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"Le Centre aujourd'hui a beaucoup trop de chefs et pas assez d'idées" Jean-Christophe Lagarde

le Lundi 21 Mai 2012 à 08:15
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Député-maire de Drancy et président exécutif du Nouveau Centre, Jean-Christophe Lagarde, candidat aux législatives en Seine-Saint-Denis (93), était ce matin l'invité de France Info.

Président exécutif du Nouveau Centre, Jean-Christophe Lagarde appelle au rassemblement après les législatives. "Je souhaite vivement qu'au lieu de "bunkeriser" chaque petit morceau ou chaque petite chapelle du Centre, nous puissions rassembler les gens (démocrates sociaux, radicaux, libéraux modérés) et que nous puissions constituer un groupe de 35 à 45 membres qui permette à nouveau de faire entendre notre voix", explique-t-il. "Le Centre aujourd'hui a beaucoup trop de chefs et pas assez d'idées", analyse Jean-Christophe Lagarde qui se pose donc en rassembleur, contrairement,  selon lui, à François Bayrou, qui "passe beaucoup de temps à expliquer qu'il souhaiterait participer au gouvernement de François Hollande", commente-t-il. Quant à Hervé Morin, dont il avait refusé de soutenir la candidature pour la présidentielle, il se garde d'alimenter le polémiquer. "Je ne suis pas sûr que ça intéresse profondément les Français",  indique-t-il pour seul commentaire, préférant  "parler d'idées que des ambitions personnelles de ces gens".

Un  "nouveau" Nouveau Centre après les législatives ?

"Ce qui aurait du sens c'est que les différents mouvements centristes décident de revivre ensemble, comme du temps du DEF pour proposer aux Français quelque chose de crédible qui ne passe pas d'un excès à l'autre. Voilà ce à quoi je participerai", indique Jean-Christophe Lagarde lorsqu'on l'interroge sur la perspective de créer un nouveau mouvement au Centre. "Le Centre peut naturellement exister s'il est regroupé et rassemblé, pas s'il est éclaté, c'est ce que l'élection présidentielle a montré", insiste-t-il.

Candidat en Seine-Saint-Denis

Malgré les bons résultats de François Hollande dans sa ville de Drancy, Jean-Christophe Lagarde reste serein. "Depuis une dizaine de jours que Français Hollande a été élu, je vois beaucoup de gens qui me disent qu'ils ne voulaient plus de Sarkozy mais qu'ils veulent me conserver", souligne-t-il. "Et le Parti Socialiste n'a rien trouvé de mieux dans ma circonscription que d'envoyer  une conseillère municipale de Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines, qui jusqu'au mois de décembre était candidate chez elle et qui, parce que là-bas on doit bien la connaître, a été rejetée  par 82% des militants socialistes", souligne le candidat NC. "La Seine Saint-Denis, ce n'est pas un endroit de recyclage, on a déjà suffisamment des problèmes", poursuit-il.

" Aujourd'hui, c'est plutôt le changement des promesses qu'autre chose "

S'agissant de la marge de manœuvre que les législatives donneront au gouvernement pour agir, Jean-Christophe Lagarde estime pour sa part "que des majorités courtes sont obligées de rassembler plus large et d'avoir des points d'accord". "On va avoir des efforts à faire, l'essentiel est qu'il soit équitablement réparti. Ce n'est pas la peine de raconter, comme avant la présidentielle, que tout va pouvoir se faire, on sait que ce n'est pas vrai", estime-t-il.  "La réalité vient dans le collectif budgétaire du mois de juillet", poursuit-il tout en prônant "un chemin raisonnable et des efforts équitablement partagés" afin d'éviter les déceptions. "Quand je dis qu'on est au temps du changement des promesses,  regardez ce qui est en train de se passer sur les retraites", prévient-il.

>> La liste des candidats aux législatives de juin 2012, circonscription par circonscription, sur le site dédié de l'Assemblée nationale