Nouvelle mobilisation syndicale avant le vote de la loi sur la sécurisation de l'emploi

le Mardi 9 Avril 2013 à 15:32 mis à jour à 16:20
Par Julien Baldacchino

Les leaders des syndicats qui appelaient à manifester ont défilé en tête de cortège © Radio France - Nathanaël Charbonnier

A quelques heures du vote par l'Assemblée nationale du texte découlant de l'accord sur la sécurisation de l'emploi signé en janvier dernier, les syndicats qui ont rejeté le texte ont à nouveau appelé à manifester. Plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Paris, mais aussi dans plusieurs grandes villes de région.

Quatre syndicats ont appelé à la manifestation : la CGT, FO, FSU et Solidaires. Ces quatre syndicats n'ont pas signé l'accord sur la sécurisation de l'emploi signé en janvier dernier par le patronat et quatre syndicats, à savoir la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC. Alors que le projet de loi qui transcrit cet accord dans le code du travail est voté ce mardi après-midi par les députés, de nouveaux défilés ont eu lieu à Paris et en région.

A Paris, plusieurs milliers de personnes ont défilé de Montparnasse jusqu'à l'Assemblée Nationale. En tête du cortège, leaders syndicaux et politiques ont fait part de leur opposition au projet. "Ce projet de loi continue de sécuriser les licenciements et non pas l'emploi, de sécuriser la délinquance patronale et non pas les droits des salariés", explique Thierry Lepaon, nouveau secrétaire général de la CGT.

Thierry Lepaon (CGT) : "On doit déboucher l'oreille gauche du gouvernement au même niveau que son oreille droite !"  

Lecture
 
Partager

Pierre Laurent (PCF) : "C'est une faute politique de creuser encore le fossé avec les syndicalistes"  

Lecture
 
Partager

Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) : "Des députés de gauche acceptent d'être la caisse enregistreuse du Medef"  

Lecture
 
Partager

Des manifestations dans 170 villes

Dans les grandes villes de région, de nombreuses manifestations – 170 selon les syndicats –  ont eu lieu plus tôt dans la journée. A Lyon, entre 1.800 et 3.500 personnes ont manifesté, brandissant des slogans comme "Non à la casse du code du travail" ou "Ce n'est pas aux travailleurs de payer la crise". Ils étaient entre 1.800 et 3.000 à Toulouse. A Marseille, chose exceptionnelle, FO a accepté de défiler aux côtés de la CGT et des autres syndicats.

A Marseille, Isabelle Dor a suivi le cortège  

Lecture
 
Partager

Lors de la précédente journée d'action, le 5 mars, les syndicats avaient revendiqué 200.000 participants pour toutes les manifestations, un chiffre déjà plus bas que leurs attentes. Cette fois encore, la mobilisation finale devrait être assez faible. 

Par Julien Baldacchino

Nouvelle mobilisation syndicale avant le vote de la loi sur la sécurisation de l'emploi

0 résultats
    8
    Vos réactions sur cette info
    Avatar de anonyme
    newworld666 (anonyme),
    Ils sont bien rigolos ces quelques fonctionnaires qui vont manifester .. alors qu'on est en pleine guerre économique au niveau mondial. Il y a vraiment comme un décalage entre nos syndicats et la vraie vie. Ceci étant, on les entend pas du tout, faut juste tomber sur un RSS par hasard pour apprendre qu'il y aurait une manif nationale. MDR !
    Avatar de anonyme
    aidbdwhf (anonyme) @ newworld666 (anonyme),
    Savez vous au moins que ce projet de loi autorisera les patrons a baisser les salaires et a baisser ou augmenter les heures travaillees a leur guise?
    Avatar de anonyme
    Philippe Gaborieau (anonyme) @ newworld666 (anonyme),
    Monsieur, Pourquoi cette haine, ce mepris pour les fonctionnaires ? Travaillant dans les hopitaux, je mesure chaque jour les compétences du personnel, son devouement 24 h sur 24 et le service rendu a la population. Vous mesurez mal je pense la chance d avoir des services publics de cette qualité. Partez donc voyager !
    Avatar de anonyme
    Billou (anonyme) @ newworld666 (anonyme),
    Je pense que la vraie vie pour vous serait de payer les salariés français d'un bol de riz par jour pour pouvoir faire concurrence aux pays asiatiques ! Vous avez raison, donnez les pleins pouvoirs aux patrons, supprimez les syndicats et la vie n'en sera que meilleure ...