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Cancer du sein : le travail de nuit au banc des accusés

le Mercredi 20 Juin 2012 à 07:09
Par Guillaume Gaven

"On est plus malade quand on travaille la nuit", constate Philippe Crépel, secrétaire fédéral CGT-Santé  

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Selon une étude rendue publique aujourd'hui, le travail de nuit, qui perturbe le rythme biologique, entraîne chez les femmes un risque accru de 30% de cancer du sein - et même de 50% pour les femmes ayant commencé à travailler de nuit avant leur première grossesse.

Le dépistage du cancer du sein passe par des mammographies régulières © Fotolia.com dalaprod

Ce n'est pas le première fois que le travail de nuit est pointé du doigt. Il est d'ailleurs classé comme "probablement cancérogène", en tant qu'activité perturbatrice du "rythme circadien" - l'alternance veille-sommeil - par l'agence cancer de l'OMS.

Mais c'est la première fois qu'est mis en évidence le lien travail de nuit - cancer du sein. L'étude du Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations de l'Inserm porte exclusivement sur les femmes - 1.250 atteintes d'un cancer du sein et 1.350 non touchées, en Ille-et-Vilaine et Côte-d'Or.

Et le constat est sans appel : le risque de cancer du sein est supérieur de 30% chez les femmes qui travaillent de nuit. Et même de 50% pour celles qui ont commencé à travailler de nuit avant leur première grossesse. Dans ce cas, l'hypothèse est qu'avant la première grossesse, "les cellules des glandes mammaires, pas encore complètement différenciées, sont encore plus vulnérables à des perturbations", explique l'épidémiologiste Pascal Guénel.

Avant de conclure : "toutes les études sur le travail de nuit partent de l'hypothèse d'une perturbation du rythme circadien qui entraîne une perturbation du cycle hormonal, suspectée d'entraîner un risque accru de cancer."

Par Guillaume Gaven
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
merci moi ça fait 25 ans que je fait de l'internat educatif aupres d'enfant ou adolescents. cette étude me parle beaucoup. Pour moi faire une nuit une foi dans la semaine(voir 2 de temps en temps)et,si elles sont sufisamenment espacées(96 heures mais ,jamais en dessous des 48 heures de repos néessaire à notre bonne santé. c'est ce que nous faisons de nouveau actuellement. en effet,nous avons fait des nuits dans le cadre de cette fameuse loi 2001(les 12 heures...). Nous faisions trois nuits a suivre..12 heures de nuit..12 heures de repos...suivi parfois d'une journée de travail. Nous sommes tombés malade.....d'épuisement ! merci à ce chercheur Monsieur Pascal Guénel qui affirme scientifiquement des choses que peu de gens ou de collègues comprennent ,que ce soit dans le santée ou le médico social raymond
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