aller directement au contenu
  • Votre radio, vos favoris, vos alertes personnalisées

Mélenchon : Nicolas Sarkozy "s'extrême-droitise" et "prend le chemin" du Hongrois Viktor Orbán

le Dimanche 12 Février 2012 à 20:39
  • Votre évaluation : None Moyenne : 4.7 (9 votes)

Invité ce dimanche de Radio France Politique, Jean-Luc Mélenchon réagit à l'interview que le président de la République a donnée au Figaro Magazine. Il s'inquiète de "l'extrême droitisation" du chef de l'État.

Mélenchon : Nicolas Sarkozy "prend le chemin" de Viktor Orbán

 

"Ce qui est certain est que le président de la République est candidat déjà depuis plusieurs mois", rappelle Jean-Luc Mélenchon. Et un candidat qui ne sait plus trop où il en est : "Il est perdu donc il essaye de trouver une base de masse là où il pense qu'il peut en trouver une. Donc il essaye de se baser sur la haine, sur ce qu'il y a de plus misérable."

Le candidat du Front de gauche attaque le président de la République, il corrige le terme droitisation en "extrême-droitisation" : "Cela correspond à une tendance qu'on observe sur tout le continent européen, la partie se joue à échelle européenne aujourd'hui." Jean-Luc Mélenchon rappelle que "Viktor Orbán (Premier ministre hongrois, ndlr) était au départ le chef d'un parti de droite libérale qui s'est extrême-droitisé pour reprendre le pouvoir", associant la dureté des annonces de Nicolas Sarkozy à ce qui s'est passé en Hongrie et qui est en train de durcir le pouvoir.

Il défend son camp sur le barrage qu'il convient de faire, selon lui, à l'extrême-droite : "Les seuls qui tiennent la route, c'est le Front de Gauche, en prenant en charge la totalité du discours qui est celui de l'humanisme républicain." Ironique sur la candidature de Marine Le Pen "de père en fille", il préfère dire qu'à "droite il y a un problème, c'est qu'ils ne résistent pas tout le temps [aux idées du Front national]". Jean-Luc Mélenchon explique qu'il lutte pour "vacciner le reste de la société" : "Attention, danger, ne vous laissez par emporter, il ne faut pas accepter la xéonophobie et le racisme."