « surdiagnostic » est un gros la détection d'un problème (maladie, cancer), diagnostiqué (et donc traité), alors qu'il n'y en avait pas. D'où les "examens et des traitements inutiles" (c'est dommage de subir une chimio pour rien!) Certains cancers du sein apparaissent autour de 35-40 ans, c'est aussi dommage de n'inciter à surveiller qu'à partir de 50...
Avatar de anonyme
Ah en faim une boite de dialogue ! ! ! ! Dire que sept à neuf décès sont évités, c'est dire la fierté de la médecine. Certes, cette fierté est légitime. Point trop n'en faut. Car, je vous demande la fierté que quelqu'un peut avoir d'aller faire un dépistage. Si vous travaillez dans un milieux "hospitalier", rein d'anormal, scie vous travailler en forêt, les bruits de couloir seront bizarre. Le sein, c'est quand même la source nourricière par excellence. Un dépistage systématique d'un poison dans cette source est aussi le dépistage de notre fierté d'être vivant grâce à cette source. Or le poison ne provient pas du sein, mais de ce que nous l'avons révéler publiquement depuis une petite centaine d'année. Le poison jaillit comme une levée de champignon en sous bois. Mais le soleil rédempteur et les manuelles forestiers sont dans un autre monde. Ce coût ci je dit pas Merci ! NA ! Non mais !
Avatar de anonyme
Élisabeth (anonyme),
Quelqu'un (un journaliste par exemple) aurait-il l'amabilité de nous expliquer ce qu'est un « surdiagnostic » ? Merci.
Avatar de anonyme
Nelyne (anonyme) @ Élisabeth (anonyme),
Je vais vous l'illustrer par mon histoire. Cancer il y a 12 ans,Mammectomie, curage axilaire avec 2 ganglions touchés dont un avec rupture capsulaire, puis reconstruction 2 ans plus tard. Je me suis sortie avec une facilité déconcertante. (9 jours d'arrêt de travail en plus des hospitalisations, pas une douleur pas un mal être). Chapeau mon médecin... Il m'a présenté comme précautions une chimio (4 séances) et des rayons (30 séances), drainage lymphatique que j'ai acceptés. Parfait Puis, mon cancer étant sensible aux hormones, 5 ans + 2 ans supplémentaires (avec une autre molécule) d'hormonothérapie. J'ai accepté aussi en commençant à me demander si cela ne commançait pas à faire beaucoup. Mais quand, 10 ans plus tard, il me propose, toujours à titre préventif, une ablation de l'utérus, là ce fut NON. Je sais bien qu'il y a un risque -minime- que des cellules cancéreuses aient pu migrer vers un autre organe féminin, mais jusqu'où va-t-on aller? Après cela, il m'aurait proposé quoi? La vie étant, par définition, une "maladie mortelle", il y a toujours un risque... qui peut aussi ne pas être sanitaire. Cette proposition d'opération me paraît être un sur-diagnostic.