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Bernard Debré dit-il vrai sur les hôpitaux en France ?

le Mardi 23 Octobre 2012 à 05:50
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Le député UMP, médecin à l'hôpital Cochin à Paris, affirme qu'il y a "trop d'hôpitaux en France" et qu'ils sont "mal répartis"". Vrai ou faux ? Réponse ici.

Bernard Debré le 11 juin 2012 © Maxppp - PHOTOPQR/LE PARISIEN

Vrai sur la répartition  

Vrai en ce qui concerne la mauvaise répartition des hôpitaux en France. Emmanuel Vigneron, professeur d'aménagement sanitaire à l'Université de Montpellier le confirme sans hésiter. Pour lui, si le réseau des CHU, lancé par décret en 1958, est satisfaisant, en revanche, pour les autres établissements, c'est différent.

Héritage du passé

"Leur répartition résulte de très anciennes dispositions héritées de la révolution française et du 19eme siècle à une époque où la population était très également répartie en France. La population française n'est plus du tout répartie aujourd'hui comme elle l'était hier et ses besoins sont très différents ici et là", affirme Emmanuel Vigneron, avant de pointer qu'il "se passe quelque chose d'inquiétant dans notre pays, c'est que ceux qui sont loin, aux marges des territoires, dans les parties reculées, sont aussi souvent ceux qui ont le moins de moyens, les plus pauvres". Pour l'universitaire, il faut donc une réforme de la carte hospitalière, mais dans le même temps ne pas abandonner les territoires lointains.

Trop d'hôpitaux ?

La réponse est bien plus délicate car tout dépend ce qu'on appelle "hôpital". Il y a des hôpitaux sans chirurgie, sans maternité, sans urgences. Et à l'autre extrémité, les grands CHU. Au total la France compte 941 hôpitaux publics d'après les chiffres du ministère de la Santé au 31 décembre 2011.

Fusions

Ce qu'on sait, c'est qu'il y a eu des fusions d'établissements entre 1995 et 2010. 90 fusions au total d'après un rapport de l'IGAS, l'Inspection générale des affaires sociales.
Dans ce rapport sorti cet été, l'IGAS était d'ailleurs assez critique. Elle estimait que les fusions doivent rester rares car elles ne sont pas automatiquement synonymes d'économies. Pour l'IGAS, quand les établissements atteignent des échelles de 600 à 900 lits, il y a souvent plus d'inconvénients que d'avantages.

Plus de 6 lits pour 1.000 habitants

Afin d'avoir une idée de la densité hospitalière de la France, on peut la comparer à celle d'autres pays de l'OCDE en nombre de lits d'hôpitaux pour 1.000 habitants.
En 2010, la France se situait dans le haut du palmarès avec une moyenne de 6,4 lits. Reste qu'un bon nombre de pays étaient devant nous. Le Japon avec 13,6 lits, suivi de Corée du sud. En 3eme position, il y avait l'Allemagne, 8,3 lits.   
Derrière arrivaient l'Autriche, la Hongrie, la République tchèque, la Pologne, et enfin, la France à égalité avec la Belgique et la Slovaquie.
Dans le bas du classement, la Grande-Bretagne ne possédait que 3 lits pour 1.000 habitants, soit deux fois moins que la France.

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Vos réactions sur cette info
Avatar de anonyme
exacte mas pas de probleme quand cest pour les collègues de la finance
Avatar de anonyme
Vaste question à laquelle une réponse simple ne saurait être envisagée... un millier d'établissements publics de santé c'est une trentaine de CHU, 350 "hôpitaux locaux" (cette appellation n'existe plus depuis l'entrée en vigueur de la regrettable loi HPST mais elle est encore utilisée) qui sont devenus pour l'essentiel des établissements d'accueil pour personnes âgées tout en conservant une très faible activité sanitaire (des soins de suite, un peu de médecine de proximité, etc), et pour le reste il s'agit de centres hospitaliers de quelques centaines de lits à la fois tous différents et très semblables... Réformer l'existant sera difficile, tant les contraintes financières sont énormes, mais il est certain que certaines parties du territoire sont sous dotées et que d'autres sont sur dotées : les anglais sont-ils en moins bonne santé que nous ? les citoyens de l'écrasante majorité des pays non gavés de spécialités pharmaceutiques sont-ils en moins bonne santé que nous ? comment faire face à une catastrophe naturelle, à un carambolage, à une intoxication alimentaire collective si nous n'avons pas des équipements (et des équipes !) disponibles ? les questions sont innombrables et les réponses pas simples du tout...
Avatar de anonyme
christian Grand (anonyme) @ Greg (anonyme),
d'accord pour l'essentiel , la quantité est suffisante, mais la demographie médicale est en décalage avec les populations, rurales, la majotité des médecins est située au sud de la loire .. ou dans les grandes métropoles régionales à population riche, d'ou les déserts médicaux ,!!!! je ne vous souhaite pas un accident automobile grave dans le fin fond du cantal , de la creuse, du lot de la corrèze,ou de la dordogne; la fin serai fatale, faute d'hopital proche...
Avatar de anonyme
Que M? Debré nous parle aussi un peu de cet Hôpital en région parisienne qui nous coûte la peau des fesses et que même pas 50% des salles d'hop. sont utilisées...!!!!!!!!!! On paye un loyer exorbitant à Bouygues...... annuellement, plusieurs millions d'euros...!!!!!!