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Sarkozy précise son idée d’un référendum sur l’immigration

le Jeudi 16 Février 2012 à 19:54
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Lors de son premier meeting de campagne, ce soir à Annecy, le candidat-président a détaillé sa proposition de référendum sur la lutte contre l'immigration illégale. Il a aussi accusé les "corps intermédiaires" de vouloir "parler à la place du peuple".

Nicolas Sarkozy sur l'estrade de son meeting d'Annecy © Reuters Robert Pratta

C’était l’une des pistes lancées dans son interview au Figaro magazine. Nicolas Sarkozy a précisé ce soir, lors de son premier meeting, ce qu’il entendait en évoquant un référendum sur la lutte contre l’immigration illégale.

"Pour faire respecter le droit, un juge suffit. Or, il y en a deux actuellement qui se partagent les contentieux, le juge administratif qui est le juge de l'expulsion et le juge judiciaire qui est le juge de la rétention, a-t-il exposé. Ce qui rend les choses très compliquées avec ces deux juges, c'est quand leurs décisions sont contradictoires. Je propose qu'à l'avenir il n'y ait plus qu'un seul juge et que ce soit le juge administratif".

Une telle réforme exigerait une modification de la Constitution, possible par un vote au Congrès ou par référendum. La majorité désormais de gauche au Sénat rend la voie parlementaire plus incertaine pour la droite.

"Les corps intermédiaires font écran entre le peuple et le gouvernement"

Nicolas Sarkozy a aussi repris un thème abordé hier soir sur TF1 lors de sa déclaration de candidature : "l'entre-soi des élites", source selon lui de "compromis boiteux". Le référendum est selon lui l’outil idéal pour ôter aux Français "l'impression que tout se décide en dehors d'eux, qu'ils sont à la merci d'un spéculateur à l'autre bout du monde ou d'un bureaucrate". Une référence explicite à la "France du non".

Le président de la République sortant raconte avoir "pu mesurer pendant cinq ans à quel point les corps intermédiaires font écran entre le peuple et le gouvernement. Les syndicats, les partis, les groupes de pression, les experts, les commentateurs, tout le monde veut parler à la place du peuple sans jamais se soucier de ce que le peuple veut, de ce qu'il pense et de ce qu'il décide, comme si le peuple n'était pas assez intelligent".

Sarkozy en meeting : "J'ai commis des erreurs, mais j'ai donné tout ce que je pouvais"  
Reportage d'Olivier Bost à Annecy

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