Retrouvez les principales thématiques du premier discours du candidat de l'UMP à l'occasion de son meeting à Marseille.
Nicolas Sarkozy a martelé ses thèmes de campagne : autorité et courage. © Reuters
- "Je suis venu vous parler de la France"
- "J'ai un devoir de lucidité, je ne prétendrai jamais que nous avons tout réussi."
- Nicolas Sarkozy insiste sur le poids de la crise économique dans le lancement des réformes. Mais il insiste aussi sur des freins hérités du passe : "Il a fallu rompre avec habitudes ancrées depuis des décennies, la première, détestable de toujours céder, reculer face à la moindre pression ou protestation".
Nicolas Sarkozy a défendu son bilan et justifié sa gestion de la crise
- "L’idéologie du partage du travail, la mise en cause de toute forme d’autorité, la dissolution des reponsabilités ont rendu la France vulnérable".
- Le président entame alors une longue liste "d'oublis" : "Quand on oublie qu’un enfant qui ne va pas à l’école c’est une richesse gaspillée, toute sa vie cet enfant sera à la charge de tous", "Quand on oublie que ceux qui ne travaillent pas sont à la charge de ceux qui travaillent, s’ils sont trop nombreux, la charge sera insuportable". Il égrenne ainsi plusieurs thèmes, des retraites à la dette en passant par même le "bonheur"...
- "On n'aime pas son pays quand on est prêt à sacrifier des dizaines de réacteurs nucléaire pour un accord électoral. [...] On vole le travail des Français." Le président en campagne attaque l'accord électoral PS-EELV.
- Nicolas Sarkozy confirme son virage sur l'immigration : "Notre protection sociale ira droit à la faillite si nous ne maîtrisons pas l'immigration. Ce sont les plus faibles qui en souffriront le plus." Il ajoute que "quand on aime la France, on veut qu'elle soit maîtresse de son destin et maîtresse chez elle." "Je me souviens de ceux qui voulaient séparer les hommes et les femmes dans les piscines municipales, ces gens prêts à tous les compromis avec les valeurs républicaines". Nicolas Sarkozy affirme ne pas vouloir de compromis. "Quand on aime la France on ne dresse pas les minorités contre la République", insiste le président.
- Nicolas Sarkozy confirme son choix de porter le costume de celui qui n'a pas peur de fâcher, y compris les puissants : "Quand on aime la France, on ne prend pas le parti de minorités protégées par des statuts, des minorités qui pensaient qu’elles avaient tous les droits." "Quand on aime la France, il faut avoir le courage de dire à certaines élites (...) que leurs rémunérations défiaient le sens commun, que cette minorité a trahi". "Quand on aime la France, il faut avoir courage de dire à la jeunesse qu’il n’y a pas de réussite sans effort, aux ouvriers qu’ils ne pourront pas gagner plus en travaillant moins".
- Sans jamais citer son adversaire socialiste, Nicolas Sarkozy accuse François Hollande de mentir : "Où est la vérité quand on ne dit pas la même chose selon l'interlocuteur auquel on s'adresse ?"
- "Quand on aime la France, on ne fragilise pas les institutions qui forment la trame de notre vie sociale : la famille, le mariage font partie de ces institutions." Il parle de "repères" et de "références" qu'il "ne faut pas sacrifier à la mode du moment". À demi-mots Nicolas Sarkozy récuse toute évolution du mariage de couples du même sexe.
- Le président de la République tacle Lionel Jospin, Premier ministre de 1997 à 2002 : "Affirmer que l'Etat ne peut pas tout, et que par conséquent on ne fait rien. C'est une conception de la politique qui n'est pas la mienne."
- Un mot revient de manière récurente dans son discours : l’autorité. Nicolas Sarkozy développe et donne sa définition. "L’autorité concerne tout le monde du professeur au policier en passant par l’Etat et la loi, l’autorité c’est ce que confère le savoir et la morale". "Un monde sans autorité est un monde sans liberté".
- Nicolas Sarkozy se présente comme un candidat au-dessus des partis : "La France c’est tous les Français, la France il faut l’aimer davantage que son parti". Nicolas Sarkozy insiste sur son désir de redonner à la parole aux Français, moins rétifs au changement selon lui que ces "corps intermédiaires qui confisquent la parole des Français. Pour la réforme des universités, des ports ou des retraites, les corps intermédiaires ont montré leur immobilisme".
- Nicolas Sarkozy se positionne en gaulliste, se référant à Charles de Gaulle en 1962 : "Seul le peuple français peut choisir le président de la République."
- Dans son discours, le président en campagne ne propose pas encore de mesures mais s'en prend aux socialistes : "Quand mes amis me disent : "Regarde ce que fait l'opposition à la commission des finances? Je leur réponds qu'on ne sera jamais comme eux."
- "Je ne cèderai jamais sur le sujet du scrutin uninominal à deux tours, ce doit être la règle. Mais réfléchissons ensemble." Nicolas Sarkozy propose d'intégrer une dose de proportionnelle à l'Assemblée "pour renforcer la démocratie". Dans le même temps, il veut "diminuer le nombre de nos parlementaires" pour "renforcer la force de la République".
- En conclusion Nicolas Sarkozy implore son auditoire : "Mes chers amis simplement, la France a besoin de vous. Ce pays c’est le votre, nous l’aimons. Je vous demande une chose : aidez-moi, aidez-moi, aidez-moi, à réussir pour la France à rassembler le peuple de France ! Vous êtes le peuple de France ! Vive la République ! Vive la France !"

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