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Premier discours "vérité" pour le candidat Sarkozy

le Dimanche 19 Février 2012 à 22:20
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Nicolas Sarkozy a choisi Marseille pour son premier discours de campagne. Devant plus de 10.000 militants et sympathisants UMP, le président candidat a défendu son bilan. Entre les lignes, Nicolas Sarkozy n'a pas oublié d'accuser François Hollande de ne pas "aimer la France".

Nicolas Sarkozy en meeting à Marseille : "Je préfère tenir un discours de vérité" © Maxppp Benjamin Girette

"Quand on aime la France", c'est ainsi que Nicolas Sarkozy a attaqué la quasi totalité des phrases de son premier discours de candidat. Un amour qui rime donc avec l'action : "Aimer la France, c'est refuser d'accepter les 35 heures (...), c'est refuser de promettre la retraite à 60 ans (...),refuser d'augmenter les dépenses et d'augmenter les impôts", a-t-il poursuivi - autant de coups de griffes contre le PS. "Quand on aime la France, on veut que la France soit maîtresse de son destin et maîtresse chez elle", a ajouté le président, qui s'est attardé sur le contrôle de l'immigration, dont il fait un marqueur du clivage droite-gauche.

"Aidez-moi, aidez-moi, aidez-moi, à réussir pour la France à rassembler le peuple de France !"  (Nicolas Sarkozy)

Les grandes thématiques de campagne sont là : "Vérité", "courage", "respect de l'autorité", "responsabilité" ou encore "droits et devoirs" de chacun, même au plus haut niveau de l'Etat. Nicolas Sarkozy s'en est de nouveau pris aux "élites", qui se sont octroyées des rémunérations défiant le "sens commun", et aux "corps intermédiaires" - partis, syndicats, groupes d'intérêts, etc. - accusés de confisquer la parole des Français. Avant de conclure en s'adressant à eux, et de leur demander de l'aider (à trois reprises !) : "A réussir pour la France à rassembler le peuple de France ! "

 
Un discours offensif qui n'a pas manqué de faire réagir le candidat du PS. "Le candidat sortant s'est déclaré, il fait campagne avec violence, avec agressivité, c'est bien la forme qu'il a choisie", a déclaré François Hollande sur BFM-TV. "La violence et l'insulte, c'est un signe de faiblesse", a ajouté le candidat socialiste avant d'insister sur la nervosité dont fait preuve, selon lui, Nicolas Sarkozy.

"La France", le grand amour de Nicolas Sarkozy, Olivier Bost a assisté à ce premier discours  
 

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