Le tournoi des Six nations bat son plein et, comme d'habitude, une très grande partie des joueurs du XV de France proviennent des clubs du Sud-Ouest. Pourquoi le rugby a-t-il autant de mal à percer dans le Nord ?
Une grande partie des joueurs du XV de France vient du Sud-Ouest. Une fatalité ? © Michel Feltin-Palas
Toulouse, Castres, Perpignan, Montpellier... Encore une fois, le Midi de la France domine le XV tricolore qui affronte ce dimanche l'Italie. Une prédominance que l'on retrouve aussi dans notre championnat, puisque 27 des 30 équipes du Top 14 et de la pro D2 se situent au sud de la Loire. Les trois exceptions se situent toutes en région parisienne, avec le Stade français, le Racing et Massy.
Y aurait-il donc une fatalité géographique qui voudrait que Rugby rime avec Midi ? Ce n'est pas évident. Car il faut rappeler que le Havre fut le premier club créé dans l'Hexagone, en 1872 et que le premier championnat de France opposa 14 villes, dont 12 se situaient dans la région parisienne.
La fédération française de rugby essaie depuis longtemps d'inverser la tendance, en aidant les clubs du Nord à se structurer et en y organisant des rencontres internationales, comme ce sera le cas en Bretagne prochainement, avec le championnat du monde des moins de 20 ans. Avec un certain succès, d'ailleurs : le nombre de clubs et de licenciés y est en forte hausse. Et lorsque l'équipe de France joue à Lille ou à Nantes, les stades sont plein.
Impossible, en revanche, de lancer à Nantes, à Lille ou à Strasbourg des clubs professionnels capables de rejoindre l'élite. Ce ne sont pourtant pas les joueurs de talents qui manquent. Non : le problème est que, dès qu'un jeune un tant soit peu prometteur est repéré, il est aussitôt contacté par un grand club, situé la plupart du temps au Sud. Morgan Parra est originaire de Metz, Florian Fritz de Sens, Maxime Mermoz des Vosges, mais ces trois internationaux jouent respectivement à Clermont, à Toulouse et à Toulon. Un cercle vicieux dont il est difficile de sortir.
Ce qui revient finalement à poser une autre question : pourquoi le Sud, et le Sud-Ouest en particulier, s'est-il pris de passion pour le ballon ovale ? Commençons par faire un sort à deux explications souvent citées. Je suis sceptique sur la pratique antérieure de la soule, car ce jeu très ancien se pratiquait surtout en Normandie et en Picardie, qui ne sont pas vraiment aujourd'hui des terres de rugby. Quant à l'influence supposée en Aquitaine de l'Angleterre, le pays qui a inventé ce sport, elle n'est guère plus convaincante : si cela était vrai, l'Aquitaine devrait aussi dominer le foot, un autre sport créé par les Anglais, ce qui n'est pas le cas.
D'autres raisons plus probantes sont avancées par
les spécialistes. La météo très douce du Sud-Ouest, qui permet aux terrains de
rester praticables l'hiver. La faible influence du catholicisme dans ces
régions de tradition radical-socialiste, sachant que L'Eglise s'est longtemps méfiée
d'un sport où les corps se touchent d'un peu trop près, et a plutôt
privilégié dans ses patronages le foot et le basket. Il y a enfin, il y a surtout la culture locale, qui
valorise les hommes puissants, mais aussi l'évitement -que l'on songe à la force
basque ou aux courses landaises. Certains ont même établi un parallèle entre la
césure Nord/Sud du rugby et d'autres lignes de partage de la France : les
langues d'oil contre les langues d'oc, la culture du blé contre la culture
de la vigne ou encore la pente des toits.
Si cela est vrai, si la passion pour le ballon ovale
renvoie au fond à l'âme des peuples, alors Rugby a toutes les chances de rimer
longtemps encore avec Midi.

Grève en vue à la SNCF le 13 juin prochain
Karachi : le juge détient la preuve d'un financement occulte de la campagne de Balladur
Deux frères arrêtés puis relâchés en Bourgogne, après les menaces contre un lycée alsacien
Vincent et Bruno, futurs premiers mariés homosexuels à Montpellier
Des enfants trouvent de la cocaïne sur le chemin de l'école et la goûtent
Eurovision : 26 candidats, dont Amandine Bourgeois, à la voix (trop) cassée
L'ONU place la Polynésie française sur la liste des territoires à décoloniser
Dessiner la BD "Blacksad" est désormais un jeu d'enfant
Les ados et le harcèlement sur les réseaux sociaux
Consommation: "Zéro Gâchis" au supermarché
Cannes 2013 : Benicio Del Toro sur la croisette pour le dernier Desplechin
Nuit des musées : plus de 1.300 musées ouverts ce soir en France
Le plateau du Grand Journal à Cannes évacué après des coups de feu
Football : Nantes et Guingamp joueront en Ligue 1 la saison prochaine
Coupe d'Europe de Rugby : Clermont et Toulon opposés en finale
Paire affrontera Federer
L'ancien coureur cycliste Philippe Gaumont est décédé
Des trajets peu chers, grâce au covoiturage
Play-offs : Le Mans et Roanne s'offrent un match d'appui
Divers : Pearson sera absente jusqu'en juillet
Natation : le champion Yannick Agnel part s'entraîner outre-Atlantique
Décès de Ken Venturi
Qui fabrique nos vêtements ?
Crue centennale : à quoi faut-il s'attendre ?



![[title]](http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/140_liste/2013/04/26/966159/images/principale/9782822203593_MOI%20PRESIDENT%2C%20VIE%20QUOTIDIENNE%20A%20L%27ELYSEE.jpg)
![[title]](http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/140_liste/2013/05/02/973869/images/principale/affiche%20verticale%202013%20ONCA.jpg)
![[title]](http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/140_liste/2013/05/14/987511/images/principale/couv_167.jpg)
![[title]](http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/140_liste/2013/04/26/966485/images/principale/journalist-car-58731%20V2.jpg)

