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Passations de pouvoirs : entre franche chaleur et courtoisie républicaine

le Jeudi 17 Mai 2012 à 16:05
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Les différents ministères ont changé de titulaires ce matin. Les passations de pouvoirs entre l'ancienne et la nouvelle équipe se sont succédées tout au long de la matinée. Certaines très cordiales, d'autres plus fraiches.

Dans la plupart des ministères, les passations de pouvoirs ont été empreintes de chaleur, de respect et de cordialité. Au ministère de l'Éducation nationale, Luc Chatel a ainsi souhaité "bonne réussite" à son successeur Vincent Peillon a souligné le souhait commun de "l'intérêt général".

A Bercy, François Baroin ministre de l'Économie sortant et Pierre Moscovici, le nouveau locataire des lieux, ont échangé les amabilités. Seule fausse note, l'absence très remarquée du ministre chargé de l'Industrie, Eric Besson. L'ancien socialiste, qui avait rallié Nicolas Sarkozy en 2007, a préféré partir en vacances.

Dans d'autres ministères, l'ambiance était emprunte d'émotion, à la fois pour les sortants et les nouveaux arrivants. Cela a été le cas au Quai d'Orsay où Alain Juppé a souhaité une "bonne navigation sur la mer des tempêtes" à son successeur Laurent Fabius qui lui a répondu

 

"Les pouvoirs passent mais les intérêts de la France
demeurent"

"Les pouvoirs passent mais les intérêts de la France demeurent."

 

L'émotion a été très visible au ministère de la Culture où Aurélie Filippetti remplace Frédéric Mitterrand. Ce dernier a souligné "un jour de chance pour la Culture avec la nomination d'un écrivain de très grand talent". La nouvelle ministre a rappelé :

"La culture, c'est ce qui rassemble les individus."

Elle a par ailleurs offert un livre à Frédéric Mitterrand, un ouvrage de l'auteur italien Erri De Luca "car nous partageons aussi l'amour de l'Italie".

 L'ambiance, en revanche n'a pas été des plus cordiales place Beauvau entre l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant et Manuel Valls. L'impétrant a promis "ni angélisme, ni course effrénée au chiffre, ni stigmatisation d'une communauté, d'une catégorie par rapport à une autre". Une critique à peine voilée de la politique menée ces dernières années par son prédécesseur. 

Manuel Valls, "devenu Français" et maintenant ministre de l'Intérieur  
 

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Passation de pouvoirs entre Mitterrand et FilippettiBFMTV