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Manuel Valls hué et pris à partie à son arrivée à Amiens-Nord

le Mardi 14 Août 2012 à 17:35 mis à jour à 20:19
Par Baptiste Schweitzer

Manuel Valls a été hué lors de son arrivée à la mairie de quartier d'Amiens-Nord. Le ministre de l'Intérieur s'est rendu dans ce quartier après des violences urbaines dans la nuit de lundi à mardi. Il a ensuite rencontré la famille d'un jeune homme de 20 ans mort dans un accident de moto jeudi dernier. En début de soirée, le ministère de l'Intérieur a annoncé que des renforts étaient envoyés à Amiens.

"Un cap supplémentaire a été franchi dans la violence, rien ne peut excuser qu'on tire sur des policiers" (Manuel Valls)  
 

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Une légère bousculade entre riverains du quartier d'Amiens-Nord et le service d'ordre de Manuel Valls, des questions sans réponse. L'arrivée du ministre de l'Intérieur dans ce quartier – secoué par des violences urbaines la nuit dernière avec 16 policiers de blessés – a été agitée.

Juste avant d'entrer dans la mairie de quartier, Manuel Valls a ainsi été apostrophé par un jeune homme de 25 ans lui demandant " de répondre à ses questions, d'arrêter de fuir", "rendez-nous nos droits", a-t-il ajouté. Après sa visite dans la mairie de quartier, Manuel Valls a rencontré la famille du jeune homme tué jeudi dans un accident de moto.

Les tensions dans le quartier d'Amiens font suite au contrôle d'un automobiliste à la conduite dangereuse par les forces de l'ordre. Une intervention jugée excessive par les riverains alors que les proches du jeune motard décédé étaient réunis pour une cérémonie de deuil. L'intervention fait depuis l'objet d'une enquête administrative.

Des renforts policiers dans le quartier

Manuel Valls a ensuite tenu une conférence de presse pour expliquer :"Je ne suis pas venu pour qu'on passe au Kärcher ce quartier, je ne suis pas venu pour mettre en cause une communauté, des jeunes dans leur ensemble, je suis venu dire qu'ici (...) la loi et la justice doivent passer. Il ne peut pas y avoir dans notre pays une autre réponse."

Pour éviter un nouvel embrasement du quartier cette nuit, le ministère de l'Intérieur a annoncé que cent policiers avaient été envoyés en renfort dans le quartier. Il s'agit de deux compagnies de CRS disposant d'engins lanceurs d'eau anti-émeute, d'une trentaine de policiers des départements voisins. Ils seront appuyés par un hélicoptère de la gendarmerie. 

Manuel Valls chahuté à son arrivée à Amiens - Reportage d'Elodie Gueguen  

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Par Baptiste Schweitzer
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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Le gouvernement n'est en place que depuis à peine 100 jours ! Les grands spécialistes de l'ordre et de la morale qui trouvent normal le comportement des sportifs sur un plateau de télé, devraient montrer autant d'indulgence avec la nouvelle administration qui hérite d'un désert ! Pendant plus de dix ans, ceux qui la ramènent aujourd'hui en voulant donner des leçons de gestion de crise, comme l'inénarrable Mariani, qu'ont-ils faits ? Dans les annonces, notre président Sarkozy et dans la com', fut excellentissime ! Il lui suffisait de dire pour que, du moins dans l'esprit des thuriféraires de l'U.M.P., c'était quasiment "plié", voire fait. Aujourd'hui, Valls hérite d'une situation aberrante. La plupart des fonctionnaires de police ont été supprimés. J'habite dans une ville où la police municipale est mieux équipée en matériel et en personnel que la police nationale, qui doit faire se débrouiller avec des bouts de ficelle et compter sur les CRS en cas de problèmes. Seulement ces derniers ne restent pas et quand ils partent, le peu de terrain gagné est à nouveau perdu. Comme à Amiens, Grenoble, Toulouse et un peu partout d'ailleurs. Sarkozy a quasiment démantelé les services publics en 5 ans de règne, sans partage. Les policiers de proximité qui faisaient un travail extraordinaire ont été supprimés. Les budgets (armes, matériel, personnel ...) revus à la baisse. Certes, les gros contribuables s'y sont retrouvés car eux ont eu droit au bouclier fiscal et à d'autres avantages. Mais les gros contribuables habitent où ? Pas là où "ça chauffe" parce que des voyous - non pas les jeunes - ont décidé de récupérer un "territoire" pour y pratiquer leur commerce et leurs trafics divers. Il faudrait réinstaurer le service militaire obligatoire, ce qui permettrait aux désocialisés de savoir ce qu'est un groupe, de vivre en société avec des règles (lever, coucher, horaires fixes ...) et au lieu de laisser pourrir toute une cité par ces petites frappes, qui deviendront grandes, si l'on n'y prend garde, les condamner à des travaux d'utilité. Ceux qui brûlent des voitures et des poubelles, d'office chez les pompiers en T.I.G. Voleurs, trafiquants à construire des routes et des hôpitaux et encadrés par l'armée, qui a mieux à faire qu'à guerroyer au nom du "Saint-Pétrole" et du "Saint-Gaz-Naturel" pour le plus grand bonheur des boursicoteurs. Mais ceci demande un changement de politique ... Il paraît que le changement c'est maintenant. D'accord, mais c'est quand, maintenant ?
Avatar de anonyme
yadlajoie (anonyme),
Ils vont devoir créer une commission avec hollande pour étudier tout ceci avec ébauche de réponse fin 2014
Avatar de anonyme
cevenole (anonyme),
et voilà encore le karcher sur le tableau... ce gouvernement ne sait faire qu'une seule chose correctement, : se differencier de sarkosy, c'est absolument odieux comme attitude alors que le pays va si mal !
Avatar de anonyme
Frédéric Moreau (anonyme),
Le cycle des jérémiades des sécuritaires est parti… Et ce sont les mêmes qui trouvaient toutes les excuses aux joueurs de Handball hier qui vont pérorer sur la déliquescence des jeunes de banlieue…
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