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Pascal Durand est le nouveau patron d'Europe Ecologie-Les Verts

le Samedi 23 Juin 2012 à 20:04
Par Mikaël Roparz

Pascal Durand a pris aujourd'hui la succession de la ministre du Logement Cécile Duflot à la tête d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) dans un climat de consensus en dépit des critiques acerbes de Daniel Cohn-Bendit envers le parti. Seul candidat en lice, l'ancien porte-parole a été élu à la quasi unanimité des 150 délégués du "parlement" du mouvement écologiste.

Pascal Durand accède à la tête d'EELV à un moment-clef de l'histoire de ce parti, qui a pu former pour la première fois des groupes à
l'Assemblée et au Sénat et participe pour la deuxième fois dans l'histoire du pays à un gouvernement.
Un bilan qui fait oublier le désastreux 2,3% d'Eva Joly à la présidentielle.
Elue en 2006 patronne des Verts à 31 ans, Cécile Duflot a réussi à pacifier un parti longtemps qualifié d'ingérable et miné par d'incessantes batailles d'ego.
Dans un discours "sentimentalo-politique", elle a dit avoir "le sentiment d'une immense fierté" et "assumer" son bilan de chef de file des écologistes, tout en concédant "quelques erreurs, mais qui n'en commet pas".
Mais au moment où EELV engrange les succès, les écologistes se déchirent à nouveau, leur icône, le député européen Daniel Cohn-Bendit, redoublant de critiques contre la direction sortante qu'il accuse d'arrivisme.

L'image des Verts a changé "plutôt de manière négative"

Venu tardivement à la politique, Pascal Durand passe pour être consensuel, mais coriace. Evoquant dans Le Monde, daté de dimanche, les relations avec le Parti socialiste, il assure que les écologistes "ne seront pas les godillots d'une majorité uniforme".
"La loyauté, ce n'est pas l'obéissance, et le partenariat n'est pas la fusion", dit-il en réponse au ministre des relations avec le Parlement Alain Vidalies, affirmant que les écologistes seraient tenus de voter les textes de la majorité.  
Interrogé sur la désaffection des électeurs pour la campagne d'Eva Joly, il reconnaît que la perception des écologistes, autrefois vus comme "sympas, un peu bordéliques, mais avec des idées" a changé "plutôt de manière négative".  "Nous devons convaincre, c'est le jeu démocratique, convaincre sans imposer ni terroriser", dit-il.

Ses proches veulent un congrès avancé au printemps 2013, au lieu de 2014, pour que l'ensemble des militants, et non le seul Conseil fédéral, se prononcent "sur la base d'une ligne politique".

Cécile Duflot a quitté aujourd'hui son poste de secrétaire nationale d'Europe Ecologie Les Verts. Jérôme Jadot  
 

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Par Mikaël Roparz
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Vos réactions sur cette info
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Didier V. (anonyme),
Faire 2,5% soit 850 000 voix quand on s'est associé à un parti concurrent (le PS) est logique voire un exploit. L'urgence écologique, conséquence d'une exploitation tout azimut, a motivé le choix d'EELV dans l'optique de la mise en place urgente d'une nouvelle politique (changement) plus respectueuse de l'environnement et des Hommes. Pourtant, les revirements du PS concernant les accords avec EELV sur les chantiers de l'EPR de Flamanville et de l'aéroport de Nantes durant la campagne présidentielle, et le fait que le PS soit désormais le seul groupe majoritaire à l'Assemblée Nationale ne présagent rien de bon. D'autant plus que la nouvelle ministre de l'environnement Nicole Bricq vient d'être "remercié" pour avoir suspendu les permis d'exploitation des hydrocarbures ceci en plein Rio+20. Il ne manquerait plus maintenant à M.Ayraut et au PS qu'à "remercier" Pascal Canfin pour donner au "changement" promis une drôle de tournure qui ferait la part belle aux lobbys et à une politique conservatrice, qu'elle soit de gauche ou de droite, source somme toute, du désastre écologique et humain. Espérons que le PS de François Hollande ne profite pas d'EELV comme l'a fait le PS de François Mitterrand à l'égard du PC de Georges Marchais en son temps. En effet, ce serait un manque d'honnêteté et surtout de clairvoyance que de ne pas mettre l'écologie avant toutes les autres préoccupations, ce serait une faute non seulement politique mais surtout une faute pour l'humanité toute entière tant la voie de l'écologie est la seule source d'un véritable changement, tant elle s'impose aujourd'hui comme étant l'évidente solution à tous nos problèmes, l'écologie étant par principe universelle et exempte d' idéologie, ses fondements découlant des principes même de la Création dont il convient de respecter et d'appliquer le code au lieu de le copier à des fins égoïstes ou idéologiques. L'écologie ne se réduit surtout pas ni à l'environnement, ni à EELV. Didier V.
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