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Autisme, schizophrénie : une paternité tardive augmenterait les risques

le Jeudi 23 Août 2012 à 11:36 mis à jour à 16:27
Par Mélanie Potet

Les mutations génétiques spontanées (non héréditaires) augmenteraient avec l'âge du père à la conception © Fotolia.com

S'il est prouvé que l'âge avancé d'une femme enceinte accroît les risques d'anomalies, une paternité tardive n'est pas sans conséquences. C'est ce que démontre une étude publiée mercredi dans le journal scientifique britannique Nature.

Si les risques d'une grossesse tardive sont reconnus depuis plusieurs années, une étude dirigée par l'Institut national de la santé américain et publiée mercredi par la revue scientifique britannique Nature, prouve que la paternité tardive peut avoir de graves conséquences sur la santé de l'enfant. Troubles autistiques, schizophrénie, malformations congénitales. Autant de pathologies qui peuvent être engendrées par l'âge avancé du père.

Une histoire de mutations spontanées

Plus le père est âgé au moment de la procréation, plus le génome qu'il transmet à son enfant contient des mutations génétiques spontanées. Moteur de l'évolution, les mutations spontanées ne sont pas préjudiciables et apparaissent naturellement chez un individu alors qu'aucun de ses parents ne les possède dans son patrimoine génétique. Mais certaines d'entre elles sont à l'origine de maladies diverses ou de maladies congénitales.

Afin d'évaluer l'importance des mutations, Augustine Kong, chercheuse islandaise, et son équipe, ont analysé le génome de 78 enfants atteints de troubles autistiques et de schizophrénie ainsi que celui de leurs parents. Résultats : en moyenne, le génome d'un nouveau-né possède 60 mutations spontanées, dont les trois-quarts transmises par le père. Et avec l'âge, les mutations spontanées paternelles ne cessent de croître.

Progressivité du risque

Un homme de 20 ans transmet en moyenne 25 mutations tandis qu'un homme de 40 ans en transmet 65. Pour résumer, Kari Steffansson, l'un des auteurs de l'étude, explique qu'un "père âgé de 40 ans transmet deux fois plus de mutations à son enfant qu'un père âgé de 20 ans". Une "bonne chose" pour la diversité mais pas lorsque ces mutations entraînent des troubles autistiques ou des malformations congénitales.

Et les risques augmentent rapidement. Pour chaque année supplémentaire du père à la conception, deux mutations spontanées supplémentaires apparaissent. Soit, un taux de mutations paternelles qui augmente de 4,28% en un an.

Ansi, Kari Steffansson conclut son étude en déclarant qu'une "part substantielle" des nouveaux cas d'autisme diagnostiqué ces dernières années et de schizophrénie aurait un lien avec l'âge des père à la conception.

Alternative possible pour les hommes : la cryogénisation de leur sperme durant leur jeunesse.

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Par Mélanie Potet
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Effix (anonyme),
"Alternative possible pour les hommes : la cryogénisation de leur sperme durant leur jeunesse." Ben voyons... ou comment artificialiser encore un peu plus ce qu'il y a de plus naturel au monde: La procréation. Sans parler des dérives eugénistes possibles avec ce genre d'idées. Gattaca, on y arrive!
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