Dans son premier meeting de l'entre-deux-tour à Saint-Cyr-sur-Loire, Nicolas Sarkozy s'est posé en protecteur qui entend les petits, les "sans-grade", face à la mondialisation, aux spéculateurs et à "l'Europe ouverte à tous les vents". Le président-candidat a aussi attaqué les médias de service public et les socialistes, accusés d'être loi du peuple.
Nicolas Sarkozy, en meeting ce soir à Saint-Cyr-sur-Loire © Capture d'écran Dailymotion
Attaque contre les médias de service public
Nicolas Sarkozy a commencé son discours par dénoncer un "système médiatique absolument déchainé" qui, selon lui, l'a pénalisé pendant la campagne. "Où était l'équité à +un contre neuf+, avec 10% du temps de parole?", s'est demandé le candidat de l'UMP en critiquant le "manque d'impartialité" sur "les chaines financées par l'argent du contribuable". Et de rappeler qu'il y a "des contribuables qui ne sont pas de gauche, pas d'extrême gauche et qui ont le droit d'être respectés dans leurs idées, dans leurs valeurs et pour leur candidat". Avant de conclure sur ce chapitre que "malgré tout, la mauvaise foi, les mensonges [...] nos n'avons pas été balayés".
Le vote Marine Le Pen
Face au score de Marine Le Pen (17,9% des suffrages) au premier tour de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy a affirmé ce soir qu'il avait entendu et compris le message. "Quand ont souffre, on a le droit de faire le choix que l'on veut". "Je n'ai pas à donner de leçon de morale à ceux qui ont fait ce choix", ajoute-t-il.
"Je vois ce vote comme un cri de souffrance, comme l'expression d'une révolte, parfois même d'une colère". Il affirme ensuite qu'il n'accepte pas "qu'on caricature cette souffrance", que certains selon lui à gauche "donnent des leçons de morale" aux électeurs de Marine Le Pen. "Cette colère, est respectable". Et de marteler : "Nous les avons entendus [...] Notre façon de les respecter sera de leur répondre par des engagements précis".
Protection des plus modestes
Nicolas Sarkozy a ensuite enchainé sur une attaque contre "les élites qui savent" opposées au "peuple qui forcément ne sait pas". La mondialisation est accusée de tous les maux : les Français "ne veulent plus du monde tel qui se construit depuis 30 ans ; ils ne veulent plus d'une mondialisation sans règle". "Ils ne veulent plus d'une Europe passoire [...] qu'on les dépossède de leur mode de vie". "L'Europe ouverte à tous les vents, c'est fini", scande-t-il.
Il reconnait avoir entendu le message et affirme qu'il le portera au second tour pour mettre en place ensuite une politique qui aille dans le sens de cette demande. "Je veux parler aux petits et aux sans-grades", affirme encore Nicolas Sarkozy.
La nation
Le candidat de l'UMP met ensuite l'accent sur la Nation. Le mot est prononcé à de multiples reprises, comme pour mieux s'adresser aussi à l'électorat Front national. "Respecter l'identité nationale", dit-il. "Les français comme tous le peuples du monde ont besoin d'être protégés" par "une nation" et des "frontières" ajoute Nicolas Sarkozy.
Les socialistes
Nicolas Sarkozy attaque enfin frontalement les socialistes en commençant par affirmer qu'il n'accepte pas de recevoir de leçons de morale "d'une gauche qui voulait avec enthousiasme installer M. Strauss-Kahn à l'Elysée il y a quelques mois". Avant de dénoncer ceux qui, selon lui, au PS "préfèrent fréquenter les diners en ville que les ouvriers". Et de railler "les amis fortunés" de la gauche qui "peuvent acheter des journaux pour faire leur propagande". "Ils peuvent se retrouver dans des restaurants de luxe, ça n'offusque personne", martèle-t-il.
Puis, Nicolas Sarkozy accuse le PS de vouloir donner le droit de vote aux étrangers : "C'est pas parce qu'on n'a pas le vote populaire qu'on drague le vote communautaire".
Enfin, il accuse François Hollande de considérer que le 1er mai est une fête qui revient à la gauche alors que, lui, veut rassembler ses partisans ce jour là : "Je ne savais pas que le 1er mai avait été privatisé par le parti socialiste", ironise Nicolas Sarkozy.

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