Décryptage d'une semaine politique singulière

le Dimanche 25 Mars 2012 à 10:45
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Avec Roland Cayrol, directeur de recherches au CEVIPOF, retour sur une semaine politique marquée par la folle histoire de la tuerie de Toulouse et Montauban, l'assaut du Raid, la mort de Mohamed Merah à quatre semaines du premier tour.

Alors que N. Sarkozy était à Rueil hier, F. Hollande s'était déplacé en Corse © Reuters Gonzalo Fuentes/Maxppp/NICE MATIN

De François Hollande à Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon ou Nicolas Sarkozy, les candidats ont appelé à une "trêve" dans une campagne présidentielle pourtant âpre. Y aura-t-il pour autant un avant et un après Toulouse ? La demande d'unité nationale peut-elle perdurer alors que les candidats ne s'épargnent pas et que la campagne doit reprendre ?

Roland Cayrol n'y croit pas. "Le sang sèche. Et les problèmes de chômage, d'emploi des jeunes, la sortie de crise, tout cela revient. Même si on fait aujourd'hui campagne sur l'après-Toulouse. Certes, cette affaire colore la campagne mais les fondamentaux vont reprendre le dessus."

Au sujet de la "posture" de François Hollande, Roland Cayrol rappelle qu'il a été "le premier à annoncer qu'il suspendait sa campagne".   Mais de préciser qu'il n'est pas sûr que cela suffise même si les sondages le maintienne à un niveau élevé.

Son principal rival, Nicolas Sarkozy a dû revêtir pendant cette période ses habits de président. "Il a fait le service maximum ans un pays saisi par l'émotion de la République et l'ordre républicain. Mais les Français sont tous devenus des experts en communication. Et ils se demandent sans cesse s'il ne s'agit pas de la com' politique".

Bref, un fait-divers qui a bouleversé la campagne et pourrait bien déplacer les thématiques de campagne vers le thème de la sécurité.

 

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    Avatar de anonyme
    Sarko est vraiment prêt à tout, prêt à exploiter toutes les situations, tous les faits les plus dramatiques, pour se maintenir au pouvoir ! Affigeant, mais pas surprenant.