Auteur d'une prestation convaincante en numéro 8, Louis Picamoles a été un des meilleurs contre l'Italie samedi. Le troisième ligne toulousain est satisfait mais ne veut surtout pas s'emballer.
france picamoles © Panoramic
Louis Picamoles, dans quel état d’esprit êtes-vous après ce succès face à l’Italie 'Nous sommes contents. On avait à cœur de bien rentrer dans ce Tournoi. Comme d’habitude, tout n’a pas été parfait mais nous avons marqué quatre essais et marquer quatre essais sans en prendre, c’est assez positif. Il reste encore du boulot mais on s’y attendait. On savait que tout n’allait pas être parfait. On doit continuer car ce sera costaud la semaine prochaine (ndlr : contre l’Irlande).
A titre individuel, comment vous êtes-vous senti '
Bien. J’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver l’équipe de France. J’ai eu la chance de démarrer le match. Mais c’est compliqué d’évaluer sa performance, surtout à chaud sans avoir revu les images. Comme l’ensemble de l’équipe, il y a eu des choses bien mais aussi des imperfections. Le plaisir était là. J’ai essayé de mettre un maximum d’envie dans le jeu et j’espère avoir donne satisfaction. Je sais que je peux faire mieux.
Racontez-nous votre action qui amène l’essai de Julien Malzieu…
En amont, il y a eu d’abord un gros travail de la mêlée après une introduction italienne. Après, je prends une initiative. Je pars sur le côté opposé à l’introduction. J’entends des appels mais je ne vois pas forcément que ça s’ouvre pour quelqu’un d’autre. Je décide de garder le ballon et j’entends Julien qui m’appelle sur l’aile. J’essaie de lui adresser la meilleure passe possible et il fait ensuite son exploit pour marquer cet essai. Ça fait plaisir. « Je nourris un peu plus d’objectifs »
Avez-vous tourné la page de la Coupe du monde, où vous avez finalement peu joué '
On a vécu une belle aventure humaine en Nouvelle-Zélande et on est passé à autre chose avec un nouveau staff et des nouveaux joueurs. C’est le début d’une nouvelle aventure. On a envie qu’elle soit belle. On veut regarder devant.
Cette aventure vous a, selon vos propres dires, rendus plus fort…
Oui, c’est vrai. J’avais été appelé un peu au dernier moment. C’était une satisfaction et je m’étais fixé comme objectif de m’imposer et d’avoir du temps de jeu. Cela n’a pas été le cas. J’étais rentré avec beaucoup de frustration de cette Coupe du monde. Cela m’a donné envie de continuer à bosser pour retrouver l’équipe de France au plus vite. J’ai la chance d’être là aujourd’hui et je nourris un peu plus d’objectifs sur le futur avec l’équipe de France.
Lesquels '
Pendant quatre ans, j’ai fait des allers-retours et j’aimerais bien être plus constant dans mes performances avec l’équipe de France. Je veux essayer de m’imposer dans ce groupe. Cela passera par le travail en club, qui reste la priorité si on veut jouer en équipe de France.
Faire partie de cette nouvelle aventure dès le début est une marque de confiance de la part des nouveaux entraîneurs…
Oui, c’est appréciable. Mieux vaut en faire partie. J’ai eu la chance de débuter ce premier match. C’est une première étape mais rien n’est acquis. Après chaque match, il faut savoir se remettre en question. C’est important de faire une autocritique de ses performances pour être encore plus performant. Je savoure à chaque fois que j’enfile ce maillot mais je garde beaucoup de réserves. J’essaie d’être humble pour continuer à progresser. J’ai décidé de me poser moins de questions et de prendre un maximum de plaisir.
La présence de Yannick Bru, comme à Toulouse, est-elle rassurante '
Oui, je ne vais pas m’en cacher. La présence de Yannick me rassure. Je travaille avec lui depuis trois ans. Il m’a beaucoup aidé depuis que je suis arrivé au Stade. Il m’a aidé à franchir un cap. Ça fait du bien pour la confiance. Il me connaît et sait ce dont je suis capable. Cela permet de moins se poser de questions.

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