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Delphine Batho : "La France va prendre le tournant de l'économie verte"

le Vendredi 7 Septembre 2012 à 08:15
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La ministre de l'Ecologie, du Developpement Durable et de l'Energie était l'invité de France Info vendredi matin. Delphine Batho est revenue sur le maintien de la politique de réduction du nucléaire en France d'ici 2025, mais aussi sur la nécessité d'organiser la montée en puissance des énergies renouvelables. La ministre a également confirmé son soutien à Harlem Désir comme successeur à Martine Aubry au poste de Premier Secrétaire du Parti Socialiste.

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: Delphine Batho, ministre de l'Ecologie: " La France va prendre le tournant de l'économie verte... © FranceInfo

Le gouvernement serait il en train de revenir sur une taxe de 75% des hauts revenus ? Delphine Batho affime, elle, que l'engagement qui a été pris par François Hollande en faveur de la justice fiscale sera tenu, pour que l'effort de crise soit partagé. "Il y a un arbitrage du gouvernement pour examiner les modalités concrètes (...) On demande un effort plus important à ceux qui ont plus de moyens. Il s'agit des revenus qui sont au-delà de la part d'un million d'euros, donc cet engagement sera tenu et les modalités en seront présentées à la fin du mois de septembre, avec le projet de loi de finances".

Harlem Désir, un "rassembleur

Sur la candidature de Harlem Désir à la succession de Martine Aubry, Delphine Batho affirme partager le soutien déjà apporté par Manuel Valls à l'ancien  leader de S.O.S Racisme : "comme militante, à titre personnel, je pense que Harlem, que je connais depuis que j'étais adolescente quand j'ai commencé à militer, il fait partie des gens qui était pour moi une référence. Il avait montré lors de l'organisation des primaires socialistes, qu'il avait toutes les capacités d'un rassembleur ".

Objectif : baisse du prix de l'essence et promotion des véhicules du futur

Est-ce que se féliciter des prix à la pompe serait contradictoire dans l'optique d'une poilitique qui sortirait du "tout-essence" ? Delphine Batho n'oublie pas l'enjeu écologique majeur mais "notre devoir est aussi de protéger le pouvoir d'achat des français, pas de faire payer la crise écologique aux catégories populaires et moyennes. Donc l'intervention du gouvernement est sur deux fronts, sur l'immédiateté, pour soulager le pouvoir d'achat, et c'est en même temps un bonus écologique sur la voiture écologique, sur le véhicule du futur, hybride ou électrique. L'objectif : que les français, lorsqu'ils renouvellent leur véhicule, s'orientent vers un véhicule hybride ou éléctrique".

Réduire la facture énergétique des Français

De nombreuses annonces de mesures énergétiques, en dernier lieu celle sur la tarification progressive sur le gaz et l'electricité, ont semé le trouble : "l'objectif, c'est de réduire la facture énergétique des catégories moyennes et populaires, et le meilleur moyen de la réduire, c'est encore l'énergie qu'on ne consomme pas. D'où ce grand chantier, qui comprend un élément fondamental : la réforme des tarifs progressifs, une réforme révolutionnaire puisque si on consomme un volume normal d'énergie on aura un bonus, et si on surconsomme, il y aura un malus appliqué". Objectif : avoir des systèmes de bonus/ malus, qui incitent la production à se tourner vers des modes de développement et de consommation vertueux.

"Aujourd'hui, avoir un véhicule hybride, c'est à peu près 1.000 euros d'économie d'essence à l'année pour un trajet quotidien jusqu'à son travail" (Delphine Batho, ministre de l'Ecologie)

Où en est la taxe carbone ? Des discussions vont s'ouvrir, lors de la conférence environnementale prévue les 14 et 15 septembre prochain, sur la fiscalité écologique. Aujourd'hui, le but n'est pas de réactiver le projet de taxe carbone tel qu'il avait été prévu par le gouvernement Sarkozy ("une taxe injuste socialement et dont l'efficacité écologique était discutable" selon Delphine Batho). Une discussion est possible sur les outils fiscaux qui doivent inciter à des comportements vertueux en matière d'écologie : " la fiscalité est un outil de l'état mais pas le seul "

Alors que Photowatt mets la clé sous la porte, la filière du photovoltaïque s'inquiète: "L'instabilité permanente des règles organisées par le précédent gouvernement a profondément déstabilisé des entreprises et a conduit à supprimer des emplois", répond Delphine Batho. "La France va aujourd'hui prendre le tournant de l'économie verte : il y a la possibilité de créer des emplois en France, localisés, avec le travail sur les énergies renouvelables, l'éolien, les énergies marines, la méthanisation, la géothermie. C'est ça le chantier de la transition énergétique : organiser la montée en puissance des énergies renouvelables, pour favoriser les emplois sur le territoire français".

Par ailleurs, les récents problèmes rencontrés par l'usine de Fessenheim rappelle l'engagement pris par François Hollande : Delphine Batho confirme l'intention de la fermeture de l'endroit avant la fin du quinquennant,  pour en faire un site pilote dans le démantèlement. C'est aussi un enjeu industriel pour la France. "Fessenheim fermera le plus tôt possible, dans des conditions techniquement et socialement responsables, qui pourront garantir la reconversion du site et la reconversion des emplois, selon un calendrier précis".

Sur les récentes polémiques provoquées par les propos de Manuel Valls et de Delphine Batho à propos de la filière nucléaire déclarée comme "filière d'avenir" : pas d'étonnement de sa part, la trajectoire du gouvernement reste de réduire la part du nucléaire de 75 à 50% dans l'électricité.

"Nous continueront d'avoir besoin d'une part de nucléaire pour des questions de sécurité d'approvisionnement énergétique de la France" (Delphine Batho)

 

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
Quid des centrales nucléaires au Thorium, qui seraient infiniment plus sûres? Conduisons-nous des recherches? "Nous continueront d'avoir besoin d'une part de nucléaire pour des questions de sécurité d'approvisionnement énergétique de la France" "sécurité approvisionnement?" Ah bon? Je croyais qu'on allait fonctionner au solaire, à l'éolien, aux marées, aux hamsters en roue tournante - ah, non, ça n'est pas mentionné, pardon - ? Il y a donc risque qu'on nous vole le soleil, le vent et les vagues? Les rascales! Qui oserait?? Il n'y a tout simplement pas, à ce jour, d'énergie de substitution viable à grande échelle. Il faut regarder les choses en face, scientifiquement. Ca viendra peut-être. J'ai bien l'impression qu'on se propose de nous rouler - un peu plus - dans la farine. Je ne doute pas que cet engouement pour le renouvelable s'avère très profitable pour certaines entreprises et investisseurs copains comme cochon avec certain(e)s de nos dirigeants. Avec, dans les années à venir, quelques gros scandales du type Solyndra (aux USA)... Je me demande où les Allemands vont se procurer leur électricité. Il vont probablement nous l'acheter :)) "Aujourd'hui, avoir un véhicule hybride, c'est à peu près 1.000 euros d'économie d'essence à l'année pour un trajet quotidien jusqu'à son travail" Encore faudrait-il que ces véhicules soient abordables à l'achat pour des salariés émargeant à moins de 2000 euros par mois et présentent une autonomie décente. Si c'est pour être obligé d'acheter une seconde voiture pour les trajets plus éloignés et autres vacances (l n'est pas question de les supprimer, j'espère?), je ne vois pas l'intérêt. Évidemment, quand on a un salaire de Ministre...
Avatar de anonyme
Seren (anonyme) @ Seren (anonyme),
Hum, je me suis laissé emporté, j’embrayais déjà ;) sur le tout électrique! L'autonomie n'est pas un problème avec les hybrides puisqu'elles fonctionnent à l'essence, essentiellement.
Avatar de anonyme
j espere que les 900 terrains construits en logements sociaux seront respectueux de l ecologie autonomes en energie et concus pour le bien etre des residents...
Avatar de anonyme
vieuxpapou (anonyme),
Vieil ingenieur ayant commence sa carreire au fond d'une dangereuse mine de charbon et passe pas mal d'annees sur la prevention des pollutions des mers, des eaux souterraines et de l'air, je crois etre conscient des avantages et dangers et inconvenients de diverses energies et activites humaines. Je suis las de ce langage doctrinaire, populiste et irresponsable antinucleaire: "lobby", "infeodes", "refugies", "poudre aux yeux", "antidemocratie" et j'en passe. Tous les techniciens cherchent un optimum technique et economique, difficile a mettre au point. Quand donc les "Khmers Verts" de l'antinucleaire primaire cesseront-ils leurs imprecations et se consacreront-ils a definir un "mix" raisonnable? Leur aggessivite ne merite qu'une aggressivite egale en reaction. Je vois deja les insultes que mon commentaire va declencher. Mais elles ne feront pas avancer la recherche d'un compromis viable, ce que souhaite ce gouvernement, auquel on pourrait accorder au moins un minimum de respect afin de le juger sur ses resultats au lieu de lui faire un eternel proces d'intentions.
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